Publié dans J'ai adoré, Les livres qui apprennent, Les polars

La griffe du chien – Don Winslow

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Une histoire difficile à résumer car elle dure sur de longues années et grouille de personnages qui se croisent, changent de camp. Mais on peut tout de même le résumer ainsi, c’est l’histoire d’Art Keller, qui devient seigneur de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis et veut démanteler le clan des Barrera qui importe de la drogue.
Bien plus qu’une histoire, c’est une vraie plongée dans ce monde de la drogue, on sent que c’est très documenté et très réaliste. Ames sensibles s’abstenir ! Les narco trafiquants ont peu de sentiments et ça saigne ! Mais ce n’est absolument pas ça que je retiendrai.
Ce que je retiens surtout c’est la capacité de l’auteur à nous raconter et à nous expliquer en même temps les enjeux du côté mexicain mais aussi l’intérêt des Etats-Unis. C’est vraiment complexe mais ce n’est pas du tout manichéen comme roman. Il n’y a pas les méchants d’un côté et les gentils de l’autre. Le tout est entremêlé. L’auteur nous emmène dans la recherche des Barrera pendant plus de 800 pages et de manière haletante. On ne s’ennuie jamais.
Les personnages aussi sont très intéressants, ça grouille de personnages, mais leurs caractères sont finement travaillés, on se les imagine bien, par ce que les autres personnages pensent d’eux parfois avec de gros clichés comme sur les Irlandais, mais aussi parce qu’à chaque fois on a leurs pensées pour les cerner. Cette alternance permet au lecteur de mieux les connaître, de voir ce qu’ils renvoient mais aussi ce qu’ils pensent. Les personnages sont animés par un sentiment de vengeance, mais c’est aussi leur survie qui est au cœur de l’action, l’inattention n’est pas permise, c’est l’erreur fatale. Mais je ne devrais peut-être pas dire ça mais les personnages sont attachants, même les plus grands criminels, car l’auteur nous les fait apparaître comme des humains, des monstres certes mais avec leurs failles, leurs sentiments. Alors non, on n’oublie pas les pires atrocités commises mais le temps de quelques pages, on se rend compte qu’ils ont aussi un cœur. C’est un roman haletant, passionnant, il ne faut pas avoir peur de la longueur, ça vaut vraiment le coup, on en sort informé de ces relations entre les Etats-Unis et le Mexique, les cartels de drogue, des enjeux politiques complexes. Mais on sort aussi de cet univers qui nous a été familier presque à regret.

Un livre haletant et passionnant !
Publié dans Les polars, Non classé

Hiver- Mons Kallentoft

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Quand la saison détermine tout un roman…
Hiver, c’est l’histoire d’un homme qu’on retrouve pendu à un arbre, gelé. Qui est cet homme que tout le monde reconnaît mais dont personne ne s’inquiète ? C’est l’enquête menée par Malin Fors et ses coéquipiers, en Suède, dans une petite ville qui s’avère complexe, des suspects mais personne ne semble pouvoir avoir commis ce meurtre. Les différentes pistes sont suivies, explorées, beaucoup de cul de sac. J’ai beaucoup aimé cette manière dont est menée l’enquête. rien n’est démesuré, on n’est absolument dans rien de spectaculaire, de petites avancées, les interrogatoires, mais on avance au fur et à mesure et on se prend vraiment à l’histoire.
J‘aime beaucoup la manière dont c’est écrit, dès le début l’esprit du cadavre nous parle, parle aux personnages, rien de surréaliste mais cela amène aussi des indications au lecteur sur la vérité. On pressent les choses avant les enquêteurs par d’infimes indices. et puis, cette manière de faire de l’hiver l’élément prégnant du roman : c’est plus qu’une atmosphère, il détermine la vie des gens, ce froid que l’on ressent dans chaque page.
Il s’agit aussi d’un subtile mélange entre l’enquête et la vie privée des enquêteurs. Ils ont des problèmes, oui mais des soucis du quotidien, ce ne sont pas des personnages hyper tourmentés comme dans les polars américains. Des personnages assez simples, même si Malin Fors semble une force de la nature, mère, maîtresse, fille aussi, elle multiplie les casquettes et on s’attache à ce brin de femme asociale mais qui lutte contre ses penchants naturels.
Une belle découverte pour moi d’un polar suédois, suite à lire dans les autres saisons…

Publié dans Les polars, les thrillers

Avant d’aller dormir – S.J. Watson

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Emballée et tenue par un roman comme jamais. Une envie d’y retourner sans cesse et comprendre. C’est une histoire incroyable, une femme se réveille un matin et découvre un homme dans son lit, celui d’une nuit, non celui de sa vie, son mari, mais elle ne s’en souvient pas. Chaque nuit les souvenirs sont effacés, restent seulement les anciens souvenirs, ceux de son enfance jusqu’à son accident. Un accident de voiture ? Une agressions ? Les souvenirs s’entremêlent, se confondent, les versions des un et des autres également. Mais alors que se passe-t-il ?

On est suspendu au journal de cette femme qui va reconstruire petit à petit son passé. J’ai été véritablement tenu en haleine… Pas d’action mais un thriller purement psychologique. C’est vraiment bien construit, car tout se révèle vraiment petit à petit. J’ai vraiment adoré, les pages se dévorent.

Une lecture pour douter, pour trembler un peu…

Publié dans Les polars, les thrillers

Miséricorde – Jussi Adler-Olsen

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Une histoire à dormir debout ! ou à ne plus dormir du tout !
Un département créé pour élucider des affaires qui n’ont rien donné jusque là : la disparition d’une jeune femme cinq ans plus tôt, brillante politicienne, une carrière en pleine ascension, un lourd secret, un poids à porter. Elle disparaît… Suicide, c’est la thèse la plus probable… Un assassinat, peu de preuves… Un enlèvement c’est bien ce que va découvrir le policier qui reprend l’affaire aidé de son acolyte un peu mystérieux…
Une enquête qui va faire monter le suspense à son paroxysme, l’enquête va-t-elle être résolue, les criminels arrêtés, les mobiles découverts…

C’est très bien construit du point de vue des fins de chapitre laissés en suspens, le personnage principal pas trop caricatural des romans policiers, un peu têtu, caractéristique des bons enquêteurs.

Bref, on se prend au jeu, le rythme s’accélère à la fin, ça en devient palpitant. Un bon roman, un bon moment de détente. Je lirai les autres sans hésiter. La littérature scandinave policière est palpitante.

Publié dans Les polars, les thrillers

Mourir sur Seine – Michel Bussi

L’histoire : L’Armada de Rouen en 2008, un meurtre sur fond de piraterie, trésor et de légende. Une journaliste mène l’enquête et se trouve au plus près de l’intrigue, et de révélation en révélation elle finit par reconstituer tous les éléments du puzzle.
La force de Michel Bussi, c’est de faire un polar palpitant, mais de manière assez « soft », si on peut dire. J’avais déjà trouvé cela admirable dans « Un avion sans elle », vous êtes embarqués dans une histoire de meurtre mais rien de macabre, pas de détail sordide. Tout se joue dans la finesse, les personnages, même si comme dans tout polar, ils sont très typés.
Ce qui est assez plaisant et frustrant à la fois, c’est que si à la fin d’un chapitre vous avez une révélation, rien de bien nouveau dans le genre, mais ici en réalité c’est toujours le personnage qui a un temps d’avance sur le lecteur. C’est assez amusant, car le lecteur comprend qu’il se joue quelque chose mais il ne sait pas quoi : le jeu d’un regard, un souvenir, un détail en somme. Et tout cela vous emmène à travers la ville de Rouen.
Cela aussi est assez plaisant, un univers que l’on connaît peu, un événement important l’Armada, j’ai appris plein de choses sur la région de Rouen, c’est une petite balade historique sympathique, des légendes aussi.
Un livre qui se dévore, une bonne intrigue, le tout bien dosé, on pressent certaines choses mais aussi de la finesse dans les actions, on se fait mener en bateau. J’adore !

Publié dans Les polars, les thrillers

Gataca – Franck Thilliez

Tout d’abord, je tiens un peu à m’excuser de ne pas avoir prévenu sur le blog, mais je ne suis pas très assidue en ce moment, que ce soit en lectures ou en en billets. Je ne sais pas si c’est la lassitude, mais je ressens de moins en moins l’envie et le besoin de laisser une trace de mes lectures. L’envie reviendra peut-être… 

 

L’histoire : Gataca est la suite du syndrome E bien que les deux romans, comme le souligne l’auteur, peuvent se livre indépendamment l’un de l’autre.
Dans ce roman on retrouve Sharko et Lucie, un an après, ils se sont séparés dans des circonstances tragiques. Lucie a besoin de réponses au drame qu’elle a vécu et se lance dans une enquête personnelle ; Sharko, suite à un meurtre se retrouve sur les mêmes pistes. Au coeur de l’enquête : l’ADN, la violence, ce dernier thème est présent également dans le premier roman. De Cro-Magnon, en passant par les tribus d’Amazonie aux meurtres d’aujourd’hui, on voyage dans le temps en tentant de répondre à cette question, pourquoi la violence ? Est-t-elle inscrite dans notre ADN ?

 

J’ai mis du temps à lire ce roman, car je crois que je n’ai pas été happée par le roman comme j’ai pu l’être pour le premier. J’ai adoré cependant et après avoir terminé le livre l’effet est le même, je trouve que les idées de l’auteur sont originales et surtout tout à fait crédibles. J’aime beaucoup ce côté scientifique mais aussi on peut aussi le dire philosophique du polar. Ce sont des questions tout à fait intéressantes sur la violence qu’il soulève.

 

Je trouve qu’un événement du polar n’est pas assez poussé à mon goût, une révélation, choc et j’aurai aimé en savoir plus mais peut-être que la clé sera donnée lors d’un autre épisode de ce couple d’enquêteurs. Je ne connaissais pas cet auteur, je crois que je suis maintenant une adepte. Le style, les révélations, le rythme, je ne suis pas déçue, toutes mes attentes vis à vis d’un polar sont comblées. Je ne suis pas une grande lectrice du genre, j’aime beaucoup changer les genres mais je vois en Franck Thilliez une valeur sure. Beaucoup de monde le dit, j’ai maintenant un avis sur la question. On ne semble pas pouvoir être déçu, en tout cas ces personnages sont bien dépeints, on s’attache à eux. J’espère les retrouver…

 

Publié dans Les polars

Le syndrome E – Franck Thilliez

Le syndrome E est un polar que j’ai dévoré en quelques jours de lecture seulement. Une fois bien accroché, le lecteur ne peut s’en défaire. Ce roman a quelque chose d’hypnotique. 

L’histoire : Hennebelle est contactée par un de ses ex, devenu aveugle après avoir regardé une film qu’il a acquis chez un collectionneur particulier, elle regarde ce film et cherche à en découvrir plus. Pendant ce temps en Seine-Maritime, le commissaire Sharko est appelé sur le lieu d’une scène de crime où cinq corps ont été découverts dans un triste état. Les deux pistes vont se croiser, les deux policiers vont ainsi unir leurs forces pour percer ce mystère. 

Un bon polar, c’est quand on ne peut pas décrocher, avec celui-ci c’est mission accomplie. Il y a beaucoup de rythme, on ne s’ennuie pas, les rebondissements ne se font pas attendre. Les deux personnages sont assez typiques des polars, rien de bien original, de ce côté là. Mais on ne tombe pas dans la caricature, on va droit au but et du coup le tout est assez réussi. 

J’ai adoré, l’intrigue est vraiment bien menée, à se demander parfois si tout ça est réel, peut l’être… C’est assez troublant. Et puis la fin se termine comme s’il s’agissait uniquement d’une énième péripétie du roman, as-t-on le droit de faire ça, laisser un lecteur sur la fin. C’est terrible et terriblement passionnant. Je lirai la suite Bienvenue à Gattaca car je ne peux rester sans réponse… 

J’ai adoré, pour le premier polar que je lis de cet auteur, je ne suis pas déçue. En plus, on me dit souvent, que les autres sont aussi bien voire mieux… 

Publié dans Les polars, les thrillers

Un avion sans elle – Michel Bussi

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Un avion sans elle, Michel Bussi, Les Presses de la Cité, 2012.

Cela faisait un petit moment que je ne m’étais pas plongée dans un polar ou thriller. Quel bonheur en plus de tomber sur un bon roman qui ne vous fait pas décrocher. 

 

Un avion sans elle commence ainsi : début des années 80, vol Turquie-France pour les fêtes de Noël, un crash… Un seul survivant, un bébé d’environ 3 mois… Le problème, à bord il y avait deux bébés du même âge.  Deux familles l’une riche, l’autre modeste se battent pour obtenir cette jeune fille, un détective privé est même sur le coup pendant 18 ans, il a une révélation juste avant de se suicider, l’affaire est résolue. Oui mais son corps est retrouvé dans sa maison peu de temps après… Reste seulement son carnet où il a consigné toute l’enquête. Et vous voilà parti pour un aller-retour entre les années 80 et 1998 où la jeune fille, survivante, vient d’avoir 18 ans et est toujours en quête de son identité. 

 

Je n’ai pas décroché de ce roman pendant une petite semaine, une seule chose m’importait le moment où je pourrai me plonger à nouveau dedans. Incroyable ! L’auteur fait monter la tension au fur et à mesure, il vous révèle beaucoup de choses, certaines que vous pressentez mais vous avez toujours un doute et certaines informations qui sont lâchées comme de petites bombes et que vous ne comprenez qu’à la fin. Disons que les dernières 150 pages, vous ne pouvez les lire que d’une traite car on ne peut fermer le livre si proche de la résolution finale. 

 

Une telle intrigue de nos jours n’a plus de sens, on pense tout de suite au test ADN… Justement, l’auteur joue avec les époques, les techniques, les personnages, les intrigues car plusieurs choses se jouent dans ce roman. L’identité de la jeune femme est un véritable enjeu pour elle, pour sa famille, pour sa relation de couple (bien sûr est-elle amoureuse de son frère ?). Tout ça s’entremêle, se démêle et vous ne devinez que des bribes de choses, tout ne s’éclaire qu’à la fin. Merveilleux. Pour les non amateurs de cadavres à tout va, on est tranquille, rien de sanguinolant, les descriptions succinctes sont suffisament évocatrices. 

 

Un livre à dévorer. 

Publié dans Les polars, les thrillers

Les anonymes – R.J. Ellory

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Premier livre que je lis de cet auteur et visiblement pas le dernier ! Un très bon polar que l’on dévore ! Il suffit de quelques jours pour lire ce livre, malgré un nombre de pages conséquents. 

 L’histoire : Un flic qui a commis une bavure reprend du service avec une affaire peu commune, une série de meurtres avec des corps qui ont une étiquette de morgue et des indices qui semblent avoir été laissés là exprès. Aucun lien entre les victimes apparemment… Mais là où les enquêteurs passent, les meurtres continuent. Qui sont ces victimes qui ne semblent pas avoir vécues, que personne ne semble connaître ? 

Une intrigue qui avance lentement mais attention aucun ennui. Car l’intrigue s’amplifie au fur et à mesure, tel personnage apparaît, il semble sans importance, on l’oublie un peu puis on se rend compte qu’il est lié fortement au suspect. Une tension qui monte puis redescend et on repasse au maximum. Tout est finement entremêlé. De même on trouve de tout, une tension qui va de l’enquête jusqu’à des scènes d’action intenses presque, jusqu’à une résolution qui n’est manichéenne et assez subtile. 

J’aime bien les polars, et il faut dire que les images créées par ce polar ne semblent pas renouveler le genre, notamment les personnalités des personnages sont caractéristiques : celle du flic désavoué qui a du mal à s’adapter à la société,  son coéquipier qui a une famille, un supérieur qui met la pression. Rien de nouveau, mais pourtant ce polar n’est pas qu’une histoire pour se divertir et frissonner. Il contient une image de la société américaine, une critique du système américain des agences secrètes. Plus qu’un polar donc une critique de la société. Ce regard distancié est intéressant et renouvelle le genre. L’intrigue et le fait de démonter un système nous tient les 600 pages du livre. 

Publié dans Les polars, les thrillers

La promesse de l’ange – Frédéric Lenoir et Violette Cabesos

L’histoire se passe au Mont Saint-Michel à la fois à notre époque où le lecteur suit une archéologue qui est passionnée de l’époque Romane et qui fouille à Cluny, mais aussi en 1023 dans l’abbaye bénédictine avec un frère maître d’oeuvre de la nouvelle abbaye du Mont. Comment ces deux personnages ont-elles leur destin lié ? Comment finalement vont-ils se rencontrer ? Toute l’histoire est liée aux pierres du Mont. 

 

Le roman a pour fond l’histoire du Mont Saint-Michel, les constructions romanes qui sont le coeur du roman, mais on balaye un peu tous les siècles et on voit l’évolution de l’abbaye. Mais dans l’Histoire, on a encore deux histoires : la première une histoire d’amour qui se déroule au Moyen-Age et qui se dévoile dès le début du roman mais dans un deuxième temps le roman prend une nouvelle tournure à la manière d’un polar. 

 

C’est un roman passionnant et un bon moyen pour découvrir l’histoire du Mont, j’ai beaucoup aimé l’enquête menée par l’archéologue pour savoir ce qui a pu se passer à l’époque romane. Pour que les personnages des deux époques se rencontrent, cela passe évidemment par un peu de paranormal et donc il ne faut pas trop avoir un esprit cartésien pour apprécier le roman. Parfois cependant c’est un peu trop je trouve. Mais cela ne gêne pas la lecture et ce n’est que ponctuel. 

 

J’ai vraiment adoré cette histoire, on est vraiment plongé dans l’histoire, elle a presque un aspect documentaire c’est d’ailleurs ce qui m’a le plus plu : l’histoire des vieilles pierres. On est vrament capté dans une histoire qui entrtient le mystère tout au long, il ne s’essoufle jamais, un rebondissement, une nouvelle information et vous êtes de nouveau attiré par le Mont, lieu très intrigant. 

Un bon moment de détente, un polar historique, une histoire merveilleuse, un peu magique, un peu comme le Mont.