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L’armoire des robes oubliées – Riikka Pulkkinen

619dygfpudl-_sx210_Riikka Pulkkinen – L’armoire des robes oubliées – Albin Michel – 2012
Ce roman est sorti depuis quelques années, à l’époque il me tentait beaucoup et je l’ai trouvé d’occasion, je n’ai alors pas hésité à le prendre. 

Le roman s’ouvre sur la maladie de la grand-mère Elsa qui est en stade terminal, sa fille et petite-fille vont profiter des derniers moments de vie de cette femme. Mais un secret tu pendant des années va ressortir par hasard : Anna va ressortir une vieille robe appartenant à une femme Eeva. Une femme dont Anna n’a jamais entendu parler. Au gré des pages on va voir comment la jeune fille va essayer de percer ce mystère dont personne ne parle et en parallèle on va suivre la véritable d’histoire d’Eeva et cette famille. 

Mon avis sur ce roman est assez mitigé, j’aime beaucoup les histoires de ce genre, les secrets de famille enfouis qui ressurgissent malgré eux, une histoire d’amour, le thème n’est pas nouveau et pourtant en général cela fonctionne bien. Ici ce que j’ai bien aimé, c’est que l’on est vraiment avec les personnages, leur psychologie, leurs pensées. En revanche, je n’ai pas trouvé que le dénouement soit exceptionnel. De ce point de vue, le roman est très réaliste, pas de grand rebondissement, l’histoire est somme toute banale. 

En fait, dans ce roman, il m’a manqué quelque chose que je ne saurai définir. L’histoire se tient, elle est bien ancrée dans le réel, c’est une histoire comme  il a dû en exister beaucoup, les personnages sont intéressants. Je dirai qu’il manque de flamboyance… On pressent toujours qu’il va se passer quelque chose de terrible, d’incroyable, certes ce n’est pas non plus une histoire tranquille mais la fin est assez plate. La fille d’Elsa semble très choquée par la découverte du secret mais son chagrin est complètement noyé par un autre événement. 

J’en viens au deuxième point qui m’a gêné, c’est le côté brouillon du roman, ce n’est pas tant les aller-retours dans le passé et le présent, mais l’évocation d’un passé récent dans le temps présent m’a souvent interrogé sur le moment où l’on était, j’ai relu quelques pages plusieurs fois pour comprendre qui parlait, le moment où l’on était.Même si l’effet semblait voulu par l’autrice, cela n’avait pas l’effet d’une surprise mais plutôt une gêne pour l’histoire.  De même certains faits sont un peu confus pour le lecteur et jamais éclaircis. 

Bref, une lecture en demi-teinte, je suis allée au bout car j’avais envie de connaître la fin, on se laisse prendre au jeu, mais une fois refermé, je ne me suis pas sentie satisfaite de cette lecture. 

 

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Juste avant le bonheur – Agnès Ledig

41azgsgu0gl-_sx210_Juste avant le bonheur – Agnès Ledig – Pocket (2014). Je voulais découvrir cette autrice depuis un moment, j’en ai beaucoup entendu parler, en bien la plupart du temps, c’est ce qui m’a décidé, mais on m’a décrit aussi la part sombre de ses romans. J’ai tenté et j’ai bien aimé.

L’histoire c’est celle d’une caissière de supermarché qui croise le chemin d’un homme bienveillant touché par cette jeune fille qu’il voit pleurer. Il décide de la revoir et lui propose même de partir en vacances avec elle et son fils. C’est un peu gros, mais lancé dans l’histoire on se laisse prendre au jeu. On se dit et pourquoi pas ? Pourquoi vit-on dans un tel monde que personne ne pourrait par simple envie, par simple gentillesse proposer son aide à quelqu’un. C’est une occasion idéale pour la jeune fille de sortir de ses problèmes matériels quotidiens, de montrer à son fils la mer pour la première fois. 

Evidemment si dès le début tout se passe bien, la vie n’est pas aussi simple et elle comporte des épreuves qu’il faut traverser parce qu’on n’a pas le choix, parce que jamais on ne peut revenir en arrière et qu’il faut composer avec ce que l’on nous donne, les cadeaux comme les malheurs. C’est un peu la leçon de ce roman. Mais on sent que c’est écrit avec beaucoup de sensibilité car même si c’est triste, on trouve beaucoup de force dans cet ouvrage, beaucoup de poésie, d’humour aussi. Il ne s’agit pas d’un roman feel-good au vu du thème traité mais tout de même, le roman est comme une invite devant les aléas de la vie en général à s’accrocher, de saisir toutes les choses positives qui peuvent se présenter. 

Ce n’est pas le roman qui révolutionne notre manière de penser, de voir les choses, mais c’est un roman touchant. Les événements s’enchaînent parfois un peu rapidement, les histoires d’amour de tissent de manière expresse, bref, ce n’est pas forcément le plus important. Les dénouements heureux font vraiment l’effet d’un happy-end où l’on ajoute bonne nouvelle sur bonne nouvelle. Qu’importe ! Au final j’ai tout de même adhéré, je me suis laissée embarqué dans cette histoire. J’ai vibré avec le personnage principal, presque pleuré et à la fin heureuse que la conclusion soit joyeuse. Et oui le roman s’intitule bien Juste avant le bonheur… On ne peut rester sur autant de malheurs… C’est donc loin d’être un roman léger et pourtant je le conseillerai bien pour se changer les idées, pour retrouver la joie de vivre, voir tout ce qu’il y a de beau autour de nous, pour savourer les belles choses et surtout s’agripper aux bras tendus. 

Un roman touchant, beaucoup d’émotions. 

 

Les revenants – Laura Kasichke

515lsbnz1zl-_sx210_Les revenants – Laura Kasichke, Le Livre de Poche, 2013. Etant jusque-là une inconditionnelle de Laura Kasichke, je poursuis ma lecture de l’autrice. Il me reste encore quelques romans à découvrir, mais je compte lire tout ce qu’elle écrit, je suis sous le charme de sa plume et de ses histoires sombres. Ma dernière lecture remonte à Esprit d’Hiver.

Ce roman commence assez fort par un accident de voiture, deux jeunes étudiants impliqués Nicole et Craig, et un témoin Shelly. On retrouve ces personnages quelque temps après, sur le campus de l’université, malheureusement Nicole est décédée des suites de l’accident. Craig est considéré comme responsable. Cependant pour Shelly, rien ne colle, les versions des journaux ne relatent pas la vérité et l’accusent d’avoir tardé à appeler les secours. Et puis, les mystères se multiplient car le fantôme de Nicole apparaît à plusieurs reprises sur le campus et différentes personnes témoignent l’avoir vu. Une histoire à devenir fous.

Autant le dire tout de suite, c’est un roman assez long que j’ai adoré, l’autrice laisse les choses se mettre en place, elle place bien le décor, les personnages, toute une ambiance se met en place. Les personnages au-delà de leurs liens entre eux ont des problématiques personnelles, ainsi Laura Kasichke ne fait pas que raconter une histoire, comme toujours elle dépeint une société américaine en crise, celle notamment qui met à mal les couples, les étudiants qui essaient de se construire une place dans le monde. 

Autre thème récurrent : le blizzard qui vient s’ajouter à une atmosphère de plus en plus oppressante. C’est un peu comme un piège qui se referme, ou une manière de rester cloitrer chez soi, un peu comme les secrets qui se révèlent ou justement qu’on étouffe. En effet, ce qu’on retrouve ici, c’est bien les secrets, les apparences qui se dévoilent, se transforment au gré des envies ou aux dépens des personnages. Difficile d’en dire plus pour ne pas révéler toute l’intrigue. Et même si une centaine de pages avant la fin, le lecteur comprend ce qui se trame, la conclusion n’arrive qu’à la fin du roman, rien n’est joué. Rien n’est blanc ou noir, il y a du gris partout dans ce roman, c’est flou, on pense avoir les réponses et finalement elles nous échappent. La vérité n’éclate jamais au grand jour. 

C’est un livre avant tout tragique, le fantastique malgré le titre n’a que très peu de place, les mystères en revanche font le sel de ce roman. L’écriture, même s’il s’agit de traduction, est un vrai plaisir, car elle est soignée, dans le détail. On prend son temps pour dépeindre, les lieux, l’atmosphère et c’est ce qui fait que j’ai été happé par ce livre. Ce n’est pas celui de l’autrice que je préfère mais c’est une expérience de lecture que je n’oublierai pas de sitôt. 

A lire pour une lecture prenante, une description des campus américain un peu glauque, loin des paillettes et au plus près de la réalité, un roman plein de mystères. 

Pour l’amour d’une île – Armelle Guilcher

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Pour l’amour d’une île – Armelle Guilcher, 2016, Pocket. Un roman que je possédais depuis un moment déjà, je l’ai sorti de ma bibliothèque en me disant que j’allais un peu voyager, un peu de mystère, notamment un secret de famille dans la quatrième de couverture. 

C’est l’histoire de Marine, diplômée de médecine, qui arrive sur l’île sur laquelle ses parents et ses grands-parents ont vécu, même si très jeune, elle est retournée sur le continent, elle avait cette ambition : revenir aux sources. On est dès les premières pages, transportées une dizaine d’années avant, on retrouve Marine adolescente, qui se découvre mais qui découvre également que ses parents sont morts dans des circonstances particulières, qu’on lui a toujours caché. Elle essaie de partir en quête de vérité mais les secrets sont toujours bien gardés et difficiles de savoir qui en est détenteur, qui est responsable. 

Au-delà de ce secret, ce roman est aussi le parcours d’une jeune femme, adolescente d’abord aux prises avec ses premiers émois amoureux, ses troubles sentimentaux qu’on n’arrive pas à identifier. Cette jeune femme, outre le fait d’être très jeune orpheline, vit d’autres tragédies, elle se confronte à toutes sortes de peine. On la voit se construire peu à peu, aidée de sa famille, des valeurs inculquées mais voulant aussi prendre son envol et être libre. Tout un programme. 

C’est aussi le roman de la Bretagne, outre l’île et son atmosphère particulière, le continent est tout aussi bretonnant, on y retrouve une certaine douceur de vivre. Bref c’est toute une ambiance qui se dessine entre tempêtes, océan farouche et hostile et virée à vélo dans la campagne. 

J’ai bien aimé ce roman, je n’ai pas tout aimé car finalement le secret de famille, même si on a une révélation, on ne connaît pas tous les tenants et les aboutissants de cette histoire. Histoire qui s’avère très difficile, et il est vrai que le personnage n’a pas besoin de tout connaître mais le lecteur est curieux. Ensuite, l’histoire qui se déroule dans l’île est certes cause de cette révélation, mais pour ma part, j’ai trouvé ça un peu gros. Certains détails m’ont un peu agacés, mais bon rien de rédhibitoire. On passe un bon moment. 

A lire pour une virée en Bretagne et pour découvrir un secret de famille pesant. 

La cité des Jarres – Arnaldur Indridason

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La cité des Jarres, Arnaldur Indridason, Points, 2006.
Je continue ma découverte de cet auteur de polar islandais, ma première lecture s’effectuait avec La femme en vert, je l’avais d’ailleurs beaucoup apprécié. J’étais ravie de retrouver l’Islande dans ce polar. 

L’histoire : Un homme, Holberg, est retrouvé mort chez lui, assassiné, un coup sur la tête. Les premiers pas de l’enquête révèlent qu’un mystérieux homme rodait dans les parages et qu’un mot est retrouvé sur le bureau. Il n’en faut pas plus pour mettre la puce à l’oreille de l’enquêteur Erlendur qui pense à une affaire très complexe. De fil en aiguille, il remonte la piste et découvre l’existence de la cité des Jarres, aussi trouble que secrète, personne ne veut voir ses secrets éventés. 

Un polar bien mené, des rebondissements qui ne sont pas spectaculaires mais qui font leur petit effet en fin de chapitre. Ce n’est pas haletant, les péripéties ne s’enchaînent pas à un rythme fou. Le lecteur peut respirer et pourtant tout est lié, l’intrigue est drôlement bien ficelé. Ce n’est pas trop noir pour ceux qui n’aiment pas trop les polars noirs. Et le petit plus c’est que l’enquête a un petit fond scientifique qui est intéressant. 

De plus au-delà du polar, c’est l’occasion de découvrir un peu plus la société islandaise. Il est vrai que le polar n’est pas le lieu privilégié pour ça, mais tout de même l’auteur distille ça et là quelques éléments qui nous permettent de comprendre, de voir un peu cette vie islandaise. De manière très sommaire, on se rend bien compte du fait que c’est un petit pays et qu’il est facile de recouper les informations centralisées. Tout le polar rend compte des spécificités du pays. C’est assez intéressant, nous ne sommes pas dans un quelconque pays nordique, c’est bien l’Islande qui est en fond. 

Un polar très intéressant, prenant, on est bien plus dans la psychologie que dans les actions, les rebondissements viennent vraiment de l’enquête, des interrogatoires, il n’y a pas de coup de théâtre, de ce fait c’est un polar qui prend son temps mais qui n’est pas ennuyeux.

Un bon polar islandais ! 

 

L’amie prodigieuse – Elena Ferrante

product_9782070466122_195x320L’amie prodigieuse (Enfance, adolescence), Elena Ferrante, Folio, 2016. Un best-seller, à force de le voir partout, on cède à la curiosité, qu’a-t-il de si extraordinaire ce roman ?

L’histoire c’est celle de deux jeunes filles d’un quartier pauvre de Naples, Elena et Lila, enfants, elles sont très proches, une sorte de compétition s’installe entre les deux jeunes filles, à savoir laquelle sera la meilleure à l’école, obtiendra les faveurs de la maîtresse. Mais l’adolescence va les séparer, du moins, cela va séparer le destin des deux jeunes filles, elles vivent toujours dans leur quartier mais empruntent des chemins bien différents, elles préparent chacune leur avenir. 

Je trouve que l’histoire a du mal à se mettre en place, la période de l’enfance est intéressante mais il faut le temps que les personnages soient bien campés, ce qui est nécessaire pour donner du relief à la suite. Mais j’ai trouvé cela un peu longuet, je ne suis pas fan du fait d’être dans les pensées d’une enfant car justement les réflexions sont un peu puériles. Cependant, une fois tout en place, la période de l’adolescence est bien plus complexe, et si Elena est un personnage, qui m’énerve toujours autant par ses réflexions naïves, le sujet gagne en profondeur. Les deux filles n’ont pas la même chance dans la vie, l’une va suivre des études, l’autre non, pourtant l’une et l’autre n’ont qu’une aspiration sortir finalement de ce quartier, deux méthodes très différentes. Mais se dessine petit à petit leur avenir et on sent que l’une va s’enfermer au lieu de s’émanciper alors qu’elle a un profond désir de liberté. Mais dans ce quartier, on fonctionne en huis-clos. 

Donc petit à petit, le roman prend une tournure qui m’a beaucoup plu. Un débat finalement sur la société de l’époque, sur la condition des femmes, sur la pauvreté, l’éducation. Tout cela annonce une fresque assez intéressante. Je lirai le second tome avec plaisir, je n’enchaînerai ma lecture du premier tome avec le second mais je retrouverai avec plaisir ces deux personnages remplies de contradictions, de rêves et d’idéaux enfermées dans un quartier où il est difficile d’échapper aux règles dures, voire violentes. 

Quant à l’écriture, rien à en dire, on se laisse facilement porter par la narration, par les réflexions de la narratrice. Rien d’exceptionnel en soi, mais une bonne lecture, une escapade dans une autre époque et en Italie. Dépaysant !

Une lecture d’été sympathique, sans que cela soit péjoratif, une lecture pour s’évader et réfléchir. 

 

Venise n’est pas en Italie – Ivan Calberac

41ej1jgv5rl-_sx210_Venise n’est pas en Italie – Ivan Calbérac, Le livre de poche, 2017 est un livre qui semble rafraîchissant, parfait pour une lecture d’été et surtout j’en avais entendu beaucoup de bien. 

L’histoire c’est celle d’un lycéen de quinze ans qui tombe amoureux d’une de ses camarades, cette dernière l’invite à Venise pour la voir à l’un de ses concerts de violon. Cependant Emile, est un jeune adolescent mal dans sa peau et surtout complexé par sa famille et son niveau social, ils vivent en effet dans une caravane et c’est justement avec celle-ci que la famille va accompagner Emile. Une véritable épopée va commencer, il faut qu’Emile atteigne Venise et retrouve son grand amour. 

J’ai aimé cette histoire qui se lit très vite, la famille est assez atypique, les personnages sont assez savoureux, le père rempli de sagesse et de contradictions, la mère veut le meilleur pour sa famille mais aussi un peu perdue, le frère vient faire irruption dans l’histoire et apporte son grain de sel. Le voyage jusqu’à Venise est plein de rebondissements et rien ne se passe comme le personnage principal le souhaite. C’est à la fois un peu fou comme histoire et à la fois rien de complètement irréaliste, c’est l’histoire d’une famille décalée. 

Le roman est raconté à la première personne par la voix du jeune garçon qui écrit dans son journal intime toute l’histoire. Ce qui est intéressant c’est la manière dont Emile raconte son mal-être d’adolescent et les tensions dans sa famille, confrontés à des problèmes comme de nombreuses familles mais qui vivent les choses à la légère, avec philosophie. Cette famille qui l’agace profondément par son comportement car elle ne ressemble à aucune autre et ne passe pas inaperçu, pourtant cette famille il l’aime et elle se montre touchante.

C’est un roman rafraîchissant, une lecture facile, on se laisse facilement embarquer, le personnage du père m’a un peu agacé, à la longue son comportement est un peu usant. De même le malaise du fils passe inaperçu aux yeux de la famille, le schéma se répète un peu tout au long du roman. J’ai donc bien aimé sans que cela soit un coup de cœur. De plus au cours de ma lecture, j’ai trouvé deux coquilles assez grossières, cela a le don de m’irriter un peu, dans le prix du livre on doit pouvoir trouver une écriture impeccable. 

A lire pour se détendre, pour une petite bulle de fraîcheur. 

Challenge de l’été – Le bilan

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Saefiel organisait fin juin pour la 5e année Le challenge de l’été, inscription et règlement du challenge ici. Un groupe Facebook permettait de partager ses lectures, son avancée. groupe Facebook

Il est temps de faire mon bilan après 3 mois de lectures. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas lancée dans un challenge, celui-ci m’a particulièrement motivée. J’avais 21 lectures de prévu au départ, puis j’ai ajouté 6 livres. Je devais lire 28 livres en 3 mois. Je savais d’emblée que je ne réussirais pas à tout lire, mais la fonction motivante du challenge a aidé à lire plus que de coutume.

J’ai lu 21 livres sur une liste qui en contenait 28 au final, elle s’est au fur et à mesure enrichie.
Sachant que mon rythme de croisière c’est 4 à 5 livres par mois environ, j’ai eu un rythme un peu plus soutenu du fait des vacances. 

Le concept m’a vraiment plus, j’ai décidé de me lancer en solo et de me constituer une PAL d’automne pour continuer de me challenger un peu. Elle sera moins conséquente mais cela me permet de vider un peu ma PAL tout en empruntant à la bibliothèque.

Voici ma liste de livres lus et à lire de l’été :

  1. L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert
  2. Jules – Didier van Cauwelaert
  3. La mémoire des embruns – Karen Viggers
  4. Brasiers – Derek Nikitas
  5. La maîtresse des épices – Chitra Banerjee Divakaruni
  6. La cité des Jarres – Arnaldur Indriðason
  7. La pelouse de Camomille – Mary Wesley
  8. Pour l’amour d’une île – Armelle Guilcher
  9. Amours – Léonor de Recondo
  10. Le roi n’a pas sommeil – Cécile Coulon
  11. Maman a tort – Michel Bussi
  12. Avant toi – Jojo Moyes
  13. Ta deuxième vie commence quand tu comprends que n’es as qu’une – Raphaëlle Giordano
  14. Continuer – Laurent Mauvignier
  15. Vernon Subutex – Virginie Despentes
  16. L’amie prodigieuse – Elena Ferrante
  17. Venise n’est pas en Italie – Ivan Calbérac
  18. Croire au merveilleux – Christophe Ono-dit-Biot
  19. Les revenants – Laura Kasichke
  20. Juste avant le bonheur – Agnès Ledig
  21. L’armoire des robes oubliées – Rükka Pullkinen
  22. L’attente de l’aube – William Boyd
  23. Rien n’est trop beau – Rona Jaffe
  24. La part de l’aube – Eric Marchal
  25. Eté – Mons Kallentoft
  26. L’amie prodigieuse – Le nouveau nom – Elena Ferrante
  27. La rivière noire – Arnaldur Indriðason
  28. Le fil des souvenirs – Victoria Hislop

 

Croire au merveilleux – Christophe Ono-Dit-Biot

41jd8l56pkl-_sx195_Croire au merveilleux, Christophe Ono-Dit-Biot, Gallimard, 2017
C’est un roman que j’ai commencé à voir sur les blogs et beaucoup de louanges, je n’avais pas lu Plonger mais il me tentait depuis longtemps et on peut lire les deux de manière indépendante. Je me suis laissée tenter quand je l’ai vu. 

C’est l’histoire de César qui ayant perdu sa femme, l’amour de sa vie veut mettre fin à ses jours. Il n’a plus aucune envie de vivre et son fils ne constitue même plus une raison pour lui de continuer. Par chance, une jeune voisine fait son apparition dans l’immeuble et le détourne de son projet. Nana est bien étrange, un air de déjà vu, le narrateur se remémore… 

On pourrait penser qu’il s’agit d’une simple romance mais il n’en est rien. D’ailleurs, je pensais que ça se passerait ainsi que la jeune fille détournerait l’homme de son projet, une passade salvatrice, mais en réalité, il s’agit bien de « croire au merveilleux » et je dirai que le tout s’accompagne de magie, de mystère. 

L’écriture est sublime, truffée de références à la littérature antique mais pas seulement, mais elle est aussi très forte par les images qu’elle suscite. L’auteur crée un pont entre l’antiquité perdue et rêvée et notre monde actuel, notre société post-attentat qui est complètement perdue. Derrière cette magnifique histoire d’amour entre un mari qui ne peut vivre sans sa femme, il y a une véritable réflexion sur la religion. On y voit deux aspects, et entre les deux un fossé, d’un côté, le côté merveilleux et de l’autre tout ce qu’il y a d’extrême et de dangereux. C’est donc très fort du point de vue de la réflexion mais aussi de l’émotion. 

L’histoire d’amour est en effet très belle, très intense entre le mari et la femme perdue, mais les relations entre le père et le fils sont aussi très fines, perçues de manière sensible. J’ai vraiment beaucoup aimé cette finesse, cette tendresse. C’est un livre qui parle avant tout du manque, du deuil, de l’amour mais c’est un roman plein d’espoir et de fantaisie. Fantaisie oui, car le roman nous emmène là on ne s’y attend pas et surtout il y a un côté mystique lié à la religion. J’ai donc vraiment aimé ce roman, j’en suis ressortie toute chose, émue par ces mots si justes. 

A lire pour l’histoire d’amour exceptionnelle, pour vibrer avec le personnage au gré de ses émotions. 

 

Jules – Didier Van Cauwelaert

51agm37biyl-_sx210_Jules de Didier Van Cauwelaert – Le livre de poche – 2017 est une autre de mes lectures d’été, à lire la quatrième de couverture, on sait tout de suite qu’on lit quelque chose de léger.

L’histoire c’est celle de Jules, un chien d’aveugle, qui aide Alice au quotidien. Lorsque celle-ci retrouve la vue, Jules est complètement désœuvré, séparé de sa maîtresse, il va tout faire pour la retrouver et surtout il va se faire aider d’un jeune homme rencontré quelques semaines plus tôt et qui est tombé sous le charme de sa maîtresse.

C’est une histoire un peu abracadabrante, on sait que les animaux peuvent retrouver leur maître, ce n’est pas ce qui m’a gêné dans l’histoire. L’histoire d’amour en revanche, je la trouve un peu rapide, certes c’est un coup de foudre, mais le changement d’attitude de la jeune femme m’a laissée perplexe, elle change de partenaire comme de chemise. A sa décharge, elle est un peu tourneboulée par sa guérison subite mais je la trouve tout de même un peu légère.

Je n’ai que moyennement adhéré, je l’ai lu en entier car il est court et que de fil en aiguille on s’attache à ce chien et le personnage masculin est plutôt réussi, un peu étrange, loufoque, le cliché du scientifique qui étudie les yaourts, c’est assez drôle à imaginer, même si d’après les notes de l’auteur, l’étude des bactéries a abouti à des résultats convaincants. Quelques personnages sont aussi drôles comme le psychologue pour animaux.

Peu enthousiasmée par cette lecture, c’est une lecture de transition légère entre deux romans c’est le souvenir que je vais en garder : une lecture détente. Cela dit si on creuse, il y a tout de même du fond dans ce roman sur la place des handicapés dans notre société, sur le manque d’aide en général et sur le manque de chiens d’aide par rapport aux besoins. Le roman a le mérite d’en parler, ce qui est intéressant. 

A lire pour se détendre, si on aime les chiens, on ne peut que les aimer plus dans ce roman et vouer une admiration aux chiens d’aveugle.