Publié dans Les livres qui apprennent

Le théorème du perroquet – Denis Guedj

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C’est l’histoire d’une famille recomposée de manière très originale, il y a Perrette l’employée-libraire, M. Ruche le propriétaire invalide, qui s’apparente au grand-père, Max, le fils de Perrette, sourd qui se révèle être son fis adoptif et les deux jumeaux dont la naissance est un mystère. Ces personnages originaux reçoivent deux cadeaux : la bibliothèque d’un ami de M. Ruche que l’on retrouve mort dans sa maison incendiée et un perroquet, rebaptisé Nofutur et sauvé de trafiquants par Max.

Bref, c’est un joyeux capharnaüm dans cette maisonnée. Ils se mettent en quête d’un mystère, Grosrouvre qui a envoyé la bibliothèque affirme avoir résolu la conjecture de Fermat, mais il n’a rien publié, il n’a laissé que deux lettres et des indices.

Clairement, il faut être curieux d’apprendre ou de revoir des notions mathématiques, allergiques aux maths : s’abstenir car vous ne tiendrez pas les 650 pages du roman. En effet, le récit alterne avec des exposés mathématiques, mis en scène, donc rien d’insurmontable à la lecture. On revoit avec les personnages : Thalès, Pythagore, Euclide, Archimède, Fermat, Euler…. et tous ceux qu’on ne connaît pas mais qui ont fait d’importantes découvertes. Ce n’est pas seulement leurs découvertes mais aussi leur personnalité, leur vie qu’on découvre.

C’est un ouvrage de vulgarisation très intéressant, bon l’intrigue se termine un peu en eau de boudin… Cela nous tient un peu en haleine… mais pas de grandes révélations à la fin, c’est même un peu abracadabrantesque. Bon, ce qu’il faut retenir c’est cette mise en scène sur les mathématiques, car on sent que c’est l’objectif de l’auteur, mettre en scène les mathématiciens, les faire connaître.

Autant dire que j’ai tout de même adoré ce roman, j’ai appris plein de choses intéressantes, il faut se concentrer un peu pour certaines démonstrations mais dans l’ensemble c’est assez plaisant de se souvenir de notions du collège et découvrir des enjeux intéressants.

A lire pour apprendre, pour les curieux qui ont envie d’élargir leur horizon !

Publié dans J'ai bien aimé

Fils d’Antigone – Irène Cohen-Janca

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Un récit court et intense. Il raconte Nat qui a perdu son père et qui s’oppose à sa famille entière et surtout sa mère. Il ne veut pas que son père soit incinéré.
Il en est convaincu, il ne sais quelle force l’anime, mais il le sent. Ce n’est pas la volonté de son père, il doit trouver les arguments. Il essaie tout ce qu’il peut, tout ce qui lui vient, il fait souffrir sa mère, il devient violent, l’ombre de lui-même. Mais il va finalement réussir d’une manière inattendue, le salut vient de Stella la petite amie, fidèle et soutien inconditionnel qui va l’aider dans sa quête.
C’est magnifiquement écrit, tout en pudeur. Le deuil d’un adolescent, ce n’est pas un sujet facile, c’est écrit d’une manière sensible, très fine. Pas de pathos, on n’est pas mal à l’aise face à cette douleur.
J’ai beaucoup aimé ce texte, la référence à Antigone très actuelle, la sensibilité du récit. Une belle lecture jeunesse. Peu de mots pour décrire ce que j’ai ressenti, mais celle-ci a été très riche.

A lire pour découvrir Antigone revisitée, pour lire une histoire familiale lourde de sens.

Publié dans J'ai adoré, Les classiques

La civilisation, ma mère !… Driss Chraïbi

51sm2bp2bshsl-_sx210_J’en ai entendu beaucoup parlé mais je ne l’avais jamais lu. Il devient un classique, j’ai décidé de le découvrir.

Un roman qui se divise en deux parties, deux points de vue sur un même personnage : la mère de deux jeunes garçons. La première partie correspond à celle de l’enfance, de l’adolescence de Driss où il décrit sa mère, elle aussi d’une certaine manière est en train de naître et de découvrir la vie. On la décrit comme une femme soumise, qui ne sort jamais, complètement naïve, qui ne connaît pas le monde qui l’entoure, qui ne connaît pas son propre pays. Les deux garçons vont la faire sortir de cette prison.

La deuxième partie c’est une renaissance, ou plutôt la vie enfin découverte. Najib, le deuxième fils accompagne sa mère, veut la protéger dans ce qu’elle entreprend. La mère n’est plus la femme de… ou la mère de … comme son pays, elle veut gagner son indépendance. Elle devient femme à part entière, une émancipation.

Le roman est donc partitionné ainsi, deux moments, deux vies en une. C’est d’une part très intéressant psychologiquement de se plonger dans la vie de cette femme, singulière, avec sa personnalité propre mais qui est aussi l’exemple, la voix de toutes les autres femmes. Elle aspire d’ailleurs à un élan commun des autres femmes jusqu’à les éduquer elle-même, après avoir reçu une éducation qu’elle n’avait jamais eue. Et culturellement, c’est intéressant de se trouver dans une autre époque, dans les années 30 puis pendant la guerre. Et tout le long, le récit a en germe le désir d’indépendance du pays, la relation aux Européens, une sorte d’amour et haine à la fois. Une haine de l’étranger, celui qui se sert du peuple pour l’exploiter, le sacrifier à la guerre et au cours du roman une admiration quant à l’émancipation, la culture accessible à tous. La mère qui rejette l’Europe au début du roman veut la découvrir à la fin, elle a soif d’apprendre.

Et pourtant dans le roman, le monde existe finalement très peu, les autres sont peu présents, à part un soldat, les autres sont des entités : les femmes au téléphone, les copains du fils, les ouvriers du père. On a presque affaire à un huis-clos familial, tout se passe dans la maison, lieu central, lieu de l’enfermement, mais lieu de la complicité, du secret, le lieu de l’information par la radio et le téléphone.

Un beau message que ce livre, un récit féministe, un roman d’amour d’une mère, d’une femme qui découvre son pays le monde.

Publié dans Les livres qui font du bien

Le rouge vif de la rhubarbe – Audur Ava Olafdottir

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C’est l’histoire d’une jeune fille en Islande qui ne peut compter que sur sa force de caractère et son imaginaire. Peu importe où précisément, à quelle époque aussi, en entrant dans le roman, on arrive dans un autre monde, une bulle hors de l’espace temps.

Agustina a un rêve : gravir la Montagne, alors qu’elle est invalide. Un véritable défi, défi qu’elle relève chaque jour en vivant dans un monde hostile. D’une part par la météorologie, les tempêtes, la durée du jour et de la nuit, d’autre part la famille, sa mère est très loin, scientifique, à l’autre bout du monde, son père elle ne le connaît pas. Elle semble grandir seule, même si Agustina est entourée de personnes bienveillantes, elle fait aussi des rencontres qui bouleversent sa routine, qui vont lui permettre de voir le monde sous un jour nouveau.

Son refuge, c’est le jardin, le coin de rhubarbe… Et c’est par là qu’entre la poésie dans  le roman. C’est ce que j’ai adoré dans ce roman, cette tranquillité, cet instant de grâce. Pendant cette lecture, j’ai vraiment eu l’impression d’entrer dans une bulle de fraîcheur, beaucoup de calme, de poésie émanent de ce roman. L’écriture est vraiment plaisante, beaucoup de douceur.

La nature et les personnages sont intimement liés, c’est ainsi qu’intervient la rhubarbe, comme une sorte de métaphore, résistante, seule plante à pousser dans ce coin. Seule distraction aussi dans la vie de ces personnages, toute la vie est tournée autour de la rhubarbe : cueillir, réaliser des confitures, les distribuer… Un autre monde en effet, ce qui permet de relier les gens dans le quartier, un moment où l’on se retrouve et la convivialité et prendre le temps de faire les choses c’est assez rare aujourd’hui. Je dirai donc que c’est un roman qui fait du bien, on prend le temps de rêver avec la jeune fille.

Un roman à lire pour se détendre, pour rêver ailleurs.

 

 

 

Publié dans Les livres qui marquent

Eldorado – Laurent Gaudé

cvt_eldorado_3176Après une expérience concluante avec La mort du roi Tsongor, je renouvelle ma lecture de cet auteur. Je suis de nouveau sous le charme.

Eldorado c’est l’histoire de Salvatore, commandant italien d’une frégate en Sicile, près de Lampedusa, chargé de repêcher les embarcations de fortune des migrants qui veulent passer la Méditerranée et s’installer en Europe pour fuir un quotidien difficile et découvrir un monde meilleur. Mais c’est aussi l’histoire de Soleiman qui quitte le Soudan pour l’Europe avec son frère. Un roman à deux voix, deux côtés du continent, deux points de vue sur l’Europe très différents.

Un roman écrit, il y a dix ans maintenant, mais si actuel. Un éclairage sur la volonté des migrants à arriver en Europe, à quitter ce qu’ils ont de plus chers pour devenir des personnes sans noms, sans histoires, une fois qu’ils ont quittés leur ville. C’est si dur, si cruel et si vrai. De l’autre côté, un commandant italien, qui obéit aux ordres, qui recueille les migrants en mer, mais qui ne peut rien pour eux, une fois accueillis sur le bateau, les migrants sont renvoyés. Et combien de morts ? Un traitement inhumain dont personne ne s’indigne.

Je trouve une fois de plus que l’écriture est très juste, des phrases puissantes, un choc à la lecture devant des images terribles, des personnages très forts. Je trouve que l’écriture est aussi très poétique, le récit est aussi plein d’espoir. Tout réside dans l’humain, la volonté des hommes contre l’ordre établi, la conviction que tout ira mieux, un jour, ailleurs…

Un livre à lire qui colle à l’actualité, sensible, criant de vérité.

 

Publié dans J'ai adoré, Les livres qui apprennent

Deux remords de Claude Monet – Michel Bernard

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L’histoire de Claude Monet évidemment mais pas seulement c’est aussi celle de Bazille, de l’amitié de peintres: des impressionnistes. Il ne s’agit pas de l’âge d’or, cela vient bien après. Un roman qui parle des galères, de la pauvreté même, mais aussi de l’amour. L’amour pour Camille, mais plus touchant l’amour de Bazille, la tendresse du peintre pour son ami méridional.
Le roman commence ainsi sur la mort du jeune peintre, qui s’est sacrifié pour la France. Et c’est cela que va retenir Monet. La guerre va le marquer profondément et la perte de son ami le hanter. Il va œuvrer pour qu’il ne soit jamais oublié.
C’est cela que j’ai apprécié dans le roman, je l’ai trouvé très touchant. L’auteur n’en fait pas trop dans le pathos. On a l’impression d’avoir un témoignage sincère du peintre. Dans la peau du peintre, on parcourt sa vie jusqu’à sa mort et son amitié avec Clemenceau.
Alors évidemment on apprend pleins de choses, rien de révolutionnaire mais c’est toujours intéressant de se plonger dans la vie du peintre, de connaître certains détails de sa vie.
J’ai adoré me plonger dans cette lecture, une jolie lecture, calme et savoureuse.

Publié dans Je n'ai pas pu le terminer

Le garçon – Marcus Malte

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Je me suis laissée tentée par ce roman aux critiques élogieuses, un prix Femina pour m’embarquer dans ce roman.

Un roman qui débute sur le portrait d’un garçon et sa mère qui vivent à l’écart loin des hommes. Le garçon ne parle pas. Sa mère meurt, il le sent, il doit partir. Il va découvrir le monde, la société en ce début de XXe siècle.

J’ai adoré le début, l’écriture si particulière, ce garçon qui ne parle pas, ses rencontres surprenantes. Puis au fur et à mesure, je me suis lassée, mon intérêt n’a fait que décroître. Jusqu’à l’abandon.

Je reconnais à ce roman beaucoup de qualités, j’ai beaucoup aimé les chapitres qui traitent de l’Histoire, traités de manière particulière, avec beaucoup de dérision et de recul de ce fait sur la situation. L’écriture est sublime, il faut bien le dire, toute en images douces et parfois percutantes. Il va m’en rester de bons souvenirs mais je n’aurai pas été au bout, j’y reviendrais peut-être. La rencontre ne s’est pas faite mais je sais qu’il a beaucoup de lecteurs enthousiastes.

 

Publié dans Les livres qui marquent

Un paquebot dans les arbres – Valentine Goby

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Mathilde revient sur les lieux qui ont marqué son adolescence et sa jeune vie d’adulte émancipée, elle se souvient. Elle se souvient de Paulot, son père, centre de toutes les attentions au village, jusqu’au jour où Paulot soit atteint de tuberculose. Il est envoyé à Aincourt, puis sa mère et là c’est le drame, la famille se délite complètement.

Les assistantes sociales, la ruine, la pauvreté, la faim tout ce que Mathilde va connaître seule, elle va lutter envers et contre tous pour retrouver la sérénité familiale, elle va y croire, elle va s’user, elle, la petite fille invisible, elle va devenir le pilier de la famille.
On suit ainsi Mathilde dans sa quête du bonheur, pendant les Trente Glorieuses, il y a pourtant des oubliés, des familles qui ne verront pas la France prospérer. Mathilde est dans son village, elle tente de s’échapper de ce carcan, prise dans un étau, quitter ce village de la honte et c’est à la fois l’endroit de la maison, de l’ancre, où tout vous ramène.

C’est un très beau roman, une écriture simple et puissante à la fois. C’est aussi très poétique, j’ai beaucoup aimé le chapitre de la « fille étymologique ». Ce n’est pas forcément le plus facile mais c’est aussi beau et plein de force et d’espoir. Le sujet est difficile, on ne rit pas, les drames s’enchaînent, mais le roman est plein de tendresse. Cette jeune fille toujours debout est tellement forte, qu’on veut la suivre, qu’on y croit pour elle, qu’on se dit qu’elle va y arriver. Pas de pathos, parce que justement cette jeune fille ne joue jamais les misérabilistes, elle a sa fierté, quelle leçon de vie ! Le lecteur tranquillement plongé dans sa lecture ne connaîtra peut-être pas autant de difficultés dans sa vie, mais cette jeune fille est une force de la nature, un exemple à suivre. Se dire qu’il y a une solution à tout.

C’est émouvant aussi cet amour que Mathilde porte à son père, cet amour de la famille quitte à oublier sa vie personnelle. Pendant ce temps Mathilde ne vit pas vraiment, elle survit. On apprend aussi beaucoup sur la manière de traiter les malades de la tuberculose, la Sécurité Sociale qui fait ses débuts, la guerre d’Algérie en arrière-plan.

Un roman magnifique, fort, émouvant et tendre.

Publié dans Les livres qui font du bien

Elizabeth et son jardin allemand – Elizabeth Von Arnim

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C’est l’histoire d’une mère de famille anglaise mariée à un allemand, elle réside dans une demeure au nord de l’Allemagne, dont le principal atout est jardin.
Excentricité ou passion envahissante ? Question de point de vue.
Ce roman traite de différentes choses, la vie d’une mère de famille, isolée dans sa demeure, mais qu’on ne s’y trompe pas Elisabeth adore la solitude, elle aime également ses trois filles espiègles, innocentes et naïves. Outre les liens d’une mère envers ses enfants, on y voit aussi les liens qui unissent Elisabeth et son mari l’Homme de Colère , qui en dit long sur la relation qui les unit. Elle fait le portrait d’un homme qui semble avoir peu d’estime pour les femmes, témoignage de la condition féminine au XIXe siècle.
Mais pour Elisabeth, rien ne compte autant que le jardin, l’amour des fleurs, le pari de faire pousser des rose-thé hors des serres. Une obsession pour elle, des erreurs nombreuses, quitte à passer pour une excentrique, cette lubie lui coûte beaucoup mais c’est en quelque sorte sa revanche sur son mari, la société, un pied de nez à tous. Et c’est là que se trouve son bonheur.
Bonheur quelque peu troublé par l’arrivée de deux amies qui vont cependant égayer les soirées de conversations animées, drolatiques.
J’avais adoré Avril enchanté, pour cette insouciance, ce calme et cette quiétude qu’on peut trouver dans un jardin, un vrai havre de paix. On retrouve les ingrédients magiques, c’est doux, même l’hiver fait envie dans ce lieu. On respire avec Elisabeth les fleurs de son jardin, on contemple avec ravissement les harmonies de couleurs, qu’on soit amateur de jardin ou non, on admire cet endroit.
A lire pour se délasser au soleil et savourer un instant de bonheur.

Publié dans J'ai adoré

La maison des hautes falaises – Karren Viggers

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C’est l’histoire de Lex, qui achète une maison, éloignée de la ville, dans un village, sur une falaise avec une vieille femme pour voisine, qui a un paon comme animal de compagnie. Il rencontre une jeune femme dans le village : Callista, elle aussi a été blessée par la vie. De leur rencontre naît un amour fulgurant, cependant les deux adultes sont trop blessés pour se comprendre et pour s’aimer librement.
Au départ, on pense à une romance, tout semble concorder vers une fin heureuse, mais le roman est plus long, plus complexe. Il ne s’agit pas seulement d’une histoire d’amour, à ce sujet se greffe d’autres sujets. Ce roman, c’est la vie en communauté, dans un village, les rapports familiaux, les secrets, la vie de couple, ce que l’on montre et ce que l’on garde caché. Tout ceci fait qu’on a bien plus d’une romance. Un vrai roman sur la vie , sur sa complexité.
Et le clou du spectacle arrive quand une baleine s’échoue sur une plage, nos deux héros vont affronter ensemble une nouvelle épreuve décisive. Ce moment est très documenté, très précis, tous les enjeux d’un sauvetage de baleine, sa complexité, notre orgueil d’humain, en fait c’est cela qui est intéressant, au-delà de l’histoire, on peut dire qu’il y a de la philosophie, une réflexion profonde sur nos décisions, nos motivations, la nature humaine.
C’est vraiment étonnant comme ce roman est riche, comme il nous surprend. Les paysages décrits semblent époustouflants, on change régulièrement d’ambiance, de la mer, on passe à la campagne australienne. Ces changements de décor reflètent également les événements surprenants qui attendent le lecteur au détour d’une page.
Le roman est assez lent, le lecteur prend le temps de respirer le grand air des paysages, mais on ne s’ennuie pas du tout.
Un roman dépaysant et intéressant, on se retrouve spectateur dans ce village et dans cette maison à l’histoire particulière.