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Le cœur du pélican – Cécile Coulon

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J’entends et je vois beaucoup d’articles autour de cette auteure, je me suis lancée avec un roman et je vais ensuite enchaîner avec un deuxième : Le roi n’a pas sommeil. Une première découverte, je ne sais pas encore trop quoi en penser. Un avis mitigé.

L’histoire, c’est celle d’Anthime, un jeune homme, sportif qui réussit et vise l’excellence, cependant la vie en décide autrement, il va donc épouser une autre femme que celle qu’il désire. Béatrice reste toujours dans un coin de sa tête, mais il va construire une vie tranquille avec Joanna, un second choix pour lui, pour elle c’est l’amour de sa vie, l’homme qu’elle admire depuis toujours. Mais dans ces conditions le couple est bancal, et un électrochoc va bouleverser Anthime, il prend la décision de changer sa vie. Cela implique évidemment des sacrifices, mais une fois le projet enclenché, il va se découvrir et passer le point de non-retour.

J’ai trouvé que le roman était particulièrement bien écrit, une littérature dense, beaucoup de style, des phrases très travaillées. Je trouve que c’est un véritable tour de force, car l’histoire n’est pas extraordinaire, un homme qui s’est trompé dans ses choix de vie, qui s’est laissé porté et qui veut expier ses choix comme des fautes. A aucun moment, le propos n’est vide de sens, une analyse très fouillée de la psychologie du personnage. Jamais on ne tombe dans la facilité, rien de convenu.

En revanche, dans le dernier tiers du roman, j’ai un peu peiné dans ma lecture, j’ai éprouvé une sorte de malaise, cela est certes lié aux sentiments qu’éprouve le narrateur à ce moment. Je me dis que c’est assez réussi si je crois aux sentiments du personnage, si sa découvert me fait éprouver de la colère, du dégoût. Mais de ce fait la fin de ma lecture a été plus difficile. La toute fin du roman en revanche m’a semblé plus douce, et pourtant, si on repense à ce personnage, on a affaire à un raté égoïste qui devrait ouvrir les yeux. Peut-être un peu comme nous tous, regardons ce qui est positif autour de nous.

Un message très optimiste au final dans un roman assez sombre. Loin évidemment des romans de développement personnel, mais un regard assez juste sur nos vies et notre société qui ne prend guère en main, très passive. Le tout reste très dur.

A lire pour découvrir un regard sur notre société contemporaine, pour une écriture riche et dense.

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Pietra viva – Leonor de Recondo

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En ce moment, je lis des livres sortis il y a quelques années, dont j’avais noté les titres, il est temps de se mettre un peu à jour…

L’histoire c’est celle de Michel-Ange et elle commence assez durement avec la dissection d’un corps dès le premier chapitre, il s’agit d’une personne que Michel-Ange trouve très beau, un visage parfait, de celui qu’on a envie de sculpter. Cet épisode va durement le marquer et faire ressurgir des souvenirs douloureux chez l’artiste, le mettre à rude épreuve, il va devoir tenter de rallier le monde des vivants, trop hanté par celui des morts.

C’est aussi un peu l’histoire d’un artiste qui choisit ses blocs de marbre en vue du tombeau de Jules II, la vie de carrier à Carrare, celle de personnes vivant XVIe siècle où la mort est si banale.

Michel-Ange est un personnage attendrissant dans la mesure où il apparaît comme un génie reconnu de son temps mais qui pétri de doutes, ou pour reprendre une image du roman : un coquillage, fragile et dur à la fois, rempli de voix intérieures. Cette dualité entre l’artiste odieux et l’homme qui souffre comme les autres, j’ai trouvé que c’était très intéressant. Une histoire où l’on rentre dans la psychologie du personnage. Ainsi le rapport aux  souvenirs est un thème très important : comment ne pas oublier un être aimé ? Comment faire le deuil ? Toutes ces questions se posent alors que l’on soit un enfant, un adulte, rien ne change, les mêmes épreuves à affronter.

Le roman alterne entre narration et les lettres non envoyées au frère Guido, une sorte de confident dans les moments d’errance de l’artiste, on est vraiment dans les pensées de l’artiste et évidemment on n’échappe pas à celui de l’artiste tourmenté. Une écriture fluide et donc un roman qui se lit très rapidement, une petite lecture divertissante et intéressante, car il faut le répéter cette vie à Carrare est une vie assez particulière, hors-norme : les blocs de pierre peuvent tout aussi bien détruire la vie de ces hommes comme leur donner le plus beau.

A lire pour passer du temps avec Michel-Ange, pour découvrir la magie du marbre de Carrare…

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Les petites chaises rouges – Edna O’Brien

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Je ne connaissais pas cette auteure, je suis tombée sur ce livre par hasard à la bibliothèque, le titre m’a intriguée et la quatrième de couverture m’a convaincue.

C’est l’histoire d’un petit village en Irlande, où Vlad s’installe en tant que guérisseur. Tout le monde est un peu méfiant, face à ce genre de personne, mais il va finir par s’intégrer dans cette petite communauté. Même s’il semble étrange parfois, un peu agressif et a un avis tranché sur certaines choses, Fidelma, femme mariée tombe néanmoins sous le charme. L’idylle ne va pas durer.

Vlad se fait arrêter comme un dangereux tortionnaire en ex-Yougoslavie, il va être jugé au tribunal de La Haye. Cela on le sait dès le début car le roman commence sur l’explication du titre et le souvenir des morts tués pendant les bombardements. Cependant, l’histoire prend un autre tournant pour Fidelma. Une histoire tragique, cette femme doit alors se reconstruire loin de tous à Londres. Une vie qui ne s’avère pas facile et le souvenir de cet amour qui la hante.

Une histoire qui mêle histoire personnelle et grande histoire, où l’on voit que rien n’est simple dans la vie, que l’on ne tombe pas amoureux comme on le veut, cale ne se commande pas. Difficile de juger Fidelma, même si les victimes de cette guerre vont vite le faire, ils ne peuvent s’en empêcher.

C’est une histoire très sensible, beaucoup d’épreuves et d’émotions attendent notre personnage féminin, ce serait presque le cycle d’une histoire d’amour banale avec la rencontre, l’idylle et la rupture, mais le contexte est différent, son destin va changer à cause de cet homme, elle est contrainte elle-aussi à l’exil, étrangère en Grande-Bretagne, c’est à côté de l’Irlande certes, mais c’est un choix contraint, elle n’est nulle part chez elle, même si elle rencontre des gens parfois bienveillants.

Une belle histoire, le style est parfois particulier, j’ai eu la sensation de devoir relire plusieurs fois une ou deux phrases pour comprendre. Mais cela n’enlève rien à ce roman que j’ai trouvé très fort.

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Fils d’Antigone – Irène Cohen-Janca

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Un récit court et intense. Il raconte Nat qui a perdu son père et qui s’oppose à sa famille entière et surtout sa mère. Il ne veut pas que son père soit incinéré.
Il en est convaincu, il ne sais quelle force l’anime, mais il le sent. Ce n’est pas la volonté de son père, il doit trouver les arguments. Il essaie tout ce qu’il peut, tout ce qui lui vient, il fait souffrir sa mère, il devient violent, l’ombre de lui-même. Mais il va finalement réussir d’une manière inattendue, le salut vient de Stella la petite amie, fidèle et soutien inconditionnel qui va l’aider dans sa quête.
C’est magnifiquement écrit, tout en pudeur. Le deuil d’un adolescent, ce n’est pas un sujet facile, c’est écrit d’une manière sensible, très fine. Pas de pathos, on n’est pas mal à l’aise face à cette douleur.
J’ai beaucoup aimé ce texte, la référence à Antigone très actuelle, la sensibilité du récit. Une belle lecture jeunesse. Peu de mots pour décrire ce que j’ai ressenti, mais celle-ci a été très riche.

A lire pour découvrir Antigone revisitée, pour lire une histoire familiale lourde de sens.

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L’ombre de nos nuits – Gaëlle Josse

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L’ombre de nos nuits, c’est en réalité deux histoires, celle du peintre De La Tour qui peint Saint Sébastien et l’histoire contemporaine d’une femme qui conte son aventure avec un amour perdu en lequel elle a longtemps cru contre vents et marées. Une histoire sur la réception d’un tableau à son époque et à notre époque. Une histoire d’amour filiale d’un côté, un besoin de reconnaissance professionnelle et de l’autre une histoire personnelle, amoureuse et passionnelle. Des siècles les séparent mais ce tableau a un pouvoir de fascination incroyable.

Dans le récit du peintre, on trouve aussi celui de son apprenti, alternent donc trois récits et parfois on est tellement pris dans la narration que l’on est parfois un peu perdu dans toutes ces voix. C’est intéressant de voir tout le processus de création d’un tableau du XVIIe siècle.

Le récit de la femme qui voit ce tableau quelques siècles plus tard, qui entre dans une contemplation telle qu’il la pousse à revivre son histoire d’amour avec un homme dont elle est séparée. C’est le personnage d’Irène qui cet air si doux, si protecteur et concentré, pas de trouble de sa part. Elle se remémore tout ce qu’elle a enduré par amour, tout ce qu’elle n’a pas voulu voir, ce qu’elle a tu… C’est assez beau et si juste, cette manière d’accepter par manque de volonté, par confort. Une sensibilité féminine dans l’écriture qui se ressent à tout instant.

Un roman simple mais extrêmement dense du point de vue des sentiments, de la perception de l’amour. Rien de complexe mais des histoires comme il doit en exister des milliers. Une lecture touchante.

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La valse des arbres et du ciel – J-M. Guenassia

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C’est l’histoire de Marguerite Gachet, la fille du célèbre Docteur Gachet, considéré comme l’un des amis des impressionnistes et connu pour avoir soigné Van Gogh à la fin de sa vie. L’auteur imagine que la jeune fille aurait eu une liaison avec Van Gogh, son seul et unique amour et surtout part sur l’hypothèse d’un meurtre de Van Gogh plus qu’un suicide, thèse qui serait aujourd’hui proposé par plusieurs historiens sans toutefois pouvoir la confirmer.

Ainsi, le lecteur se retrouve plongé à Auvers-sur-Oise, en compagnie du docteur Gachet, son fils, sa fille et Van Gogh, dans ce petit village éloigné de tout, une société très fermée, très policée comme il est de coutume à l’époque. Une liaison va naître entre Marguerite, qui a 19 ans, qui rêve de de devenir peintre, de partir pour l’Amérique, pour sortir de ce carcan de la bourgeoisie qui lui pèse.

C’est ainsi que l’auteur nous dépeint la condition de la femme, prisonnière du père de famille, sans possibilité de choisir son avenir. Cette description accentuée par les passages narratifs qui alternent avec des coupures de journaux de l’époque. C’est vraiment intéressant de se trouver dans une société différente et à la fois si proche paradoxalement.

On apprend aussi beaucoup sur Van Gogh, sur sa fureur de peindre, ses tableaux, sa manière décrite et les faux qui ont été faits après sa mort. L’auteur nous donne l’envie de se plonger dans la correspondance de Vincent et de Théo. On voit Vincent préoccupé par quelque chose qui pourrait justifier son suicide, sa possible maladie entre autres choses, mais la possibilité du meurtre laisse une voie ouverte à l’imagination.
C’est bien écrit et très documenté comme à l’habitude de l’auteur. On apprend et on se divertit en même temps.

A lire pour ceux qui aiment la littérature et la peinture, une histoire romanesque où l’on apprend.

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Le bonheur national brut – François Roux

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Le roman commence avec quatre jeunes garçons qui viennent d’obtenir leur bac et qui vont fêter l’élection de François Mitterand comme président de la République. Ce sont quatre jeunes adultes qui cherchent leur voie et qui sont plein d’espoir, une nouvelle vie s’ouvre à eux. Entre conviction, peur de s’affirmer, volonté de se rebeller, ils vont tracer leur route, se perdre de vue et on va les retrouver des années plus tard en 2009 jusqu’à l’élection d’un autre socialiste François Hollande.
Ils ont réussi plus ou moins leur vie dans des domaines divers, mais ils sont désabusés par la société dans laquelle ils avaient mis tous leurs espoirs. Ils tentent de s’en sortir, de trouver des solutions pour renouer avec leurs idéaux.
Une histoire qui se lit véritablement comme une saga, ces quatre personnages à leur manière sont très attachants et très complexes. On pressent leur malheur, on voit qu’ils font fausse route à l’avance mais on comprend aussi leurs choix et c’est toute la complexité du roman d’exprimer une vie et ses choix.
C’est un roman très bien écrit, et très bien documenté car au-delà du récit c’est une description de deux sociétés, celle de 1981 et celle des années autour de 2010. Une analyse très perspicace et une mise en relief des idées socialistes et de leurs contradictions.
Un bon roman à dévorer pour s’évader et pour comprendre.

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L’histoire de l’amour – Nicole Krauss

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L’histoire de l’amour, c’est l’histoire d’un manuscrit qui a touché de nombreuses familles et qui continuent d’impacter leur vie. C’est tout d’abord l’histoire de son auteur, de son prétendu auteur, et de deux enfants que la vie n’épargne pas et qui trouvent un sens à la leur en se mettant en quête de leurs origines, de ce manuscrit qui a touché leurs parents.
C’est une histoire assez complexe, car les personnages qui se caractérisent simplement au début sont en réalité doubles, je pense notamment à Leopold Gursky dont on découvre toujours de nouvelles facettes tout au long du roman.
J’ai beaucoup aimé ce roman, mais je n’ai pas été transporté non plus, la quatrième de couverture présentant la Shoah comme une donnée importante de l’histoire est évoquée certes mais pas de la manière attendue. Le cœur de l’histoire est bien ces personnages qui évoluent et font face. On apprend surtout qu’ils sont victimes du destin, de coup du sort et que le hasard, la vie transforme tout et qu’il suffit d’un instant. C’est plutôt intéressant de voir comment être hanté par ce que l’on a fait, par ce dont on se souvient, que l’on ressasse. Psychologiquement, c’est un roman assez fin.
Un roman divertissant.

 

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L’aviatrice – Paula Mc Lain

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L’aviatrice c’est l’histoire hors norme de Beryl, jeune fille que son père emmène au Kenya avec sa famille pour exploiter une ferme. Cette jeune fille abandonnée par sa mère va grandir entourée de la tribu voisine et se construire telle une enfant sauvage dans un espace de liberté infinie. Ces épreuves, cette volonté forte vont permettre à Beryl de développer un charisme et une histoire peu commune, première femme éleveuse de chevaux, première aviatrice par la suite. Elle se construit aussi par rapport à ses amours, beaucoup de déceptions mais un amour inconditionnel pour un homme Denys Finch Hatton, amant de la baronne Karen Blixen. Un amour contrarié encore.
L’histoire de cette femme est assez incroyable, c’est la première fois que je la découvre et j’en suis étonnée. Une femme entourée de scandales sulfureux, ce qui explique qu’elle soit méconnue, mais une écrivaine aussi dont l’œuvre est remarquée par Hemingway mais boudée jusqu’à nos jours. Une belle découverte pour ce roman, certes on est surement loin de la vérité mais on apprend à connaître cette femme qui combat toues les convenances et qui ne fera rien comme les autres.
On voyage au Kenya, magnifique de poésie. Un roman qui se dévore et dont on aimerait prolonger le voyage.

 

 

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Les deux pigeons – Alexandre Postel

cvt_les-deux-pigeons_5325L’histoire c’est celle d’un couple, tout ce qu’il y a de plus ordinaire, un couple parisien, elle une professeure d’histoire-géo qui tente de terminer sa thèse, lui travaille dans l’informatique. Ils sont jeunes, ils s’installent ensemble et sont pris dans le tourbillon de la vie. S’ouvrent alors devant eux les problématiques du couple, la routine, que mange-t-on ce soir ? doit-on se marier ? et un enfant ? le sexe ? le travail ?

Tout semble être passé en revue dans ce roman, on pourrait dire qu’il s’agit d’une chronique ordinaire, celle d’un couple des années 2000. Sont-ils si particuliers que cela ? En quoi diffèrent-ils de leurs parents ? Les années 2000 dans le roman sont vues comme une sorte de révolution dans le couple, tout est bouleversé parce que nous avons le choix. Le choix de ne pas faire d’enfant, de ne pas se marier, de changer de compagnon… La pression de la société et son regard sont toujours aussi forts mais ce couple résiste, analyse et fait des choix. Ils sont pris dans le quotidien, et c’est un puissant adversaire qui met à l’épreuve le couple. Le roman dresse un portrait sans concession de la société, le mariage est un sujet qui est central, mis à mal, mais ce qui est dit semble tellement juste. Les amis du couple prennent des chemins différents ce qui invite souvent Dorothée et Théodore à s’interroger, se remettre en question dans une folle course à qui sera le plus heureux ? qui réussira le mieux sa vie ? qui gagnera le plus d’argent ? ou aura le plus de pouvoir ?

Mais ce n’est pas seulement un portrait de la société, on se prend d’affection pour ce couple, comme dans une véritable histoire, on se retrouve en tant que lecteur, un peu voyeur mais on aime beaucoup cela. Pas de grandes aventures, on ne s’évade pas beaucoup, mais on comprend, on compatit et ça fait du bien de trouver de l’ordinaire dans un roman. J’ai adoré le passage sur la nourriture, où le couple cherche à manger correctement, puis sainement, puis végétarien et de fil en aiguille, de reportages en reportages, d’avis en avis, retour à la malbouffe sans complexe. C’est très drôle car poussé un peu à l’extrême pour revenir au point de départ. De même avec la thèse de Dorothée qui n’en finit pas et qui se termine sur un épisode assez fameux.

Ce qui en fait un roman peu ordinaire, c’est le style de l’auteur. Je ne connaissais pas ce romancier, mais je suis tombée sous le charme de ces énumérations sans fin qui se terminent par un trait d’esprit. C’est fin et drôle, cruel et sensible, terriblement vrai. On se pose des questions sur soi, on se reconnaît et grande réussite, on ne lâche pas le roman. J’ai beaucoup aimé l’humour également du roman : les personnages sont parfois englués dans une situation et en quelques phrases l’auteur donne une conclusion drôle parfois sans appel et on passe à autre chose.

J’ai adoré lire ce roman, à lire si l’on ne craint pas de se reconnaître et d’être un peu moqué, remis en question par un roman qui décrit une vie ordinaire.