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La mémoire des embruns – Karen Viggers

51w92bv2bkthl-_sx210_La mémoire des embruns de Karen Viggers, Le livre de poche. Je réitère la lecture de cette autrice, après La maison des hautes falaises, que j’avais beaucoup apprécié, j’ai eu plaisir à me replonger dans l’univers de Karen Viggers. 

C’est l’histoire de Mary, une femme âgée, qui sent la fin venir et qui après avoir reçu la visite d’un homme mystérieux revient sur les lieux où elle a vécu. Elle a eu une vie un peu particulière dans un phare avec son mari et ses trois enfants. Suite à une rencontre avec le garde du coin, elle commence à se confier et entre les rêves qu’elle fait, hantée par son passé, on découvre petit à petit sa vie et les épreuves qu’elle a traversée. 

Les personnages sont vraiment intéressants, d’une complexité certaine, Mary est tiraillée toute sa vie, sa jeunesse contrariée et sa vie rangée de femme mariée, la volonté de révéler un secret et la volonté de le taire par respect. Dans cette histoire, elle n’est pas seule, car évidemment le secret qu’elle garde, atteint ses enfants, inquiets par cette retraite sur une île, à son âge, alors qu’elle devrait avoir une aide médicalisée. L’autre personnage important c’est son fils, qui a du mal à construire une vie banale, après une expédition en antarctique qui le marque à jamais. Un homme solitaire, peu sûr de lui, il a beaucoup de mal à trouver l’amour et sa vie ne semble que remise en question jusqu’à ce qu’enfin, il réalise ce qui est le plus important pour lui. 

C’est un roman dans lequel on se laisse facilement embarquer, l’ambiance est absolument fantastique, le phare, les embruns, le vent, on s’y croirait presque. Tout semble propice à une vie secrète, retirée sur une île, loin de tout. Ce roman m’a rappelé la lecture de Une vie entre deux océans, que j’avais beaucoup apprécié également, beaucoup plus dramatique que La mémoire des embruns, mais on retrouve cette ambiance feutrée, cette vie isolée dans le phare qui pousse à taire les secrets, propice à une vie particulière. 

Au niveau du style, c’est assez classique, une alternance des points de vue entre les différents personnages. Rien de bien révolutionnaire, mais le tout fonctionne merveilleusement bien et je l’ai vraiment lu avec plaisir et avec cette petite pointe de mystère sur le secret de famille qui se révèle au fur et à mesure.

A lire pour découvrir une île et des personnages authentiques, remplis de contradictions et une histoire familiale particulière. 

 

 

 

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Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano

cvt_ta-deuxieme-vie-commence-quand-tu-comprends-que-tu_1276L’histoire c’est celle d’une femme qui n’est pas loin du burn-out lorsque sa voiture tombe en panne, qu’elle rencontre un couple charmant qui la réconforte. Elle prend alors conscience de sa vie qui prend un tour qui lui déplaît où elle a l’impression de s’éloigner de ceux qu’elle aime.

La rencontre qu’elle fait est déterminante car l’homme lui révèle être « routinologue » et lui propose de prendre sa vie en main. Etape par étape elle va se débarrasser de ce tout ce qui lui nuit, ce qui l’empêche d’être simplement heureuse.

Ce livre est vraiment à mi-chemin entre le roman et le livre de développement personnel. L’histoire n’est qu’un prétexte, un support pour présenter des méthodes pour se fixer des objectifs, pour résoudre des conflits. Bref chaque chapitre, comporte un nouveau conseil, une nouvelle habitude à adopter. Et petit à petit changer sa vie, le personnage principal se métamorphose à grands pas devant nos yeux, un peu trop beau pour être vrai… Mais ce n’est qu’un roman.

Mon avis personnel, c’est qu’il ne faut pas lire ce livre pour l’histoire, car elle est assez banale, les personnages principaux n’ont pas de spécificités propres, ils correspondent plutôt à ce que j’appellerai des types : la femme mariée qui s’ennuie, le mari pépère qui se laisse vivre, l’enfant un peu hyperactif qui ne demande qu’à jouer… Le but étant je pense que tout le monde puisse se retrouver dans ces personnages. Il s’agit plutôt de dépeindre la société contemporaine et de remettre en cause notre manière de vivre.

Au lieu de lire un livre de développement personnel pur, on a donc une petite mise en scène mais au final cela revient au même. J’avais lu beaucoup de critiques positives sur ce roman, de plus il est très populaire. Mais sincèrement, il ne m’a pas touchée. Il est rempli de conseils, pourquoi pas ? Certains conseils sont intéressants mais de là à révolutionner mon regard sur la vie. Le roman ne m’a pas bouleversée. Je l’ai lu assez rapidement, avec plaisir car j’ai trouvé la lecture légère, idéale pour l’été sur la plage. Je ne suis pas très livre de développement personnel, car cela m’agace un peu cette manière de vous dire comment vivre plus heureux, un véritable engouement auquel je n’adhère pas vraiment, en terme de littérature, j’entends. Chacun peut y trouver son compte, mais je pense qu’il ne faut pas trop en attendre non plus, cela dépendra vraiment de chacun, de sa sensibilité au développement personnel. Je ne recherche pas cela dans un roman, je cherche à m’évader, j’ai eu l’occasion de lire ce roman, ce fut une découverte intéressante mais je ne me lancerai pas dans l’autre roman de l’auteure.

Donc un roman optimiste, à lire pour se détendre, glaner quelques conseils, pour préparer la rentrée peut-être. Sans prise de tête.

 

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Maman a tort – Michel Bussi

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L’histoire : Malone un petit garçon de trois ans et demi, plutôt avancé pour son âge, révèle au psychologue scolaire que sa mère n’est pas sa vraie mère. Son histoire semble assez abracadabrante, personne ne semble le croire sauf ce psychologue qui recherche de l’aide auprès de la commandante Marianne Augresse. Cette dernière est empêtrée dans une affaire de braquage qu’elle n’arrive pas à clore tant que le suspect principal est en cavale. Elle va cependant écouter l’histoire de ce psychologue et effectuer des recherches très superficielles au début, jusqu’à ce que tout s’enchaîne et les événements prennent un tour plus dramatiques.

J’ai adoré cette histoire, elle commence sur un mystère qui ne fait que s’épaissir, c’est là tout le talent de Michel Bussi, il nous fait tourner les pages afin d’en découvrir plus et à chaque fois on a envie d’en savoir plus car l’auteur nous laisse toujours sur notre faim, sur un indice qui donne envie d’aller plus loin. Une lecture très divertissante, très prenante. Plus le roman avance moins on a envie de le lâcher.

J’ai déjà lu Les Nymphéas noirs, Un avion sans elle, Mourir en Seine de l’auteur et j’ai retrouvé ce que l’apprécie beaucoup dans ses romans, c’est que tout est lié, rien n’est laissé au hasard, les éléments histoires sont reliées d’une manière entre elles assez inattendues. Car connaissant l’auteur, on attend évident le piège, on le renifle mais on se fait berner comme les personnages du roman. C’est ce que j’apprécie dans ce roman, cette manière de nous balader tout au long de l’histoire. Mon petit moins, c’est l’épilogue, je l’ai trouvé un peu trop gros, les caractères des personnages sont parfois un peu trop grossiers, c’est souvent la caractéristique des policiers, ils ont plus ou moins toujours les mêmes défauts, les inadaptés de l’amour et je trouve qu’en l’occurrence, cela n’apporte pas grand-chose, je ne dirai pas que c’est inutile car le désir d’enfant de la commandante correspond à la thématique du roman, en tout cas c’est ce qui m’a le moins intéressé.

A lire pour embarquer dans une enquête sur les chapeaux de roue.

Publié dans Les polars, les thrillers

Brasiers – Derek Nikitas

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Brasiers de Derek Nikitas, c’est l’histoire d’une jeune fille Lou qui assiste à la mort violente de son père sur un parking. Une mort aussi violente qu’inattendue, une enquête s’ouvre alors et un contre la montre aussi car c’est un tourbillon infernal dans lequel va tomber Lou. Son seul secours, c’est l’enquêtrice Greta qui va pouvoir l’aider et la sauver.

C’est un roman très noir, on va de rebondissements en révélations, les portraits se croisent, plus Lou apprend sur la mort de son père, plus sa vie devient un véritable enfer. Cela devient même insoutenable. C’est un roman très noir comme je n’en ai pas lu depuis longtemps. Mais ce n’est pas forcément ce qui rend le roman attrayant, car certains aspects m’ont un peu déplu. En effet quelques petites touches mystérieuses, fantastiques essaiment le roman pour guider Lou dans sa découverte de la vérité mais cela rend le tout un peu invraisemblable. De même lorsque Lou est myope, sans ses lunettes et semble voir tout de même par quelques fulgurances que je n’ai pas trouvées du tout éclairantes mais plutôt agaçantes.

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas lu de thriller, je l’ai plutôt apprécié mais je l’ai lu avec des interruptions importantes. Je n’ai pas trouvé ce que je cherchais dans un thriller, c’est-à-dire un roman qu’on ne lâche pas. A mon goût certains éléments me semblent surréalistes, d’autres aspects m’on plu car au moins l’auteur ne fait pas dans la demi-mesure, c’est donc un roman assez dur. La mort, le sang et les blessures sont au rendez-vous, il faut avoir le cœur bien accroché.

C’est une lecture que j’ai faite il y a un mois, je ne suis pas très bavarde sur ce roman car finalement il ne m’a autant apporté à part le plaisir de la lecture sur le moment, je n’en retiens que peu de choses.

Une lecture en demi-teinte pour ce roman, mais pour les amateurs de thriller, à lire pour frissonner.

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Challenge de l’été – Bilan intermédiaire

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Saefiel organise pour la 5e année Le challenge de l’été, inscription et règlement du challenge ici. Un groupe Facebook permet de partager ses lectures, son avancée. groupe Facebook

Mon bilan intermédiaire au 9 juillet, après 15 jours de challenge : j’ai lu 4 livres, tout se déroule bien pour le moment. 2 livres par semaine, c’est un bon rythme de croisière. Certaines de mes lectures seront plus courtes que d’autres, donc je devrai pouvoir avancer pas mal au mois de juillet.

Voici ma liste de livres à lire :

  1. L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert
  2. Jules – Didier van Cauwelaert
  3. La mémoire des embruns – Karen Viggers
  4. Le fil des souvenirs – Victoria Hislop
  5. Brasiers – Derek Nikitas
  6. La maîtresse des épices – Chitra Banerjee Divakaruni
  7. La rivière noire – Arnaldur Indriðason
  8. La cité des Jarres – Arnaldur Indriðason
  9. La pelouse de Camomille – Mary Wesley
  10. Pour l’amour d’une île – Armelle Guilcher
  11. L’attente de l’aube – William Boyd
  12. Rien n’est trop beau – Rona Jaffe
  13. La part de l’aube – Eric Marchal
  14. Eté – Mons Kallentoft
  15. Amours – Léonor de Recondo
  16. Le roi n’a pas sommeil – Cécile Coulon
  17. Maman a tort – Michel Bussi
  18. Avant toi – Jojo Moyes
  19. Juste avant le bonheur – Agnès Ledig
  20. Ta deuxième vie commence quand tu comprends que n’es as qu’une – Raphaëlle Giordano

 

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La pelouse de camomille – Mary Wesley

10739_806750.pjpegLa pelouse de camomille c’est l’histoire de Calypso, Polly, Sophy, Oliver et Walter qui se retrouvent comme chaque été pour profiter de la maison de leur oncle et tante Helena et Richard dans les Cornouailles, ils y retrouvent les jumeaux, amis du village. Tous apprécient le charme du paysage et quel plaisir de se retrouver pour discuter sur cette pelouse qui fleure bon la camomille. C’est un moment d’insouciance et de liberté, car la guerre approche et va à jamais rompre le charme de ces instants.

Pourtant la vie continue, on va retrouver nos héros entre les Cornouailles et les bombardements londoniens, ils vont essayer de vivre, de survivre et surtout de se construire chacun devenant des adultes. C’est un roman rafraîchissant car les personnages sont loin des conventions britanniques, ils sont pleins de vie et comptent bien en profiter, ils sont volages, peu sérieux mais pourtant ils font des choix qui vont souvent transformer leur vie.

Ce sont des personnages attachants et le roman présente le tout comme une saga familiale et historique, la guerre est en arrière fond et on pourrait presque dire que le thème est traité avec beaucoup de légèreté, malgré quelques piqûres de rappel qui ramènent les personnages mais surtout le lecteur à la réalité de l’époque. La narration oscille entre le passé des années 39-45 et le temps présent de la narration environ trente ans plus tard où le lecteur découvre peu à peu quels choix les personnages ont faits, quelle vie ils ont menée. C’est d’ailleurs parfois assez triste de voir comment certains passent à côté de leur vie, d’autres assument complètement leurs choix, mais d’une certaine manière tout le monde a des comptes à rendre, et la vie laisse des traces : amertume, secrets, non-dits, amour aussi et heureusement.

C’est donc un roman résolument optimiste, l’écriture est légère, il ne faut pas chercher les conventions dans ce roman, il n’y en a pas, d’ailleurs cela permet de lire un roman très frais, idéal pour déconnecter, pour se laisser surprendre par l’auteur, car elle réserve au lecteur des rebondissements toujours inédits au fil du roman. Le tout n’en reste pas moins touchant.

A lire pour déconnecter, pour retrouver un monde libre, faisant fi des préjugés, où l’idéal de vie est l’insouciance.

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Le roi n’a pas sommeil – Cécile Coulon

cvt_le-roi-na-pas-sommeil_7099 Je continue ma découverte de cette auteure, après Le cœur du Pélican, je continue avec Le roi n’a pas sommeil, un roman récompensé par le Prix Mauvais Genres France Culture en 2012. J’ai beaucoup entendu parler de Trois saisons d’orage, alors j’ai décidé de me lancer avec deux livres, et autant le dire tout de suite, je relirai cette auteure.

L’histoire, c’est celle de la famille Hogan, William qui travaille toute la journée, Mary, sa femme qui l’attend à la maison puis quelques années après leur mariage arrive leur fils Thomas. On revient sur le passé de cette famille pour comprendre pourquoi et quand tout a basculé dans cette famille, jusqu’au drame qu’on perçoit dès le début.

Pas de grand rebondissement dans ce roman, c’est essentiellement un livre d’ambiance, pesante parfois, lourde, cette famille est un peu hors norme, les hommes notamment ont un côté sombre, une âme très noire contre laquelle ils tentent tant bien que mal de lutter. Ce qui fait le sel de ce roman, c’est justement l’atmosphère. Tout commence avec la description de la maison et de la propriété dans la forêt. Lieu qui ne peut être anodin, qui cache beaucoup de mystères, qui crée dans l’inconscient du lecteur une atmosphère particulière. Le portrait des personnages vient compléter le tableau, beaucoup de comparaisons avec les animaux, pour les deux personnages principaux.

On s’y croirait, j’ai été transporté dans ce village, dans cette maison au cœur de la forêt, on croit que tout pourrait s’arranger à tout moment, mais dès le début on sait comment cela finira, on s’attend au pire. Tout le roman est construit autour de cette tension. A la fin, on est presque soulagé, car plus le roman avançait plus je m’attendais à un dénouement terrible. Alors, il l’est mais il n’est pas celui auquel je m’étais préparé. De ce fait je n’ai pas lâché le roman, je l’ai lu en vingt quatre heures…

Le lecteur est pris dans cette famille qui ne peut échapper à un destin terrible malgré tous les efforts de la mère. Cela pourrait être le message du roman : une tragédie contemporaine, ce n’est pas juste une histoire familiale, je trouve qu’on assiste à une véritable confrontation entre notre part sombre et de lumière, bien évidemment poussé à l’extrême dans le roman, mais je trouve que le roman sert de catharsis au lecteur, de purification, une manière de se dire qu’on peut céder facilement à ce qu’il y a de plus noir en nous, que l’on peut tenter de lutter, mais qu’échapper à ce que l’on est ce n’est pas si facile.

J’ai adoré ce roman pour son ambiance, pour ce qu’il avait selon moi comme message à délivrer. Une écriture que je trouve toujours autant travaillée et aussi riche que lors de ma première lecture de l’auteur.

 

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Amours – Léonor de Recondo

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Voilà, c’est fait, j’avais tellement envie de découvrir cette auteure, que j’en ai lu deux presque à la suite. Je suis enchantée par cette découverte.

Amours c’est l’histoire d’une maison où vivent Anselme et Victoire, jeune couple du début du XXe siècle, qui n’arrive pas à avoir d’enfant. Et dans les étages, vit la bonne Céleste que Monsieur visite certains soirs, bien évidemment c’est elle qui va tomber enceinte. Le renvoi est certain, mais l’enfant sera le fils de la famille tant attendu pour prendre la relève. Mais Victoire ne ressent pas d’amour pour cet enfant qui commence à se laisser dépérir, Céleste, reprend donc les choses en main pour sauver son garçon. De cet événement et cette volonté va enfin surgir l’amour dans cette maison.

Un roman surprenant, je suis allée de rebondissement en rebondissement, le rythme n’est pas haletant mais les événements s’enchaînent et prennent une tournure que le lecteur n’attendait pas. Je ne suis pas habituée à commenter le titre du roman, mais je trouve que celui-ci est particulièrement bien choisi. Je m’attendais à quelque chose d’un peu mièvre avec un titre pareil, mais au contraire, le roman est bien plus puissant. Il décrit à la fois l’amour maternel, conjugal, la passion, la fidélité, les apparences d’un couple, la réalité de l’amour, les trahisons. Différentes manières d’aimer se trouvent dans ce roman et cela décrit avec justesse, sans jugement. Par exemple, je prends le cas de l’amour maternel, ce sentiment qu’on dit inné, pour Céleste qui vient d’accoucher et qui donne son enfant, c’est un sentiment qu’elle n’a pas de suite, Victoire va à son tour éprouver cet amour, alors que ce garçon n’est pas le sien. Bref, c’est assez complexe, et de ce fait, je trouve cela bien plus réaliste et moins convenu que ce que l’on peut lire.

Le roman se lit très facilement, l’écriture fluide de Pietra Viva se retrouve ici. En revanche, je trouve que dans celui-ci, le message est bien plus fort, que le roman est bien plus puissant et tragique. J’ai beaucoup aimé, j’ai avalé les pages de plus en plus vite. Le roman traite aussi de la féminité, du corps que l’on n’expose pas à tout va, au début du XXe siècle, les femmes se découvrent, commencent à s’émanciper, à vivre pour elles-mêmes, on est très loin d’une libération mais on sort du XIXe siècle, un air de renouveau souffle. Un très beau roman.

A lire pour découvrir de véritables histoires d’amours au début du XXe siècle.

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Challenge de l’été 2017

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Saefiel organise pour la 5e année Le challenge de l’été, inscription et règlement du challenge ici. Un groupe Facebook permet de partager ses lectures, son avancée. groupe facebook

Je ne suis pas très challenge, j’aime suivre mon rythme de lecture, je n’aime pas qu’on m’impose des titres ou des genres, en général cela me coupe l’herbe sous le pied. Je n’aime pas lire sous la contrainte. Pourquoi celui-ci alors ?

Il est vraiment très peu contraignant, j’ai une liste de livres à lire et on fait ce qu’on peut, on peut se fixer un objectif, le dépasser, s’adapter… C’est ce qui me plaît. Je vise donc le trophée du surfeur livresque avec 20 livres. Rendez-vous le 21 septembre pour faire le bilan.

Voici ma liste de livres à lire :

  1. L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert
  2. Jules – Didier van Cauwelaert
  3. La mémoire des embruns – Karen Viggers
  4. Le fil des souvenirs – Victoria Hislop
  5. Brasiers – Derek Nikitas
  6. La maîtresse des épices – Chitra Banerjee Divakaruni 
  7. La rivière noire – Arnaldur Indriðason 
  8. La cité des Jarres – Arnaldur Indriðason 
  9. La pelouse de Camomille – Mary Wesley
  10. Pour l’amour d’une île – Armelle Guilcher
  11. L’attente de l’aube – William Boyd
  12. Rien n’est trop beau – Rona Jaffe
  13. La part de l’aube – Eric Marchal
  14. Eté – Mons Kallentoft
  15. Amours – Léonor de Recondo
  16. Le roi n’a pas sommeil – Cécile Coulon
  17. Maman a tort – Michel Bussi
  18. Avant toi – Jojo Moyes
  19. Juste avant le bonheur – Agnès Ledig
  20. Ta deuxième vie commence quand tu comprends que n’es as qu’une – Raphaëlle Giordano

 

  • Le 26 juin, le challenge ayant commencé le 21 juin, j’ai déjà lu deux livres.
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Le cœur du pélican – Cécile Coulon

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J’entends et je vois beaucoup d’articles autour de cette auteure, je me suis lancée avec un roman et je vais ensuite enchaîner avec un deuxième : Le roi n’a pas sommeil. Une première découverte, je ne sais pas encore trop quoi en penser. Un avis mitigé.

L’histoire, c’est celle d’Anthime, un jeune homme, sportif qui réussit et vise l’excellence, cependant la vie en décide autrement, il va donc épouser une autre femme que celle qu’il désire. Béatrice reste toujours dans un coin de sa tête, mais il va construire une vie tranquille avec Joanna, un second choix pour lui, pour elle c’est l’amour de sa vie, l’homme qu’elle admire depuis toujours. Mais dans ces conditions le couple est bancal, et un électrochoc va bouleverser Anthime, il prend la décision de changer sa vie. Cela implique évidemment des sacrifices, mais une fois le projet enclenché, il va se découvrir et passer le point de non-retour.

J’ai trouvé que le roman était particulièrement bien écrit, une littérature dense, beaucoup de style, des phrases très travaillées. Je trouve que c’est un véritable tour de force, car l’histoire n’est pas extraordinaire, un homme qui s’est trompé dans ses choix de vie, qui s’est laissé porté et qui veut expier ses choix comme des fautes. A aucun moment, le propos n’est vide de sens, une analyse très fouillée de la psychologie du personnage. Jamais on ne tombe dans la facilité, rien de convenu.

En revanche, dans le dernier tiers du roman, j’ai un peu peiné dans ma lecture, j’ai éprouvé une sorte de malaise, cela est certes lié aux sentiments qu’éprouve le narrateur à ce moment. Je me dis que c’est assez réussi si je crois aux sentiments du personnage, si sa découvert me fait éprouver de la colère, du dégoût. Mais de ce fait la fin de ma lecture a été plus difficile. La toute fin du roman en revanche m’a semblé plus douce, et pourtant, si on repense à ce personnage, on a affaire à un raté égoïste qui devrait ouvrir les yeux. Peut-être un peu comme nous tous, regardons ce qui est positif autour de nous.

Un message très optimiste au final dans un roman assez sombre. Loin évidemment des romans de développement personnel, mais un regard assez juste sur nos vies et notre société qui ne prend guère en main, très passive. Le tout reste très dur.

A lire pour découvrir un regard sur notre société contemporaine, pour une écriture riche et dense.