Archives pour la catégorie Les livres sympathiques

Venise n’est pas en Italie – Ivan Calberac

41ej1jgv5rl-_sx210_Venise n’est pas en Italie – Ivan Calbérac, Le livre de poche, 2017 est un livre qui semble rafraîchissant, parfait pour une lecture d’été et surtout j’en avais entendu beaucoup de bien. 

L’histoire c’est celle d’un lycéen de quinze ans qui tombe amoureux d’une de ses camarades, cette dernière l’invite à Venise pour la voir à l’un de ses concerts de violon. Cependant Emile, est un jeune adolescent mal dans sa peau et surtout complexé par sa famille et son niveau social, ils vivent en effet dans une caravane et c’est justement avec celle-ci que la famille va accompagner Emile. Une véritable épopée va commencer, il faut qu’Emile atteigne Venise et retrouve son grand amour. 

J’ai aimé cette histoire qui se lit très vite, la famille est assez atypique, les personnages sont assez savoureux, le père rempli de sagesse et de contradictions, la mère veut le meilleur pour sa famille mais aussi un peu perdue, le frère vient faire irruption dans l’histoire et apporte son grain de sel. Le voyage jusqu’à Venise est plein de rebondissements et rien ne se passe comme le personnage principal le souhaite. C’est à la fois un peu fou comme histoire et à la fois rien de complètement irréaliste, c’est l’histoire d’une famille décalée. 

Le roman est raconté à la première personne par la voix du jeune garçon qui écrit dans son journal intime toute l’histoire. Ce qui est intéressant c’est la manière dont Emile raconte son mal-être d’adolescent et les tensions dans sa famille, confrontés à des problèmes comme de nombreuses familles mais qui vivent les choses à la légère, avec philosophie. Cette famille qui l’agace profondément par son comportement car elle ne ressemble à aucune autre et ne passe pas inaperçu, pourtant cette famille il l’aime et elle se montre touchante.

C’est un roman rafraîchissant, une lecture facile, on se laisse facilement embarquer, le personnage du père m’a un peu agacé, à la longue son comportement est un peu usant. De même le malaise du fils passe inaperçu aux yeux de la famille, le schéma se répète un peu tout au long du roman. J’ai donc bien aimé sans que cela soit un coup de cœur. De plus au cours de ma lecture, j’ai trouvé deux coquilles assez grossières, cela a le don de m’irriter un peu, dans le prix du livre on doit pouvoir trouver une écriture impeccable. 

A lire pour se détendre, pour une petite bulle de fraîcheur. 

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L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert

41ijyqtkyil-_sx210_L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert, Le Livre de Poche, 2015 est un roman court et léger figurant parmi mes lectures d’été, de l’humour, de la romance, tous les ingrédients pour une lecture pas prise de tête. 

L’histoire c’est celle de femmes vivant dans un immeuble, dont le centre névralgique est l’appartement de la Reine, une ancienne danseuse étoile qui intronise chacune des autres locataires de l’immeuble. Rien ne se fait sans elle, et l’une des conditions pour vivre ici, c’est de ne jamais amener d’hommes. Toutes les autres n’en ont pas l’intention, elles ont toutes été durement blessées par la gent masculine et se méfient d’eux. Toutes, non car Juliette, la dernière arrivée n’aspire qu’à une chose : trouver l’amour, alors petit à petit elle chamboule l’esprit des autres occupantes et chacune se prend à rêver d’amour, d’hommes. 

Peut-on vivre dans un monde sans hommes ? Bien évidemment que non, et la situation vire souvent au cocasse lorsque l’électricien vient ou le plombier , il faut trouver son équivalent féminin. Ce qui est touchant dans ce roman, c’est l’histoire de ces femmes, chacune déçue par les hommes, trompée, ou même adulée, on retrouve tout un panel des raisons pour lesquelles on pourrait renoncer aux hommes car la femme se sent trahie, humiliée. La fin n’est pas surprenante, elle n’est pas complètement positive mais je dirai qu’elle se termine bien tout de même. 

Dans l’écriture, j’ai adoré ces femmes, toutes un peu bizarres, décalées mais l’humour est subtil, il y a la sicilienne au caractère bien trempé, celle qui fait du thé en toute occasion, la professeure de yoga qui règle ses problèmes en faisant le héron, celle qui attend la floraison des bambous, et Juliette, la petite jeune prête à tout pour trouver l’amour, celle dont on connaît le fond de la pensée. Ces petites apartés avec le lecteur sont assez drôles aussi. Cet immeuble exclusivement féminin, exception faite de Jean-Pierre… où résident  des personnages hauts en couleur donne un coup de pep’s. 

A lire pour découvrir une petite romance décalée. 

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano

cvt_ta-deuxieme-vie-commence-quand-tu-comprends-que-tu_1276L’histoire c’est celle d’une femme qui n’est pas loin du burn-out lorsque sa voiture tombe en panne, qu’elle rencontre un couple charmant qui la réconforte. Elle prend alors conscience de sa vie qui prend un tour qui lui déplaît où elle a l’impression de s’éloigner de ceux qu’elle aime.

La rencontre qu’elle fait est déterminante car l’homme lui révèle être « routinologue » et lui propose de prendre sa vie en main. Etape par étape elle va se débarrasser de ce tout ce qui lui nuit, ce qui l’empêche d’être simplement heureuse.

Ce livre est vraiment à mi-chemin entre le roman et le livre de développement personnel. L’histoire n’est qu’un prétexte, un support pour présenter des méthodes pour se fixer des objectifs, pour résoudre des conflits. Bref chaque chapitre, comporte un nouveau conseil, une nouvelle habitude à adopter. Et petit à petit changer sa vie, le personnage principal se métamorphose à grands pas devant nos yeux, un peu trop beau pour être vrai… Mais ce n’est qu’un roman.

Mon avis personnel, c’est qu’il ne faut pas lire ce livre pour l’histoire, car elle est assez banale, les personnages principaux n’ont pas de spécificités propres, ils correspondent plutôt à ce que j’appellerai des types : la femme mariée qui s’ennuie, le mari pépère qui se laisse vivre, l’enfant un peu hyperactif qui ne demande qu’à jouer… Le but étant je pense que tout le monde puisse se retrouver dans ces personnages. Il s’agit plutôt de dépeindre la société contemporaine et de remettre en cause notre manière de vivre.

Au lieu de lire un livre de développement personnel pur, on a donc une petite mise en scène mais au final cela revient au même. J’avais lu beaucoup de critiques positives sur ce roman, de plus il est très populaire. Mais sincèrement, il ne m’a pas touchée. Il est rempli de conseils, pourquoi pas ? Certains conseils sont intéressants mais de là à révolutionner mon regard sur la vie. Le roman ne m’a pas bouleversée. Je l’ai lu assez rapidement, avec plaisir car j’ai trouvé la lecture légère, idéale pour l’été sur la plage. Je ne suis pas très livre de développement personnel, car cela m’agace un peu cette manière de vous dire comment vivre plus heureux, un véritable engouement auquel je n’adhère pas vraiment, en terme de littérature, j’entends. Chacun peut y trouver son compte, mais je pense qu’il ne faut pas trop en attendre non plus, cela dépendra vraiment de chacun, de sa sensibilité au développement personnel. Je ne recherche pas cela dans un roman, je cherche à m’évader, j’ai eu l’occasion de lire ce roman, ce fut une découverte intéressante mais je ne me lancerai pas dans l’autre roman de l’auteure.

Donc un roman optimiste, à lire pour se détendre, glaner quelques conseils, pour préparer la rentrée peut-être. Sans prise de tête.

 

La pelouse de camomille – Mary Wesley

10739_806750.pjpegLa pelouse de camomille c’est l’histoire de Calypso, Polly, Sophy, Oliver et Walter qui se retrouvent comme chaque été pour profiter de la maison de leur oncle et tante Helena et Richard dans les Cornouailles, ils y retrouvent les jumeaux, amis du village. Tous apprécient le charme du paysage et quel plaisir de se retrouver pour discuter sur cette pelouse qui fleure bon la camomille. C’est un moment d’insouciance et de liberté, car la guerre approche et va à jamais rompre le charme de ces instants.

Pourtant la vie continue, on va retrouver nos héros entre les Cornouailles et les bombardements londoniens, ils vont essayer de vivre, de survivre et surtout de se construire chacun devenant des adultes. C’est un roman rafraîchissant car les personnages sont loin des conventions britanniques, ils sont pleins de vie et comptent bien en profiter, ils sont volages, peu sérieux mais pourtant ils font des choix qui vont souvent transformer leur vie.

Ce sont des personnages attachants et le roman présente le tout comme une saga familiale et historique, la guerre est en arrière fond et on pourrait presque dire que le thème est traité avec beaucoup de légèreté, malgré quelques piqûres de rappel qui ramènent les personnages mais surtout le lecteur à la réalité de l’époque. La narration oscille entre le passé des années 39-45 et le temps présent de la narration environ trente ans plus tard où le lecteur découvre peu à peu quels choix les personnages ont faits, quelle vie ils ont menée. C’est d’ailleurs parfois assez triste de voir comment certains passent à côté de leur vie, d’autres assument complètement leurs choix, mais d’une certaine manière tout le monde a des comptes à rendre, et la vie laisse des traces : amertume, secrets, non-dits, amour aussi et heureusement.

C’est donc un roman résolument optimiste, l’écriture est légère, il ne faut pas chercher les conventions dans ce roman, il n’y en a pas, d’ailleurs cela permet de lire un roman très frais, idéal pour déconnecter, pour se laisser surprendre par l’auteur, car elle réserve au lecteur des rebondissements toujours inédits au fil du roman. Le tout n’en reste pas moins touchant.

A lire pour déconnecter, pour retrouver un monde libre, faisant fi des préjugés, où l’idéal de vie est l’insouciance.

La bibliothèque des cœurs cabossés – Katarina Bivald

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Je suis dans une période feel good côté romans, du léger, sans prise de tête, un genre qui ne déçoit que rarement car les attentes sont souvent comblées, une fin heureuse, pas trop gnan-gnan et on part dans une nouvelle aventure.

La Bibliothèque des cœurs cabossés a eu un succès immense, je le lis avec des années de retard, mais je ne me force pas à lire toutes les nouveautés, je les note et je les garde pour plus tard.

Alors si vous ne l’avez pas encore lu voici l’histoire : Sara, une jeune suédoise entretient une correspondance avec une cliente Amy Harris, américaine, de l’Iowa, Broken Wheel. Sara arrive donc pour rencontrer son amie et pour passer d’agréables vacances à lire et discuter, mais quelle surprise quand elle apprend que son amie est morte peu avant son arrivée. Un vrai désastre ! Et finalement dans cette ville, avec ses habitants si étranges, si cabossés 😉 Sara va se faire une place dans leur cœur, elle devient le centre de toutes les attentions. Cependant son visa de touriste va expirer et les habitants redoutent de voir partir cette jeune femme qui leur amène l’espoir d’une vie nouvelle.

Une histoire qui mêle les livres, des histoires très diverses sur les vies des habitants, un soupçon d’amour et vous avez un bon roman pour se détendre. Cette jeune femme aime les livres et il est agréable de voir comment elle conseille les habitants très réticents à la lecture, mais l’idée que tout le monde a un livre qui lui correspond parcourt ce roman. C’est le fond de ce roman, le lien qui unit la littérature et la vie, comment la littérature peut permettre de supporter la vie, elle permet de se distraire, de s’échapper, de se dépasser, d’avoir un autre regard sur le monde. Evidemment tout ça dans une ambiance très détendue, rien de bien philosophique, mais les titres des chapitres parfois tendent à le rappeler (littérature 1 – vie 0 par exemple).

J’ai beaucoup aimé cette histoire, je comprends maintenant son succès, il est sympathique, les personnages un peu loufoques sont attachants, certes les situations sont parfois incongrues, rien de réel mais on se prend tout de même au jeu et on très envie de voir ces habitants de Broken Wheel prendre leur revanche sur la vie. J’ai eu beaucoup d’empathie et sympathie pour ces personnages. Mission accomplie pour ce roman.

A lire pour se divertir, passer un bon moment dans une ville américaine hors norme.

Les derniers jours de Rabbit Hayes – Anna McPartlin

51ezv34wtll-_sx210_Cette couverture fleurie on la voit partout dans les blogs, des avis plutôt positifs, pas tous, mais quand même, il a croisé ma route je l’ai emprunté pour me faire une idée de ce phénomène.

L’histoire c’est celle de Mia rebaptisée Rabbit par sa famille et ses amis, elle vit ses derniers jours en entrant dans un centre de soins palliatifs. Autour d’elle, sa famille, ses parents, son frère, sa sœur et surtout sa fille Juliet, enfin ses amis, lui rendent visite pour lui dire adieu. Rabbit, entre deux éveils douloureux, se remémore son passé d’adolescente, son amour de toujours.

Evidemment, le thème est loin d’être drôle, Rabbit a un cancer et on connaît la fin. Bref, tout l’intérêt ce sont les liens familiaux de cette famille aimante, un peu hors-norme par certains aspects, une famille avec ses disputes, ses contradictions, ses fous rires, on pourrait dire un joyeux bordel. Chacun avec ses problèmes. Mais une seule chose les anime, il faut être réuni autour de Rabbit, qui nous apparaît comme une personne assez extraordinaire, très chérie par ceux qui l’entourent. Au-delà du thème de la maladie, qui semble par ailleurs très documenté, la famille, il y a les amours, de belles tranches de vie à lire. Je dirai donc que c’est un roman très divertissant, on s’attache vraiment à tous ces personnages. Je faisais partie de ce monde pendant les quelques heures de lecture de ce livre, je les retrouvais toujours avec plaisir.

Un roman que j’ai trouvé aussi émouvant. Et je suis assez enthousiaste sur ma lecture proche, mais même si je sais que je n’ai pas lu le livre du siècle, j’ai vraiment passé un agréable moment et malgré tout j’ai eu une petite larme à la fin. Je trouve que tout cela est bien ficelé, plausible, ni trop sentimental, ni trop dans le pathos. Ce n’est pas trop cliché, malgré le thème de la mort et de la maladie, cela reste un roman assez facile à lire.

A lire pour passer un moment intense et émouvant dans une famille remplie d’amour, de problèmes, pour s’attacher à tous ceux là et passer un bon moment en leur compagnie.

L’arabe du futur -Riad Sattouf

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J’ai enfin lu cette bande dessinée au grand succès, dont tout le monde parle… Et je n’ai pas été déçue. L’histoire c’est celle de Riad, petit garçon aux cheveux d’or qui part avec son père et sa mère vivre en Lybie tout d’abord. Le père de Riad a en effet obtenu un poste d’universitaire là-bas, au moment où Khadafi prend le pouvoir et a pour ambition d’éduquer son peuple.
Tout se mêle alors dans ce récit : vie politique et la vie personnelle d’un petit garçon qui ne comprend pas tous les enjeux de la vie, de la société. Les mots sont donc simples, mais tellement innocents parfois qu’ils en sont criants de vérité et percutants pour un lecteur adulte.
Puis après un passage en France, c’est le déménagement en Syrie, le père de Riad est syrien justement, il retrouve alors sa famille. Pour le petit Riad, la vie devient plus difficile, il grandit, il a du mal à se faire accepter avec ses cheveux blonds, à se faire des amis car il ne va pas encore à l’école. Il a du mal à s’intégrer à cause de sa différence. Un beau sujet.
On s’attache beaucoup à ce petit bonhomme qui découvre la vie, on entre bien dans cet univers à chaque fois monochrome, cela donne une ambiance mais la couleur qui nous inviterait au réalisme, nous laisse extérieur et cela paraît de ce fait moins dur. On voit ce que voit cet enfant, une vision naïve, édulcorée de ce qui se joue parfois de cruel.

Une bande dessinée à découvrir car on y apprend tellement.

La petite boulangerie du bout du monde – Jenny Colgan

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C’est l’histoire d’une jeune femme qui a tout perdu semble-t-il : son boulot, son compagnon, ses amis… Elle veut tout reprendre à zéro et part sur une île dans les Cornouailles avec le peu d’argent qu’elle possède.
Une île c’est toujours un peu particulier, les gens peuvent être étranges mais ils se comprennent et se connaissent bien. Polly va donc s’adapter dans ce nouvel univers, elle va y être aidée par l’arrivée d’un macareux blessé dont elle va prendre soin. Son atout : la cuisine et particulièrement la pâte. Elle adore faire du pain et cela tombe bien la boulangerie est tenue par une vieille femme grincheuse. Il faut ajouter à cela des rencontres : les marins du port, l’apiculteur taiseux, le vétérinaire et la meilleure amie.
Tous les ingrédients sont réunis : amitié, amours, drame, légèreté… On passe un bon moment, un roman à l’eau de rose et pourtant pas tant que ça. Car finalement les sentiments des personnages sont assez complexes, rien n’est trop caricatural.
Mais le meilleur du roman c’est le goût du pain extraordinaire que Polly fait et qui rend tout le monde accroc, ce roman sent bon le pain frais et chaud. On a envie d’avoir une boulangerie comme ça, on a envie d’une île pour quitter le tourbillon impétueux de la vie, se retirer et regarder la mer.
C’est un roman léger, divertissant. Aucun mal à se faire plaisir !

La galerie des maris disparus – Natasha Salomons

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C’est un livre très frais, l’histoire d’une femme juive abandonnée par son mari et qui se retrouve seule avec ses deux enfants dans une société très conservatrice. Mais cette femme semble avoir une bonne étoile et surtout un goût sûr pour les œuvres d’art. Elle fera aussi les bonnes rencontres. Sa vie est parsemée de rencontres avec des artistes qui veulent faire son portrait pour différentes raisons : amour, amitié, pour payer une dette… Elle aura sa propre galerie de portraits en même temps qu’elle devient une galeriste renommée dont on suit la vie. Elle va tenter de retrouver son mari, demander le divorce, croquer de nouveau la vie à pleine dents, voit grandir ses enfants. Une vie bien remplie envers et contre tout.
C’est assez bien écrit, c’est très plaisant et divertissant, sans prise de tête. On se prend au jeu, on se prend de sympathie pour cette femme. J’avais adoré La vie rêvée de Jack Rosenblum. Celui-ci est peut-être moins drôle mais tout autant attendrissant.

A lire pour changer, se divertir et prendre la vie du bon côté.

Le mystère Henri Pick – David Foenkinos

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L’histoire : Un manuscrit est retrouvé dans une bibliothèque de livres refusés. Un bibliothécaire, un peu particulier, ouvre à partir d’un modèle américain, un endroit où les auteurs peuvent venir déposer leur manuscrit refusé par les éditeurs.
Une jeune éditrice justement exhume un manuscrit écrit par un certain Henri Pick, un pizzaiolo mort il y a deux ans, qui n’a jamais eu l’apparence d’un écrivain, qui n’a jamais exprimé cette envie. Mais le succès est là, cette histoire plaît, tout le monde peut écrire et surtout les éditeurs n’ont pas toujours raison. Un journaliste littéraire pas dupe va lui enquêter de son côté et va mettre cette histoire au clair.
Mais évidemment derrière cette apparence de mystère, de suspense, ce roman n’est pas que cela. Ce sont aussi beaucoup d’histoires croisées, des relations amoureuses, des couples forts, des couples rodés, érodés… Ce roman de Pick va bouleverser beaucoup de destins, d’où cette petite réflexion, la littérature peut vous changer… Bon la ficelle est un peu grosse dite comme ça et tout cela est bien plus subtil chez Foenkinos. Mais oui, ce livre va changer la vie de ces gens, car le succès est si incroyable que tout est changé.
Mais ce n’est pas non plus que cela, ce roman c’est aussi un regard sur notre société, sur le monde littéraire, ce sont des petites critiques parsemées de-ci delà. Rien de bien nouveau, mais ce sont de petits clins d’œil sur notre monde d’aujourd’hui, un petit instantané.
Ce roman est une lecture fraîche qui détend, un mystère qui vous tient un peu en haleine, c’est aussi très tendre comme l’auteur sait le faire à son habitude, écrit en toute simplicité.
A lire pour se détendre, pour passer un bon moment entre mystère, amour et manipulation.