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Mort aux cons- Carl Aderhold

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L’histoire commence sur les chapeaux de roues, on est vite plongé dans ce récit assez atypique. Un homme qui revendique dès le début qu’il tue des cons. Le titre est assez explicite aussi.
C’est original, surtout que le personnage commet ses actes en toute impunité ! Donc c’est assez drôle, on se dit presque que pour certains c’est bien fait pour eux. C’est assez drôle, c’est assez radical, pas de morale qui tienne, donc forcément ça déroute un peu. On se prend au jeu.
Et puis, il ne se passe plus grand-chose, les meurtres s’enchaînent mais je n’ai pas trouvé de grand intérêt à tout cela, cela manque de souffle, les meurtres s’enchaînent et n’apportent rien de nouveau. On s’ennuie un peu. On ne laiche pas complètement car on se demande comme tout cela va se terminer, les crimes resteront-ils impunis ? Le meurtrier va-t-il se trahir ?
Et il faut bien le dire, après autant de meurtres et des idées aussi arrêtées, le personnage est de plus en plus antipathique, un vrai con ! On a hâte donc que cela finisse, car il devient insupportable.
Une idée intéressante, mais un roman bien trop long pour le message, de plus le texte est ponctué de réflexions diverses sur la politique, le terrorisme, la société, le travail, mais finalement le message est brouillé, peu clair, rien n’est approfondi. Je trouve que c’est taillé à l’emporte-pièces et que cela manque de nuance.
Une lecture pas désagréable, une idée pour le moins originale.

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Un hiver à Paris – Jean-Philippe Blondel

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L’histoire, un jeune étudiant qui assiste au suicide d’un autre étudiant de classe préparatoire, un ami, pas vraiment, une vague connaissance. Mais à partir de là, tout va changer dans sa vie. Il va devenir populaire auprès de ses camarades, de la famille de cet étudiant… Sa vie va complètement changer, sa vie en est profondément transformée.
Un roman calme, je dirai, qui se laisse lire, disons que c’est une petite pause lecture entre deux romans palpitants. En tout cas, même si c’est bien écrit, le thème intéressant, je ne sais pas si c’est un roman qui va marquer les esprits.
Je continue à lire cet auteur très plaisant et dont on parle beaucoup, mais pour le moment je n’ai pas eu de coup de coeur. 

Un avis assez court… Un roman qui se lit tranquillement en plein hiver… 

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La mort s’invite à Pemberley – P.D. James

L’histoire : Dans le magnifique manoir de Pemberley, vivent heureux Mr et Mrs Darcy et leurs enfants. On retrouve tout l’univers d’Orgueil et Préjugés, tout ce petit monde prépare le grand bal de Pemberley, quand la veille un cadavre est découvert. Les doutes se portent très vite sur Wickham… L’enquête et le procès commencent… 

J’ai été un peu déçue par ce roman. Je l’ai évidemment lu car je suis une fan d’Orgueil et Préjugés de Jane Austen, ce roman était pour moi l’occasion de retrouver cet univers, les personnages que j’avais tant appréciés… Mais je dois dire que ce roman est vraiment une pale copie du classique. Il est vrai que ce n’est pas évident de s’approprier les personnages d’un autre auteur dont les personnages sont presque mythiques, il y a toujours des déçus. Je reproche à l’auteur de ne pas avoir développé les personnages, se contenter de paraphraser le texte d’origine c’est vraiment peu de travail. On retrouve les ingrédients d’Orgueil et Préjugés mais ce sont simplement des redites du roman (au mot près parfois, j’ai l’impression). 

Quant à l’intrigue, elle est finalement pas trop mal tournée, en tout cas le meurtrier est plus ou moins surprenant… Mais l’enquête n’en est pas vraiment une… On a l’impression de tourner les pages jusqu’au procès sans aucun suspense. Le dénouement arrive un peu comme par magie à la fin du procès pour démêler le tout. Donc pour tout dire, ce n’est pas une lecture que j’ai particulièrement appréciée, je n’ai pas passé un moment trop désagréable non plus, car j’ai terminé ce livre, donc j’ai tenu jusqu’à connaître le nom du criminel. 

A lire pour les fans de Jane Austen qui n’ont pas peur d’être déçus, qui sait ? ceci n’est que mon humble avis. 

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Le complot Romanov – Steve Berry

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Avec ce genre de livres, je renoue avec le genre historique que j’avais un peu mis de côté ces derniers temps. J’adore en général ! 

 L’histoire : Un avocat Miles Lord est en Russie pour trouver des indices et pour confirmer la descendance des tsars de Russie, évidemment il trouve des documents secrets qui mettent en doute ses premières hypothèses. Il se trouve confronté à la mafia qui veut l’éliminer à cause de ses recherches et de son obstination à découvrir la vérité.

On peut le deviner assez facilement, dans ce roman, on a l’hypothèse que les Romanov auraient survécu à leur massacre en 1917. J’adore ce genre d’histoires, de complots, d’hypothèses… Un roman qui mêle le passé et le présent. Le rythme du roman est assez enlevé, entre courses-poursuite, quête de la vérité, on ne s’ennuie pas.

 J’ai en revanche beaucoup moins aimé le contexte romanesque, on se trouve en Russie de nos jours, le hic c’est que l’Etat veut restaurer les tsars de Russie. Et cette partie, je n’adhère pas du tout, je suis peut-être un peu trop terre à terre mais j’avais du mal à me projeter. Bon après je chipote un peu mais après m’être renseignée un peu sur la question, cette hypothèse de survie semble peu probable, et est une théorie depuis longtemps réfutée. J’ai eu du mal à me projeter, on est beaucoup trop dans le présent, pas assez dans le passé et c’est ce que je préfère pourtant. Un bilan plutôt mitigé pour un roman dont j’attendais beaucoup. 

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Les vieilles – Pascale Gautier

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J’avoue qu’au début, j’ai eu un peu de mal à accrocher, je trouvais le tout un peu trop décousu, c’est pour cela que je ne commence pas par un résumé du roman. En effet à chaque chapitre correspond un personnage, rien de bien original jusque-là, mais ce sont de courts chapitres qui nous plongent dans les pensées de chaque personnage, il est difficile parfois d’identifier tout de suite de qui il s’agit surtout au début. On se demande même où tout cela va nous mener. Nulle part. Et cela semble bien la clé du roman.  Au fur et à mesure on y voit plus clair, on dégage du sens à ces portraits multiples. 

On est finalement dans un monde qui ne tourne pas rond, bizarre, loin de nous et en même temps si proche. Beaucoup des histoires de ces vieilles, leurs préoccupations sont de réelles interrogations pour notre société : que deviennent les personnes agées, les rapports entre les parents devenus vieux et les enfants devenus adultes qui veulent mener leur vie sans contraintes. Se posent aussi la question de la séduction, de l’amour chez les personnes agées. De réelles questions derrière un monde étrange : un endroit particulier, Le Trou, une ville peuplée presque uniquement de vieilles, une astéroïde qui va s’écraser sur terre. 

Dans le roman, ces petites vieilles sont décapantes, elles veulent toutes garder une chose : leur indépendance et malgré toutes les absurdités qui les entourent, elles cherchent un sens à leur vie. Quel sens lui donner quand on a perdu un mari, un fils, quel sens donner quand on se sent diminué, quand on est dévalorisé par ses proches ? Alors certes, ces petites vieilles sont assez hors normes mais elles sont dans la vie et s’interrogent. J’ai aimé cela dans ce roman, un humour caustique, des questions profondes, un ton léger pour un sujet lourd.

Bref un livre qui aborde la vieillesse sans l’apitoiement, un livre divertissant. 

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C’était malgré nous – Caroline Fabre – Rousseau

Je sors un peu du silence pendant ces vacances pour parler d’une lecture dont je sors tout juste et que j’ai envie de partager.

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Je m’attendais à la lecture de la quatrième de couverture à me plonger dans le passé, un livre sur la Seconde Guerre mondiale, j’ai été en vérité assez surprise, c’est un roman ancré dans le présent et résolument tourné vers l’avenir. Le passé n’est là que pour éclairer, pour comprendre et pour avancer dans le présent. 

 

Le premier chapitre commence à se faire long, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais, une banale histoire de couple, de séparation ! Manqué, l’auteur nous accroche dès la fin du premier chapitre avec une petite révélation, le lecteur est surpris et hameçonné. On ne lâche plus le livre. C’est parti ! 

 

Quelques petites accroches nous emmène un peu plus en avant dans le livre à chaque fois, chaque fin de chapitre peut lancer une petite bombe. Le livre se lit donc très vite, le lecteur un peu avide de connaître ce secret dont on nous parle. 

 

L’histoire est celle d’une famille qui implose et cherche à se recomposer d’une certaine façon par son passé. C’est finalement une histoire banale (enfin j’exagère un peu) mais on peut facilement s’identifier à ces personnages qui sont très simples et qui ont une histoire particulière avec la guerre (mais qui n’en a pas eu : résistance, collaboration ou les malgré nous). Enfin ignorante que je suis, j’ai appris quelque chose (je ne connaissais pas du tout cet aspect de l’Histoire en Alsace et de ces travailleurs forcés à travailler en Allemagne puis à combattre. Le sujet n’est pas assez approfondi à mon goût, mais il constitue une introduction si on veut en savoir plus.

 

De quoi le roman parle en réalité ? De musique avant toute chose. Le roman débute par là et se termine ainsi. Ce roman m’a rappelé une de mes lectures récentes sur la musique Corps et âme de Franck Conroy. Les deux livres n’ont rien à voir, il ne s’agit pas d’une comparaison mais pour dire que je trouve fascinant d’entendre parler de musique, d’essayer de faire ressentir la musique. L’idée de mettre à la fin du roman une playlist des morceaux évoqués est plaisante et enrichissante. 

 

J’ai beaucoup aimé ce roman, j’ai découvert de nouvelles choses et il pose des questions intéressantes sur notre passé : pourquoi le cacher, pourquoi le faire ressurgir ? Le passé influe-t-il sur nous ? Il nous questionne sur ce qui est du ressort de notre volonté et de ce qui est malgré nous. 

 

Quatrième de couv’ : « Ma mère se tait. Ses mains tremblent. Je les regarde, ces mains fripées et tachées qui ne mentent pas… A présent, je les entends, ces pauvres mains effrayées : elles racontent une période inconnue, cachée et lointaine, une période si difficile que son corps âgé souffre comme lorsqu’elle était petite fille. Je suis avec Thérèse et sa mère dans la maison de Colmar en 1965, j’entends leur dialogue, à travers le liquide amniotique des limbes maternels. Je ne suis pas né, mais je m’écrie avec elles : « Mais comment est-ce possible ? Il n’était pas prisonnier ou travailleur au STO, il n’avait pas de contact avec la population allemande, il était sur le front de Russie… ».
Dans le Montpellier d’aujourd’hui, ce roman à plusieurs voix explore le poids d’un lourd secret de famille lié au drame des « Malgré-nous » alsaciens, pendant la Seconde Guerre mondiale. Abordant des sujets intimes difficiles et d’une grande actualité, ce roman sensible traite de l’équilibre délicat entre vérité et souffrance.

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Naissance d’un pont – Maylis de Kerangal

Dès sa sortie, ce livre me tentait beaucoup. Grâce à l’opération Masse Critique deBabelio  et aux éditions Folio, j’ai pu découvrir ce roman et cette auteure, je les remercie beaucoup.

Pour un rapide résumé, il s’agit de la construction d’un pont autour duquel gravite différents personnages et leurs histoires : le maire véreux, un maître d’oeuvre, une spécialiste du béton, un indien ce qui entraîne des histoires d’amour, des contestations, des manigances…

Ces différentes histoires, ces destins qui se croisent, c’est ce que j’aime en général. Cela donne une humanité au pont, il est le centre d’intérêt, aimé, voulu ou détesté.

Même si les histoires humaines se multiplient autour de ce pont, j’ai trouvé ce livre très froid. Sans doute, est-ce voulu, car finalement le livre est à l’image d’une construction de béton et de métal, c’est assez froid et impersonnel. On ne se prend pas d’affection pour les personnages et même si on suit l’évolution du pont on semble la suivre de très loin ce qui ne crée pas d’attachement pour les personnages, ils sont lointains pour le lecteur, je ne dirai pas qu’ils ont peu de sentiments car leurs actes sont souvent passionnés mais on connaît mal leur intériorité ce qui ne les rend pas proches du lecteur.

Quand j’ai commencé ce livre, mes premières impressions se sont portées sur l’écriture : peu de ponctuation, de nombreuses juxtapositions. Il faut s’y habituer, au début c’est un peu déroutant, le lecteur crée ses propres respirations dans la phrase. Le style m’avait paru abrupt au début, j’ai cru que je ne pourrai continuer à cause de ces adjectifs, ces noms ajoutés, de ce style « expansif ». Mais au cours de la lecture, cela ne dérange plus, on s’habitue. Le travail sur la langue est ainsi impressionnant, l’écriture est très travaillée, assez fine ce qui donne des passages assez beaux. Je ne dirai peut-être pas poétiques, encore que ce ce serait une poésie brute, un peu froide comme le béton.

Je n’ai pas détesté ce roman (sinon j’aurai interrompu sa lecture), je l’ai terminé et aimé certains aspects. C’est une lecture intéressante, la découverte d’une auteure et d’un style. Je suis prête à renouveler l’expérience sur un autre sujet. Mais je n’ai pas non plus adoré, car pour moi l’auteure n’est pas une raconteuse d’histoire où le lecteur est complètement embarqué, il y a trop de distance avec les personnages.

Une lecture intéressante, pour les amateurs de technique et d’une langue travaillée.

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Indignez-vous – Stéphane Hessel

 

 

Un petit livre qui prend peu de temps. C’est vraiment petit quelques 14 pages, aucune excuse donc pour le laisser traîner. Une fois lu, je n’en retire pas grand-chose personnellement et plus le temps passe et moins cette lecture a de portée. 

 

J’ai trouvé quelques petites choses ici ou là intéressantes. Les références à l’Histoire, ce qui a pu être mis en place au sortir de la guerre, ce pour quoi les résistants se sont battus. Les éléments biographiques sont aussi intéressants, les personnes quil a cotoyées lors de la déclaration des droits de l’homme. Au moins j’ai appris un petit peu sur l’Histoire et cela invite à approfondir sur ce thème. Car c’est très succinct. 

 

En revanche tout le discours sur l’indignation n’est pas très révolutionnaire. S’entendre dire qu’il faut agir pacifiquement, on le sait et chacun à sa mesure, on essaie de le faire. Mais c’est un peu une utopie de lutter contre un système qui est plus fort que des particuliers. D’ailleurs on est très vite découragé. Alors ce petit livre est plein de bons sentiments. Oui, pourquoi pas ? Luttons chacun avec ses propres moyens de manière pacifique et peut-être pourrrons-nous renverser ce système injuste en unissant nos forces. Ce discours, on l’entend presque tous les jours sur tous les thèmes : écologie, politique, économie… Rien de nouveau en somme. 

Je trouve au contraire quelque chose de révoltant dans ce livre car l’auteur participe bien à ce système contre lequel il nous invite à s’indigner, un monde de marketing où un livre de 14 pages coûte 3 euros… Un exemple à suivre… Je m’attendais sûrement à autre chose et je suis un peu déçue car dans le fond je ne suis pas contre les idées exposées. 

Bref, on apprend deux ou trois choses, l’intention est louable et pourquoi ne pas s’indigner mais ne vous attendez pas à avoir un regard neuf sur la société ou une vérité bouleversante après l’avoir lu. 

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Cet instant-là – Douglas Kennedy

 

L’histoire s’ouvre sur un écrivain aux Etats-Unis qui reçoit les papiers du divorce de sa femme et un paquet provenant d’Allemagne. On est alors replongé dans le passé du personnage et direction Berlin au moment de la guerre froide. 

 

J’ai beaucoup aimé ce roman pour beaucoup de choses. Tout d’abord on trouve vraiment de tout : une histoire d’amour, d’espionnage, des personnages qui ont une identité propre, bien travaillés et en toile de fond une période historique troublée et complexe. Cette diversité fait que chaque lecteur peut y trouver son compte. Une fois l’histoire bien posée, pas de temps mort tout s’enchaîne. 

 

L’histoire est en plus très prenante. On se pose des questions, on a des doutes, on ne sait pas trop à quoi s’en tenir pour la suite, bref on est suspendu aux pages du livre. Mais le rythme s’accélère, tout s’enchaîne et on est pris le récit. On ne lâche pas le livre car on veut avoir le fin mot de l’histoire. En cela, c’est une réussite ! 

 

L’auteur nous fait revivre le passé du personnage en nous décrivant Berlin, les deux Allemagne de manière très vivante. Il nous donne l’impression d’y être par les descriptions, les impressions des personnages qui donnent une couleur particulière à ce roman. En effet, on sent cette tension omniprésente symbolisée par ce mur, il devient presque un personnage car c’est lui qui est au coeur des préoccupations des personnages. 

 

 

Globalement, j’ai adoré ce roman mais j’ai deux petits bémols à signaler. J’ai trouvé l’histoire d’amour un peu gnan-gnan parfois, notamment dans les dialogues, heureusement même si le roman tourne autour d’une histoire d’amour, cela ne gêne pas la lecture et on en fait vite abstraction. 

J’ai trouvé également que le roman est un peu long à se mettre en place au début, une fois passé les cent premières pages, l’intrigue se met en place. La partie qui se déroule aux Etats-Unis se passe vite au début mais l’arrivée à Berlin est plutôt longue et on a hâte que le roman commence enfin. Par contre une fois que tout est posé, le reste s’enchaîne assez vite et on ne voit plus les pages défiler. 

 

 

Ces deux petits points négatifs n’ont pas altéré mon impression générale, j’ai beaucoup aimé ce roman, moi qui ai commencé à lire Douglas Kennedy avec la femme du Ve et après une déception, je suis contente d’avoir lu celui-là.

 

Une histoire passionnante, une ambiance dans laquelle on plonge complètement. Une valeur sûre.

 

Merci à Babelio logo2 et aux éditions Belfond pour ce partenariat.

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Margherita Dolce Vita – Stefano Benni

C’est l’histoire de Margherita, une jeune fille qui vit dans une famille déjantée : la mère est plantée devant un écran à regarder Eternal Love, le père passe son temps à réparer les vieilles choses, le grand frère est un ado assez brut de décoffrage, le petit frère une sorte de Einstein, et enfin… le grand-père qui mange de la nourriture périmée et des produits toxiques pour habituer son corps à les supporter. Beau portrait de famille !!!

 

Mais un jour, une maison mystérieuse se construit à côté de la leur, et là le monde de Margherita Dolce Vita est complètement bouleversée avec la venue d’une nouvelle famille aux antipodes de la sienne et qui surtout comprend un jeune garçon bien mystérieux. 

 

C’est drôle, tout est vu à travers les yeux de Margherita qui s’invente pleins d’histoires poétiques, qui rêve d’une autre réalité parfois. Elle apparaît en décalage avec le monde qui l’entoure et son regard n’est pas dénué de cynisme. Bref on voit que quelque chose cloche autour de Margherita : des transformations étranges s’opèrent… Un mystère à résoudre. 

 

J’ai adoré ce roman, le sarcasme des personnages, leur caractère. Une écriture assez plaisante, j’ai souvent souri, notamment lorsque Margherita jeune fille utilise des noms  plutôt savants ou invente même des mots. J’ai tout aimé sauf la fin. Je ne l’ai pas comprise. Et c’est bien dommage, cela m’a laissé un goût d’inachevé. C’est dommage car sinon je le conseille pour la critique assez virulente de la société de consommation, les petits travers de nos contemporains que l’on retrouve ici. 

Pourquoi le lire ? Parce qu’il est drôle, léger parfois, dramatique… En espérant que vous ne soyez pas déçu à la fin. 

 

Quatrième de couv : Quinze ans, quelques kilos en trop et un (grand) cœur qui bat sur un rythme atypique, voici Margherita Dolcevita, la nouvelle héroïne deStefano Benni.
Un père bricoleur acharné, une mère qui fume des cigarettes virtuelles, deux frères, l’un fana de foot, l’autre de mathématiques, un grand-père qui avale des yaourts périmés pour se mithridatiser, et un chien indéfinissable, Roupillon : c’est la famille de Margherita, habitant un dernier reste de campagne, aux portes d’une petite ville comme tant d’autres. Quant à Margherita, elle écrit des poèmes et dialogue avec la Petite Fille de poussière, un fanôme qui hante une maison frappé et, il y a longtemps, par un bombardement.
Mais un jour apparaît, juste en face, un énorme Cube noir et menaçant. Il s’agit des nouveaux voisins, les del Bene, image d’une « modernité » maléfique qui fait voler en éclats la vie paisible de l’adolescente. Seul Angelo, leur fils aîné, un beau « vampire blond », tente de se soustraire à la vie hypocrite de ses parents.
Jusqu’au bout, Margherita, qui a découvert les activités louches des del Bene, se battra pour « notre miette de justice », avec son humour, avec son intelligence et son refus des stéréotypes, qui font d’elle une sorte de Zazie italienne.
Dans un roman polyphonique, mêlant l’humour, la poésie et les codes du roman policier, Stefano Benni nous offre une fable moderne, qui a déjà remporté un immense succès dans plusieurs pays.