Publié dans Les livres qui font du bien

Et je danse aussi – Anne-Laure Bondoux / Jean-Claude Mourlevat

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Un livre qui me tentait depuis longtemps, enfin je l’ai lu ! Je l’ai beaucoup apprécié, j’avais besoin de lire quelque chose d’un peu léger, pari réussi.

Il me semble que le livre a eu pas mal de succès, au moins sur les blogs je l’ai vu souvent quand il est sorti, les critiques étaient mitigées, mais mon avis est plutôt très positif. Il ne faut pas s’attendre à un bouleversement incroyable, mais on passe un bon moment et la construction du récit est assez bien faite car au tiers on ne peut plus le lâcher.

J’en viens donc à l’histoire : une femme envoie une grosse enveloppe avec son adresse mail au dos à un écrivain célèbre qui a obtenu dans sa carrière le Goncourt mais qui aujourd’hui est en panne d’inspiration. Une correspondance va se nouer entre les deux personnes, une correspondance de plus en plus complice mais qui se complique aussi par l’arrivée d’une révélation et surtout le mystère de la grosse enveloppe qui se lève.

Au départ, la correspondance semble presque anodine et on pourrait le dire un peu gnan-gnan… Mais finalement, rebondissement, le mystère s’épaissit autour de cette jeune femme qui écrit et l’intrigue prend de l’ampleur. L’écrivain mène son enquête de son côté, et comme on suit toute sa correspondance, les indices sont savamment distillés dans le livre.

On ne s’ennuie pas avec ce petit roman épistolaire, on savoure même certains passages assez drôles, c’est un roman qui donne le sourire, l’écrivain fait figure d’un optimisme incroyable, il incarne la figure du pardon, et derrière des thèmes réels : comment reconstruire sa vie quand tout est détruit, on a toujours l’espoir, le hasard qui fait bien les choses. On ne cherche pas à être dans le réalisme, tout semble un peu gros transposé dans la vie réelle, mais rien n’est incohérent, on se laisse prendre au jeu.

Bref, un joli roman, une pause parfaite entre des lectures plus sérieuses, qui demandent plus de concentration, une lecture de printemps parfaite et agréable.

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Le rouge vif de la rhubarbe – Audur Ava Olafdottir

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C’est l’histoire d’une jeune fille en Islande qui ne peut compter que sur sa force de caractère et son imaginaire. Peu importe où précisément, à quelle époque aussi, en entrant dans le roman, on arrive dans un autre monde, une bulle hors de l’espace temps.

Agustina a un rêve : gravir la Montagne, alors qu’elle est invalide. Un véritable défi, défi qu’elle relève chaque jour en vivant dans un monde hostile. D’une part par la météorologie, les tempêtes, la durée du jour et de la nuit, d’autre part la famille, sa mère est très loin, scientifique, à l’autre bout du monde, son père elle ne le connaît pas. Elle semble grandir seule, même si Agustina est entourée de personnes bienveillantes, elle fait aussi des rencontres qui bouleversent sa routine, qui vont lui permettre de voir le monde sous un jour nouveau.

Son refuge, c’est le jardin, le coin de rhubarbe… Et c’est par là qu’entre la poésie dans  le roman. C’est ce que j’ai adoré dans ce roman, cette tranquillité, cet instant de grâce. Pendant cette lecture, j’ai vraiment eu l’impression d’entrer dans une bulle de fraîcheur, beaucoup de calme, de poésie émanent de ce roman. L’écriture est vraiment plaisante, beaucoup de douceur.

La nature et les personnages sont intimement liés, c’est ainsi qu’intervient la rhubarbe, comme une sorte de métaphore, résistante, seule plante à pousser dans ce coin. Seule distraction aussi dans la vie de ces personnages, toute la vie est tournée autour de la rhubarbe : cueillir, réaliser des confitures, les distribuer… Un autre monde en effet, ce qui permet de relier les gens dans le quartier, un moment où l’on se retrouve et la convivialité et prendre le temps de faire les choses c’est assez rare aujourd’hui. Je dirai donc que c’est un roman qui fait du bien, on prend le temps de rêver avec la jeune fille.

Un roman à lire pour se détendre, pour rêver ailleurs.

 

 

 

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Elizabeth et son jardin allemand – Elizabeth Von Arnim

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C’est l’histoire d’une mère de famille anglaise mariée à un allemand, elle réside dans une demeure au nord de l’Allemagne, dont le principal atout est jardin.
Excentricité ou passion envahissante ? Question de point de vue.
Ce roman traite de différentes choses, la vie d’une mère de famille, isolée dans sa demeure, mais qu’on ne s’y trompe pas Elisabeth adore la solitude, elle aime également ses trois filles espiègles, innocentes et naïves. Outre les liens d’une mère envers ses enfants, on y voit aussi les liens qui unissent Elisabeth et son mari l’Homme de Colère , qui en dit long sur la relation qui les unit. Elle fait le portrait d’un homme qui semble avoir peu d’estime pour les femmes, témoignage de la condition féminine au XIXe siècle.
Mais pour Elisabeth, rien ne compte autant que le jardin, l’amour des fleurs, le pari de faire pousser des rose-thé hors des serres. Une obsession pour elle, des erreurs nombreuses, quitte à passer pour une excentrique, cette lubie lui coûte beaucoup mais c’est en quelque sorte sa revanche sur son mari, la société, un pied de nez à tous. Et c’est là que se trouve son bonheur.
Bonheur quelque peu troublé par l’arrivée de deux amies qui vont cependant égayer les soirées de conversations animées, drolatiques.
J’avais adoré Avril enchanté, pour cette insouciance, ce calme et cette quiétude qu’on peut trouver dans un jardin, un vrai havre de paix. On retrouve les ingrédients magiques, c’est doux, même l’hiver fait envie dans ce lieu. On respire avec Elisabeth les fleurs de son jardin, on contemple avec ravissement les harmonies de couleurs, qu’on soit amateur de jardin ou non, on admire cet endroit.
A lire pour se délasser au soleil et savourer un instant de bonheur.

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En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut

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De nombreuses critiques sur ce roman, mais je veux absolument laisser une trace de cette lecture un peu hors norme. Hors norme car je l’ai lu très rapidement (moins de 24h), d’une part car l’écriture est fluide et d’autre part car l’histoire est assez prenante, tout simplement. Hors norme aussi parce que le roman traite d’un sujet grave mais cela n’apparaît qu’en pointillés, tout simplement parce que le roman se passe essentiellement à travers les yeux d’un enfant, certains éclairages nous viennent du père.
Le roman est flamboyant, une famille extravagante car la mère ne vit pas véritablement dans la réalité, dans un monde fait de contraintes, on nous dépeint une femme pétillante, pleine de vie, qui se moque de toute convention. Tout ceci s’explique aisément au fur et à mesure du roman, la folie prend le pas sur l’extravagance. Le roman se noircit mais rien de misérabiliste, au contraire la maladie ne met pas un coup d’arrêt à la vie de cette famille. Ils vivent malgré tout, évidemment quelque chose se brise dans l’harmonie de cette famille.
On ressort de ce roman en se disant que cela est triste mais pas  plombant au contraire c’est tellement flamboyant d’un autre côté, tellement plein de vie que le sentiment du lecteur est vraiment complexe. Une réussite pour ce roman !
Un roman pour se divertir, pour respirer à grands poumons la vie souvent triste, mais il faut bien faire avec. Voilà la leçon que je retiens de ce roman.

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Avril Enchanté – Elizabeth Von Arnim

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Deux anglaises voient paraître une petite annonce pour louer un château en Italie durant le mois d’avril. Ces deux jeunes femmes moroses engluées dans leur quotidien, les convenances prennent leur courage à deux mains et sans révéler leur projet à leur mari, elles puisent dans leurs économies et se lancent dans l’aventure. Elles partagent ces vacances avec deux autres invitées, très différentes d’elles mais qui ont elles aussi besoin de calme.
Cohabiter ensemble n’est pas chose facile, mais la magie de l’endroit va faire son œuvre. Tout ce qui était triste et compliqué devient gaieté et simplicité dans cet endroit charmant où tout n’est que beauté.
Bref un mois extraordinaire va se jouer en ces lieux, un endroit comme on rêverait d’en trouver, un jardin splendide, le soleil, une retraite loin du monde où la liberté est de mise. C’est un endroit qui semble magique.
L’auteur décrit le jardin avec tellement de charmes, de précisions et de détails qu’on se dessine son propre jardin luxuriant, plein de recoins, calme et si vivant à la fois : enchanté et enchanteur ! C’est simplement écrit, c’est très léger. On pourrait dire que les événements qui arrivent sont plein de bons sentiments et tellement irréalistes, mais il s’agit d’une espèce de bulle, le lecteur accepte volontiers ces petites niaiseries. Cela fait beaucoup de bien.
Le roman se termine un peu vite, mais justement cela évite peut-être de tomber dans quelque chose de surfait et de trop facile. L’auteure esquisse à merveilles des portraits de femmes avec leurs désillusions, les déceptions mais c’est du coup plein d’espoir. La nature apparaît comme un remède à tout, un lieu de méditation, de repos, un lieu pour se ressourcer.
Un petit bonbon rose à déguster en toute saison pour un peu d’amour et de légèreté. 

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Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

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Ce classique de la littérature américaine, il ne faut pas passer à côté. C’est un livre magnifique, simple et tout à fait juste dans le choix des mots.
C’est un récit d’enfance, l’histoire de Scout, la petite fille rebelle et Jem, le jeune garçon, plein de fougue et qui veut montrer son courage. Ces deux enfants, élevés par leur père, seul, depuis la mort de leur mère, font l’expérience de la vie et vont de découverte en découverte, l’été où ils sont plus libres de découvrir leur voisinage. C’est d’ailleurs assez drôle et tendre, à travers leurs voisins, ils découvrent d’une certaine manière la nature humaine, ils développent leurs rapports sociaux.
Dans la deuxième partie, leur père est commis d’office pour défendre un homme noir, qui est innocent du crime qu’on l’accuse, mais on est en Alabama, on ne peut acquitter un noir. Les enfants vont en être victimes, leur père va travailler dur et cet épisode va transformer leur vie et leur apprendre davantage sur la vie.
C’est un roman plein d’espoir, touchant. Vraiment magnifique ! L’écriture, le récit tout est harmonieux dans ce roman, rien n’est de trop, c’est subtil, drôle, émouvant et simple.

A lire pour faire le plein d’innocence et voir le monde à travers des yeux d’enfant !

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Presque la mer – Jérôme Attal

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Un livre très frais, qui permet de ne pas trop réfléchir, léger et assez drôle.

C’est l’histoire ordinaire d’un village qui a besoin d’attirer un médecin dans sa campagne, c’est l’histoire peu ordinaire d’un village qui va faire croire à ce médecin que le village se situe au bord de la mer, alors que la mer il n’y en a pas.
Pour cela, il vous faut un médecin un peu naïf mais très pressé de s’installer et et de quitter une ville très froide, un village très motivé, des habitants un peu étranges mais très sympathiques.

Vous avez tout ce qu’il faut pour passer un moment sympathique, un roman qui se lit très vite, pas de grands sentiments ou de grandes réflexions mais on en ressort heureux, un peu d’eau de rose, de poésie et de magie ça fait du bien. On ne se prend pas la tête et finalement on n’oublie pas qu’on a passé un moment agréable avec ce livre.

 

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La vieille qui voulait tuer le bon Dieu – Nadine Monfils

Enfin ! Je voulais lire depuis longtemps un de ses romans, c’est fait, j’ai enfin découvert l’univers de Nadine Monfils. 

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L’histoire : Difficile à résumer, je trouve ça part un peu dans tous les sens. C’est un peu barré ! Mémé Cornemuse, concierge de son état est bien embêté car une des locataires de l’immeuble découvre le corps de son mari dans l’appartement. Pas question d’appeler les flics car Mémé Cornemuse est en train de préparer le cambriolage de la bijouterie d’à côté, il ne faut pas attirer l’attention. Et de là tout part à vau l’eau… Mais Mémé Cornemuse ne perd pas pied, elle ne laisse pas abattre et est pleine de projets, de vie. 

C’est déroutant comme petit roman, c’est drôle, osé… On se dit toujours que ce n’est pas possible… Mais si ! Mémé Cornemuse est un personnage décomplexé, elle tente tout : égoïste, vénale, obsédée, sans coeur, folle mais ô combien attachante. On ne va pas chercher midi à quatorze heures avec ce roman. On se détend, on rit et voilà c’est fini, déjà !!! 

Un roman qui se lit vite, trop vite, on en reprendrait bien quelques pages… J’ai adoré le langage de l’auteur, les expressions typiquement belges, le langage familier, les expressions que seule une Mémé peut utiliser… C’est drôle certes, mais pas seulement, cela donne de la force au texte. Le familier n’est pas là que pour nous faire rire, il y a un rien de poésie (je ne parle pas en plus des chansons d’Annie Cordy et des phrases mythiques de Jean-Claude Vandamme). 

Pour ne rien gâcher, un peu de suspense, une enquête à résoudre et vous êtes happés par le roman, un thriller qui fait rire ce n’est pas commun. En fait ce roman, il sort des sentiers, il est inclassable pour tout : les personnages, l’intrigue, la morale… c’est ce qui est plaisant. On oublie tout et on s’en paie une bonne tranche avec Mémé Cornemuse ! Un roman extravagant ! 

A lire quand on a un petit coup de mou, en profitant des premiers rayons de soleil du printemps, pour entamer la semaine ou le week-end avec une pêche d’enfer, pour rire ou sourire tout simplement. 

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Et puis Paulette… – Barbara Constantine

Une histoire peu ordinaire : un vieux monsieur qui va accueillir chez lui, une vieille dame, un veuf puis deux autres vieilles dames, une élève infirmière, un étudiant dans sa ferme, sans compter tous les animaux. C’est donc l’histoire de cette petite communauté qui se constitue. Chacun va s’entraider et appréhender la vie d’une nouvelle manière. Ensemble, ils font face.

C’est une histoire assez improbable, mais c’est tellement optimiste, joyeux, une petite communauté, voire une famille, va se former où règnent la solidarité, l’entraide, l’amitié, l’amour… J’adore aussi le fait que malgré cette ambiance joyeuse, la vie est faite de petits bonheurs et de grandes tragédies, mais c’est la vie et les personnages la prennent comme elle vient : mort, divorce, relations parents-enfants compliquées. Les situations sont difficiles mais tout peut s’arranger. On se dit d’ailleurs que dans la vie tout devrait être aussi simple, que les relations humaines devraient être aussi belles et dénuées d’intérêt. Chaque personnage arrive avec ses quelques bagages et surtout son passé, son histoire, ses blessures et c’est assez joli dans ce roman car tout est fait de bric et de broc mais ensemble ils vont reconstruire quelque chose, s’organiser et commencer une nouvelle vie pleine d’espoir. 

Une écriture simple, une lecture légère qui annule les méfaits de  la morosité de l’hiver. C’est très frais. Pas de prise de tête. Il ne faut pas chercher plus loin, ça se lit s’apprécie et ça fait du bien. C’est tout mais c’est déjà pas mal. C’est un roman léger mais qui n’est pas dénué de questions graves sur notre société en générale. Une écriture qui divertit mais qui ne cache pas les problèmes existants et qui prend le contre-pied d’une société individualiste qui met en valeur la jeunesse, qui ne prend pas en compte les relations inter-générationnelles comme une source de richesse. 

Ce n’est pas de la grande littérature, je ne dirai pas courez lire ce roman, en revanche s’il croise votre chemin arrêtez-vous, prenez le temps, c’est comme un grand bol d’air frais. Savourez et vous verrez les choses sous un autre angle.

A lire en cas de petite déprime, pour être résolument optimiste, pour se changer les idées et sourire. 

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La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi – Rachel Joyce

L’histoire : Harold Fry reçoit une lettre d’une de ses connaissances, celle-ci est en train de mourir… Cette lettre constitue un choc pour lui, elle le plonge dans ses souvenirs… Il part dans une quête ou plutôt dans une marche de plus de 1000 km pour aller à la rencontre de cette femme du passé. 

 

Ce livre est une pure merveille, l’histoire est assez simple, ce vieux monsieur se lance un défi : marcher contre la maladie. Mais cette aventure solitaire est l’occasion de multiples rencontres, les bouleversantes, les énervantes, les drôles, les attachantes… Ils rencontrent des gens qui vont l’aider, et lui à l’écoute de tous ceux qu’ils rencontrent, il les aide à sa manière. Cette marche est aussi émaillée de  ses souvenirs, agréables, douloureux… Harold Fry est un peu perdu, il cherche son chemin au sens propre et au figuré parfois, mais il n’a qu’une certitude, il doit avancer et arriver au bout. 

Mais il a laissé sa femme derrière lui, elle suit aussi le pèlerinage de son mari grâce à ses coups de téléphone, ses cartes postales puis dans les articles de journaux car cette marche fait des émules dans tout le pays. On suit donc en parallèle son histoire tout aussi bouleversante, leur histoire de couple, comment ils en sont arrivés là, jusqu’au bout de la quête d’Harold. Il s’agit pour chacun d’eux de se retrouver d’abord l’un l’autre pour se retrouver ensemble après tant d’années de routine. 

C’est une histoire émouvante et tendre, au début, j’avoue que j’avais un peu de mal à accrocher à cette histoire, mais en fin de compte on se laisse vite prendre au jeu… En fait ce qui est perturbant c’est que tout se mêle : le présent, les souvenirs… Mais quand on est habitué, c’est parti pour un bon moment de lecture. C’est une lecture que je qualifierai d’assez légère même si le thème de départ est triste, car c’est vraiment un roman rempli d’espoir. Il pose des questions très diverses sur la maladie, les non-dits, sa famille, nos réussites, nos échecs dans la vie, ce qu’on veut être et ce qu’on est… Derrière la légèreté d’un road-movie rocambolesque se dessinent de vraies questions sur le sens de la vie et le tout sans prise de tête. Pas de pathétique mais de l’émotion.

J’ai adoré !