Archives pour la catégorie Je n’ai pas pu le terminer

J’ai abandonné deux lectures

Je suis victime d’une panne de lecture, j’ouvre des livres mais je n’arrive pas à les terminer. Rien n’arrive pas à me satisfaire.

Le premier de ces romans non terminés c’est L’art de la joie de Goliarda Sapienza

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J’avais l’impression que ce roman avait tout pour me plaire. Présenté comme le destin d’une jeune femme Modesta née le 1er janvier 1900, elle construit son destin malgré une enfance qui n’est pas facile, elle va se construire toute seule.

Je suis parvenue à la page 250. Le début a été un choc, en effet c’est une héroïne peu conformiste et les 100 premières pages m’ont littéralement embarquée. Une femme qui découvre sa sexualité, qui doit faire face à l’inceste, puis au carcan que la religion lui impose et la manière dont elle va devenir une riche héritière. Une femme avant-gardiste pour son époque.

Tout me plaisait et franchement j’étais à fond, mais arrivé à la 250e page, j’avais l’impression que la narration patinait un peu. Je me suis arrêtée au retour de Carmine dans sa vie, une impression de déjà vu, le problème que cela correspond à une période où le personnage est dans une transition, où elle se cherche, se remet en question. Mais j’ai trouvé ça un peu trop long, un peu répétitif.

J’arrête ma lecture, même s’il est fort possible que je rate quelque chose, car ce roman a l’air de beaucoup plaire, d’avoir été un choc pour beaucoup de lecteurs. Mais il faut dire que c’est un pavé… Je ne sais pas si j’aurai l’envie d’y revenir, car je ne regrette pas d’arrêter mes lectures.

Le problème en ce moment, c’est que j’ai du mal à trouver une lecture qui soit satisfaisante pour moi.

J’ai alors commencé un autre roman : Une Odyssée de Daniel Mendelsohn. CVT_Une-Odyssee--Un-pere-un-fils-une-epopee_4121

Ce livre de la rentrée, je l’avais repéré depuis un moment, je trouvais très original d’écrire autour de l’Odyssée. Et il faut dire qu’au début cela commençait plutôt bien. Les rapprochements entre l’histoire d’un père et son fils entre l’histoire d’Ulysse et Télémaque c’était plutôt intéressant. 

Et en effet, au début, j’étais plutôt sous le charme, le père du narrateur suit le cours de son fils à l’université pendant un semestre, ce dernier est un professeur dispensant des cours sur l’Odyssée. On apprend très vite que le père va mourir après ce cours. Cela annonce un roman sensible, inspiré de l’histoire de l’auteur. 

En fait ce qui ne m’a pas plu, c’est que très vite le roman devient un peu un catalogue de connaissances, j’aurai aimé qu’elles soient dispensées de manière plus subtile, mais en réalité, le narrateur explique tout comme si le lecteur était un étudiant. C’est intéressant l’histoire des mots, j’adore mais franchement, là je trouvais ça un peu trop, comme si le narrateur faisait étalage de sa science, en revanche j’ai bien aimé les discussions autour de l’Odyssée qui sont retranscrites entre le professeur et ses étudiants. 

A la longue, cela m’a un peu ennuyé. Je ne retournai pas vers ce livre avec plaisir. J’ai donc arrêté. Je sors du mois de janvier assez déçu car caractérisé par beaucoup d’abandons, je ne trouvais pas ce que j’avais envie de lire. Je sors enfin de cette panne de lecture. 

 

 

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Vrac – lectures mitigées

J’essaie de retranscrire ici tous mes avis de lecture, en général, je ne lis que ce qui me fait envie et j’aime généralement beaucoup de mes lectures, mais parfois, je sèche un peu, je n’adhère pas vraiment, alors je passe…

51foyivib-l-_sx195_C’est le cas de cette lecture, Le pays des rêves oubliés de Lavinia Petti, 2017, éditions du Seuil. Je l’ai abandonnée au milieu du livre. 

C’est l’histoire d’un homme qui se rend compte qu’il a oublié une femme, cependant il trouve des traces de son passage dans sa vie, c’est alors qu’il fait le voyage pour Tirnaïl, afin de découvrir pourquoi ce souvenir a été oublié, c’est en effet le royaume des choses oubliées. 

Il va revoir cette femme et va devoir comprendre pourquoi il a choisi d’oublier, malgré ses deux compagnons de voyage, il va devoir affronter plusieurs pièges et déjouer les intentions malhonnêtes de nombreux personnages notamment le Comte… 

En fait, je ne saura dire ce qui m’a déplu dans ce roman, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’univers, j’ai même l’impression que je regrette le fait de ne pas connaître la fin, mais je ne prenais pas vraiment de plaisir à le lire ni à le reprendre. Il vaut mieux écourter afin de ne pas se dégoûter. C’est un univers onirique assez intéressant, peut-être n’est-ce pas mon genre de lecture, je ne suis pas très fantastique de manière générale. 

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Voici ma deuxième lecture : Hygge, se réjouir des choses simples de Pia Edberg, éditions Dunod, 2017. 

A la différence du premier, celui-ci, je l’ai terminé. J’étais curieuse de découvrir ce qu’était le Hygge dont tout le monde parlait l’hiver dernier, je me suis mise un peu à la page. Bon c’est une lecture rapide à faire, pas de grand bouleversement, en fait beaucoup de bon sens et surtout une manière de prôner le slow living en évitant tout ce qui est chronophage dans notre vie notamment les réseaux sociaux, tout ce qui est électronique, savoir tout simplement profiter de l’instant et profiter avec peu. 

Je n’ai rien trouvé de révolutionnaire, je n’aurai pas la prétention de dire que je pratiquai le Hygge de moi-même, mais j’ai pris quelques conseils, le reste est aussi beaucoup de bon sens. Je suis plutôt adepte du slow living de manière générale, même si cela est difficile à mettre en place dans notre vie de tous les jours. Un livre intéressant mais sans plus. 

Le garçon – Marcus Malte

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Je me suis laissée tentée par ce roman aux critiques élogieuses, un prix Femina pour m’embarquer dans ce roman.

Un roman qui débute sur le portrait d’un garçon et sa mère qui vivent à l’écart loin des hommes. Le garçon ne parle pas. Sa mère meurt, il le sent, il doit partir. Il va découvrir le monde, la société en ce début de XXe siècle.

J’ai adoré le début, l’écriture si particulière, ce garçon qui ne parle pas, ses rencontres surprenantes. Puis au fur et à mesure, je me suis lassée, mon intérêt n’a fait que décroître. Jusqu’à l’abandon.

Je reconnais à ce roman beaucoup de qualités, j’ai beaucoup aimé les chapitres qui traitent de l’Histoire, traités de manière particulière, avec beaucoup de dérision et de recul de ce fait sur la situation. L’écriture est sublime, il faut bien le dire, toute en images douces et parfois percutantes. Il va m’en rester de bons souvenirs mais je n’aurai pas été au bout, j’y reviendrais peut-être. La rencontre ne s’est pas faite mais je sais qu’il a beaucoup de lecteurs enthousiastes.

 

Deux livres pour une critique

Je n’ai pas été très inspirée pour écrire sur ces deux romans : le premier je ne l’ai pas terminé, le deuxième même si je ne me sens pas écrire dessus, j’ai tout de même adoré.

Il est de retour – Timur Vermes

Le concept était intéressant,je trouvais ça drôle et culotté de faire revenir Adolf Hitler en 2011. Mais j’ai trouvé cela un peu lassant, quelques critiques de notre société sont bien vues mais je n’ai pas adhéré plus que cela. Il est vrai que les ressorts du livre se répètent et s’usent un peu, chaque personnage rencontré trouve cet homme drôle, nous aussi au début.
Bref ce livre ne m’a pas emporté.

 

Les Fidélités – Diane Brasseur

J’ai le sentiment d’être injuste envers ce beau texte en écrivant que quelques lignes :
L’histoire d’un quinquagénaire qui trompe sa femme avec une femme beaucoup plus jeune que lui et une décision à prendre : quitter sa femme ? quitter sa maîtresse ? Il se donne quelques heures pour répondre à cette question. Un choix, un dilemme.

D’un chapitre à l’autre, d’une femme à l’autre, on comprend les difficultés qu’il a à prendre une décision. Un même homme, deux femmes, deux éloges à l’amour. C’est beau et touchant.
Une belle écriture, des mots justes. Un roman qui pourrait sembler cruel, mais empli de douceur.
Auteure à suivre.

 

Les apparences – Gillian Flynn / L’embellie d’Audur Ava Olafsdottir

Je n’ai pas pu les terminer : 

Les apparences de Gillian Flynn

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J’étais très motivée pour lire ce livre, de bonnes critiques, je me suis lancée, et j’ai été déçue. Bon mon avis est partiel puisque je ne l’ai pas terminé. 

Tout commence bien, un couple américain parfait, la femme disparaît, l’enquête commence… Mon seul reproche c’est long à se mettre en place, au final j’ai décrocher très vite et je n’ai pas voulu en savoir plus.

L’embellie d’Audur Ava Olafsdottir

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J’avais adoré Rosa Candida alors j’avais très envie de découvrir celui-ci.Ma lecture commencée, j’ai retrouvé cette lenteur que j’avais beaucoup aimé. Et là j’ai été coupé dans ma lecture et au moment de reprendre, je n’étais plus dedans. Je n’ai guère plus à dire, je sentais que ce road-movie en Islande allait être prometteur mais pour ce roman je ne m’avoue pas vaincue, j’essaierai de le relire. 

Dommage deux déceptions consécutives, rien de bien grave, je suis déjà happée par d’autres lectures. 

Le dernier stade de la soif – Frederick Exley

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J’avais très envie de le lire, plusieurs semaines que j’attendais qu’il soit libre à la bibliothèque. Je l’avais repéré que le blog d’Agathe, des critiques élogieuses sur Babelio… Et malheureusement, je n’ai pas accroché. Je l’ai commencé et je ne l’ai pas terminé !

 

Un classique de la littérature américaine, un style particulier, l’histoire atypique d’un écrivain. C’est dommage mais je n’ai été sensible à rien, je me suis accroché et puis voilà, ce livre et moi ça n’a pas collé. Je n’avais pas l’esprit à lire ce livre car j’ai dévoré un livre de littérature anglaise beaucoup plus léger. Pourtant je ne dirai pas que Le dernier stade de la soif soit pesant à lire, beaucoup d’ironie dans le roman à ce qu’il me semble.

 

Voici la quatrième de couverture pour se faire sa propre idée :

Avec mordant et poigne, Exley décrit les profonds échecs de sa vie professionnelle, sociale et sexuelle. Ses tentatives pour trouver sa place dans un monde inflexible le mènent aux quatre coins du pays, mais surtout à l’hôpital psychiatrique d’Avalon Valley. Au gré des bars, des boulots et des rencontres improbables, l’obsession d’Exley pour la gloire, les New York Giants et leur joueur star, Frank Gifford, grandit. Dans ses mémoires fictifs, en plongeant la tête la première dans ce « long malaise » qu’est sa vie, Frederick Exley transforme la dérive alcoolisée d’un marginal en une épopée renversante. Chargé en grande partie de ce qu’il appelle « des fardeaux du chagrin » et de catastrophes ordinaires, ce premier roman est un époustouflant voyage littéraire. C’est hilarant. C’est touchant. C’est à la fois Nabokov et Bukowski et Richard Yates et Thomas Bernhard.

Resplandy – Yves Bichet

Lorsque j’ai entendu le libraire en parler, j’ai été convaincue.

Un homme attend pour récupérer l’urne funéraire de son père dans un café, il y voit une femme. Intrigué, il la suit. Elle récupère l’urne funéraire de sa mère. Cette rencontre fulgurante se termine dans une chambre d’hôtel où la femme mélange le contenu des deux urnes. L’homme rentre chez lui et va essayer de reprendre le cours de sa vie…

Le livre avait la promesse d’un bon road-movie : un homme qui doit reconquérir vie, découvrir qui est son père,…Je crois que c’est l’écriture qui m’a arrêtée, une certaine tension se dégage de ce livre pourtant bien écrit. Les constants retours en arrière de cet homme qui ne sait pas ce qu’il veut, ne sait pas où il en est ont eu raison de moi.

Peut-être suis-je passée à côté de quelque chose ?