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Les prépondérants – Hédi Kaddour

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C’est l’histoire de quelques personnages : Raouf et Rania, les tunisiens, les Français : Gabrielle, la journaliste et Ganthier le colonialiste, enfin le groupe d’américains qui arrivent à Nahbès pour tourner un film : Kathryn et Neil. Voilà de quoi bouleverser le quotidien et de changer les rapports de force ! L’arrivée des américains dérange notamment le cercle des Prépondérants qui avait la main mise sur tout ce qui se passait et constitue l’élite de la ville.

Le roman raconte comment se rencontrent ces personnages, comment les liens vont se tisser entre eux et tout cela se passe avec tout le poids des préjugés de chacun, leur culture aussi. Les destins de ces personnages se croisent et chacun va changer au contact de l’autre. Le voyage en Europe que les personnages vont effectuer va de nouveau redistribuer les cartes, chaque personnage va de nouveau évoluer et voir les choses sous un regard nouveau. Ce qui est vraiment intéressant dans ce roman c’est que les personnages ne sont pas des individus qui sont maîtres de leur vie, ils sont déterminés par des contingences extérieures : la politique et la société vont les pousser à agir malgré eux et les enfoncer dans leur position.

Au-delà des thèmes du colonialisme, du communisme, du poids des traditions, l’auteur dépeint des personnages qui finalement ont du mal à se rencontrer véritablement même s’ils se côtoient, on assiste à des moments de colère, de doute, de rancœur et c’est toute la nature humaine qui alors défile sous nos yeux. Il s’agit aussi pour l’auteur de dépeindre une époque, on rentre dans ce roman avec douceur, on se laisser bercer. Et ce que j’ai préféré dans l’écriture, ce sont des moments de tension disséminés dans le roman, où tout nous semble soit acquis, soit impossible à se réaliser et d’un moment à l’autre l’auteur nous a trompé et par le biais d’une petite phrase nous renverse la situation. Je trouve cela assez magistral.

J’ai trouvé l’écriture également très envoutante. Au départ, j’ai cru que je n’allais pas accrocher car le rythme est assez lent, le temps que tout se mette en place. Mais finalement l’écriture nous transporte dans un ailleurs quelque peu vieilli, des années 1920, mais tellement charmant. Et ce que je préfère dans ce roman c’est le mystère, ce que je ne révèlerai pas ici mais une question reste en suspens, la fin du roman ne vient pas nous éclairer et nous laisse non pas un goût d’inachevé mais une vraie leçon de vie…

Ce roman a été pour moi un petit bijou de littérature, j’ai savouré chaque mot.

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La civilisation, ma mère !… Driss Chraïbi

51sm2bp2bshsl-_sx210_J’en ai entendu beaucoup parlé mais je ne l’avais jamais lu. Il devient un classique, j’ai décidé de le découvrir.

Un roman qui se divise en deux parties, deux points de vue sur un même personnage : la mère de deux jeunes garçons. La première partie correspond à celle de l’enfance, de l’adolescence de Driss où il décrit sa mère, elle aussi d’une certaine manière est en train de naître et de découvrir la vie. On la décrit comme une femme soumise, qui ne sort jamais, complètement naïve, qui ne connaît pas le monde qui l’entoure, qui ne connaît pas son propre pays. Les deux garçons vont la faire sortir de cette prison.

La deuxième partie c’est une renaissance, ou plutôt la vie enfin découverte. Najib, le deuxième fils accompagne sa mère, veut la protéger dans ce qu’elle entreprend. La mère n’est plus la femme de… ou la mère de … comme son pays, elle veut gagner son indépendance. Elle devient femme à part entière, une émancipation.

Le roman est donc partitionné ainsi, deux moments, deux vies en une. C’est d’une part très intéressant psychologiquement de se plonger dans la vie de cette femme, singulière, avec sa personnalité propre mais qui est aussi l’exemple, la voix de toutes les autres femmes. Elle aspire d’ailleurs à un élan commun des autres femmes jusqu’à les éduquer elle-même, après avoir reçu une éducation qu’elle n’avait jamais eue. Et culturellement, c’est intéressant de se trouver dans une autre époque, dans les années 30 puis pendant la guerre. Et tout le long, le récit a en germe le désir d’indépendance du pays, la relation aux Européens, une sorte d’amour et haine à la fois. Une haine de l’étranger, celui qui se sert du peuple pour l’exploiter, le sacrifier à la guerre et au cours du roman une admiration quant à l’émancipation, la culture accessible à tous. La mère qui rejette l’Europe au début du roman veut la découvrir à la fin, elle a soif d’apprendre.

Et pourtant dans le roman, le monde existe finalement très peu, les autres sont peu présents, à part un soldat, les autres sont des entités : les femmes au téléphone, les copains du fils, les ouvriers du père. On a presque affaire à un huis-clos familial, tout se passe dans la maison, lieu central, lieu de l’enfermement, mais lieu de la complicité, du secret, le lieu de l’information par la radio et le téléphone.

Un beau message que ce livre, un récit féministe, un roman d’amour d’une mère, d’une femme qui découvre son pays le monde.

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Deux remords de Claude Monet – Michel Bernard

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L’histoire de Claude Monet évidemment mais pas seulement c’est aussi celle de Bazille, de l’amitié de peintres: des impressionnistes. Il ne s’agit pas de l’âge d’or, cela vient bien après. Un roman qui parle des galères, de la pauvreté même, mais aussi de l’amour. L’amour pour Camille, mais plus touchant l’amour de Bazille, la tendresse du peintre pour son ami méridional.
Le roman commence ainsi sur la mort du jeune peintre, qui s’est sacrifié pour la France. Et c’est cela que va retenir Monet. La guerre va le marquer profondément et la perte de son ami le hanter. Il va œuvrer pour qu’il ne soit jamais oublié.
C’est cela que j’ai apprécié dans le roman, je l’ai trouvé très touchant. L’auteur n’en fait pas trop dans le pathos. On a l’impression d’avoir un témoignage sincère du peintre. Dans la peau du peintre, on parcourt sa vie jusqu’à sa mort et son amitié avec Clemenceau.
Alors évidemment on apprend pleins de choses, rien de révolutionnaire mais c’est toujours intéressant de se plonger dans la vie du peintre, de connaître certains détails de sa vie.
J’ai adoré me plonger dans cette lecture, une jolie lecture, calme et savoureuse.

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La maison des hautes falaises – Karren Viggers

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C’est l’histoire de Lex, qui achète une maison, éloignée de la ville, dans un village, sur une falaise avec une vieille femme pour voisine, qui a un paon comme animal de compagnie. Il rencontre une jeune femme dans le village : Callista, elle aussi a été blessée par la vie. De leur rencontre naît un amour fulgurant, cependant les deux adultes sont trop blessés pour se comprendre et pour s’aimer librement.
Au départ, on pense à une romance, tout semble concorder vers une fin heureuse, mais le roman est plus long, plus complexe. Il ne s’agit pas seulement d’une histoire d’amour, à ce sujet se greffe d’autres sujets. Ce roman, c’est la vie en communauté, dans un village, les rapports familiaux, les secrets, la vie de couple, ce que l’on montre et ce que l’on garde caché. Tout ceci fait qu’on a bien plus d’une romance. Un vrai roman sur la vie , sur sa complexité.
Et le clou du spectacle arrive quand une baleine s’échoue sur une plage, nos deux héros vont affronter ensemble une nouvelle épreuve décisive. Ce moment est très documenté, très précis, tous les enjeux d’un sauvetage de baleine, sa complexité, notre orgueil d’humain, en fait c’est cela qui est intéressant, au-delà de l’histoire, on peut dire qu’il y a de la philosophie, une réflexion profonde sur nos décisions, nos motivations, la nature humaine.
C’est vraiment étonnant comme ce roman est riche, comme il nous surprend. Les paysages décrits semblent époustouflants, on change régulièrement d’ambiance, de la mer, on passe à la campagne australienne. Ces changements de décor reflètent également les événements surprenants qui attendent le lecteur au détour d’une page.
Le roman est assez lent, le lecteur prend le temps de respirer le grand air des paysages, mais on ne s’ennuie pas du tout.
Un roman dépaysant et intéressant, on se retrouve spectateur dans ce village et dans cette maison à l’histoire particulière.

 

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Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant – Bernard Prou

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Comme le titre l’indique, c’est l’histoire de la vie de Maupassant ou pour être plus exacte, on commence la lecture par la fin de la vie de Maupassant et sa rencontre avec Loubia Vassilkov. De cet amour naîtra leur fils Alexis, non reconnu par son père.

Après la mort de Maupassant, Loubia rentre en Russie, on va ainsi traverser le XXe siècle, et l’Europe à travers la vie de ce fils à qui il arrive des choses incroyables. L’histoire du XXe siècle est en effet mouvementée, d’un goulag en Sibérie, on retourne en France pendant la Deuxième guerre mondiale.

Ce roman est palpitant, si l’on aime les fresques historiques et qu’on veut apprendre des choses dont personne ne parle mais qui semble très documentée par l’auteur, vous avez fait le bon choix. Après on a aussi, un côté très romanesque, l’auteur arrive à donner de l’ampleur à son personnage, il en devient un héros mesuré après tant d’aventures, de malheurs.

Ce qui est très plaisant c’est aussi le style de l’auteur, très imagé, très drôle aussi, des scènes qui sont données à voir par des images très claires et un vocabulaire peu usité parfois vieilli mais ce qui rend le roman très agréable.

On apprend beaucoup de choses sur Lénine, la franc-maçonnerie, Loubia Vassilkov, la résistance dans le Chambon, vous ajoutez des secrets de famille et vous avez vraiment tous les ingrédients pour passer un agréable moment avec un personnage hors du commun.

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La griffe du chien – Don Winslow

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Une histoire difficile à résumer car elle dure sur de longues années et grouille de personnages qui se croisent, changent de camp. Mais on peut tout de même le résumer ainsi, c’est l’histoire d’Art Keller, qui devient seigneur de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis et veut démanteler le clan des Barrera qui importe de la drogue.
Bien plus qu’une histoire, c’est une vraie plongée dans ce monde de la drogue, on sent que c’est très documenté et très réaliste. Ames sensibles s’abstenir ! Les narco trafiquants ont peu de sentiments et ça saigne ! Mais ce n’est absolument pas ça que je retiendrai.
Ce que je retiens surtout c’est la capacité de l’auteur à nous raconter et à nous expliquer en même temps les enjeux du côté mexicain mais aussi l’intérêt des Etats-Unis. C’est vraiment complexe mais ce n’est pas du tout manichéen comme roman. Il n’y a pas les méchants d’un côté et les gentils de l’autre. Le tout est entremêlé. L’auteur nous emmène dans la recherche des Barrera pendant plus de 800 pages et de manière haletante. On ne s’ennuie jamais.
Les personnages aussi sont très intéressants, ça grouille de personnages, mais leurs caractères sont finement travaillés, on se les imagine bien, par ce que les autres personnages pensent d’eux parfois avec de gros clichés comme sur les Irlandais, mais aussi parce qu’à chaque fois on a leurs pensées pour les cerner. Cette alternance permet au lecteur de mieux les connaître, de voir ce qu’ils renvoient mais aussi ce qu’ils pensent. Les personnages sont animés par un sentiment de vengeance, mais c’est aussi leur survie qui est au cœur de l’action, l’inattention n’est pas permise, c’est l’erreur fatale. Mais je ne devrais peut-être pas dire ça mais les personnages sont attachants, même les plus grands criminels, car l’auteur nous les fait apparaître comme des humains, des monstres certes mais avec leurs failles, leurs sentiments. Alors non, on n’oublie pas les pires atrocités commises mais le temps de quelques pages, on se rend compte qu’ils ont aussi un cœur. C’est un roman haletant, passionnant, il ne faut pas avoir peur de la longueur, ça vaut vraiment le coup, on en sort informé de ces relations entre les Etats-Unis et le Mexique, les cartels de drogue, des enjeux politiques complexes. Mais on sort aussi de cet univers qui nous a été familier presque à regret.

Un livre haletant et passionnant !
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Le mystère Henri Pick – David Foenkinos

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L’histoire : Un manuscrit est retrouvé dans une bibliothèque de livres refusés. Un bibliothécaire, un peu particulier, ouvre à partir d’un modèle américain, un endroit où les auteurs peuvent venir déposer leur manuscrit refusé par les éditeurs.
Une jeune éditrice justement exhume un manuscrit écrit par un certain Henri Pick, un pizzaiolo mort il y a deux ans, qui n’a jamais eu l’apparence d’un écrivain, qui n’a jamais exprimé cette envie. Mais le succès est là, cette histoire plaît, tout le monde peut écrire et surtout les éditeurs n’ont pas toujours raison. Un journaliste littéraire pas dupe va lui enquêter de son côté et va mettre cette histoire au clair.
Mais évidemment derrière cette apparence de mystère, de suspense, ce roman n’est pas que cela. Ce sont aussi beaucoup d’histoires croisées, des relations amoureuses, des couples forts, des couples rodés, érodés… Ce roman de Pick va bouleverser beaucoup de destins, d’où cette petite réflexion, la littérature peut vous changer… Bon la ficelle est un peu grosse dite comme ça et tout cela est bien plus subtil chez Foenkinos. Mais oui, ce livre va changer la vie de ces gens, car le succès est si incroyable que tout est changé.
Mais ce n’est pas non plus que cela, ce roman c’est aussi un regard sur notre société, sur le monde littéraire, ce sont des petites critiques parsemées de-ci delà. Rien de bien nouveau, mais ce sont de petits clins d’œil sur notre monde d’aujourd’hui, un petit instantané.
Ce roman est une lecture fraîche qui détend, un mystère qui vous tient un peu en haleine, c’est aussi très tendre comme l’auteur sait le faire à son habitude, écrit en toute simplicité.
A lire pour se détendre, pour passer un bon moment entre mystère, amour et manipulation.

Publié dans J'ai adoré, Les livres qui apprennent, Non classé

La vie rêvée d’Ernesto G. – Jean-Michel Guenassia

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Un livre palpitant à travers le XXe siècle et un personnage Joseph Kaplan. Sa vie est tellement romanesque et si réaliste à la fois dans ce XXe siècle qu’il traverse si mouvementé. Aucune période ne lui sera épargnée.
En effet, son enfance est marquée par la première guerre mondiale, puis en Algérie, il vit la Seconde Guerre Mondiale, il n’est pas sur le théâtre des opérations mais il est tout de même fortement impacté, sa vie est comme mise entre parenthèses. Enfin, il retourne à Prague et se retrouve enfermé dans ce pays, une véritable prison physique et mentale. Mais dans ces péripéties, il va construire sa vie et celle-ci aussi est faite de bouleversements. On se dit que cet homme ne connaît aucun répit.
Pourtant on n’est pas du tout dans le pathos, car le personnage possède une grande force, il ne se laisse jamais abattre et c’est ce qui fait qu’on a beaucoup de compassion pour lui mais jamais de pitié. C’est un roman très beau, on se trouve vraiment emporté dans ce tourbillon, on va d’événement en événement, et les retournements de situation ne s’arrêtent pas. Mais tout cela est écrit avec beaucoup de simplicité. L’écriture est très plaisante et c’est très prenant. De plus on apprend plein de choses dans ce roman sur le paludisme, sur les idées du communisme et la République Tchèque. C’est un roman enrichissant.
J’oubliais de parler d’Ernesto G., pour moi c’est un peu l’incompréhension pour le choix du titre, car ce personnage est intéressant et son rôle est important mais il ne vient que très tardivement, au point même qu’on ne l’attend plus. Ce bémol personnel n’enlève rien à ce livre fabuleux !

J’ai adoré et j’aurai aimé que cela ne finisse pas… A lire !

 

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Le restaurant de l’amour retrouvé – Ito Ogawa

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Un roman au titre alléchant ! Et ce n’est pas peu dire, on se régale tout au long de la lecture. Et l’histoire commence véritablement quand Rinco ouvre un restaurant chez sa mère qu’elle a rejoint après un chagrin d’amour et après avoir perdu sa voix. Elle communique donc avec la cuisine et quelle cuisine !
C’est un restaurant dont les menus sont élaborés pour chaque client, ils sont personnalisés, les ingrédients choisis avec soin, cueillis dans la nature, chez des paysans locaux. On a envie de venir goûter ces repas qui sont presque magiques ! Ils font du bien. Et ils permettent à Rinco de se reconstruire et même de se trouver, de comprendre sa vie malgré les épreuves.
C’est une belle lecture d’été rafraîchissante ! On voyage gustativement, et c’est véritablement magique d’imaginer ces plats, ces ambiances… C’est écrit pour se retrouver dans une petite bulle enchanteresse.
A lire d’urgence.

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Charlotte – David Foenkinos

Beaucoup de choses ont été dites sur ce livre, beaucoup de critiques positives ou négatives, des prix… Je ne peux m’empêcher de donner mon avis de lectrice car j’ai adoré ce livre.

Les raisons qui m’ont poussé vers ce livre :  j’aime beaucoup David Foenkinos, ce qu’il écrit bien que je n’aie lu que deux de ses romans, je ne connais pas Charlotte Salomon, j’aime tout ce qui a un rapport avec l’histoire et d’autant plus la peinture, on en parle beaucoup et c’est un roman qui a été récompensé.

Dès la première page, j’ai été surprise, je le savais car on en parlait beaucoup : le retour à la ligne systématique. J’ai eu un peu peur. En réalité, on s’habitue vite. Je ne comparerai pas cela à de la poésie. Je ne sais pas trop, mais je trouve que cela apporte une légèreté, j’aime beaucoup cela dans le style de l’auteur : une certaine poésie et rien de lourd.

Ensuite, l’histoire est fascinante. Une peintre méconnue, j’aurai aimé savoir plus de choses sur son style, sa manière de peindre, évidemment si comme le dit l’auteur c’est une invitation à découvrir cette artiste, cela fonctionne mais on reste sur notre faim. Là n’est pas le propos du livre : la rencontre entre l’artiste-peintre et l’écrivain, ses recherches, et surtout ce destin incroyable. Comment ne pas y être sensible ?

Peu de mots pour décrire cette lecture, il en reste de l’émotion, une expérience sensible, j’ai adoré.