Publié dans Non classé

Challenge de l’été 2017

challengeete_2017-500x334

Saefiel organise pour la 5e année Le challenge de l’été, inscription et règlement du challenge ici. Un groupe Facebook permet de partager ses lectures, son avancée. groupe facebook

Je ne suis pas très challenge, j’aime suivre mon rythme de lecture, je n’aime pas qu’on m’impose des titres ou des genres, en général cela me coupe l’herbe sous le pied. Je n’aime pas lire sous la contrainte. Pourquoi celui-ci alors ?

Il est vraiment très peu contraignant, j’ai une liste de livres à lire et on fait ce qu’on peut, on peut se fixer un objectif, le dépasser, s’adapter… C’est ce qui me plaît. Je vise donc le trophée du surfeur livresque avec 20 livres. Rendez-vous le 21 septembre pour faire le bilan.

Voici ma liste de livres à lire :

  1. L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert
  2. Jules – Didier van Cauwelaert
  3. La mémoire des embruns – Karen Viggers
  4. Le fil des souvenirs – Victoria Hislop
  5. Brasiers – Derek Nikitas
  6. La maîtresse des épices – Chitra Banerjee Divakaruni 
  7. La rivière noire – Arnaldur Indriðason 
  8. La cité des Jarres – Arnaldur Indriðason 
  9. La pelouse de Camomille – Mary Wesley
  10. Pour l’amour d’une île – Armelle Guilcher
  11. L’attente de l’aube – William Boyd
  12. Rien n’est trop beau – Rona Jaffe
  13. La part de l’aube – Eric Marchal
  14. Eté – Mons Kallentoft
  15. Amours – Léonor de Recondo
  16. Le roi n’a pas sommeil – Cécile Coulon
  17. Maman a tort – Michel Bussi
  18. Avant toi – Jojo Moyes
  19. Juste avant le bonheur – Agnès Ledig
  20. Ta deuxième vie commence quand tu comprends que n’es as qu’une – Raphaëlle Giordano

 

  • Le 26 juin, le challenge ayant commencé le 21 juin, j’ai déjà lu deux livres.
Publié dans Les belles découvertes, Non classé

Libertango – Frédérique Deghelt

419phrsvqml-_sx195_

Avec c’est ce roman c’est une entrée directe dans le monde de la musique classique et de l’orchestre. Waouh ! Quelle ambiance, une atmosphère feutrée, un chef d’orchestre handicapé qui sent la musique, la partage avec tous et brise les frontières, voilà comment je résumerais très rapidement ce roman.

L’histoire c’est celle d’un jeune garçon qui se prend de passion pour la musique, arpente le conservatoire, ne pratique pas d’instrument mais il entend la musique. Il va évidemment faire des rencontres extraordinaires qui vont lui permettre de réaliser son rêve et grandir. Ses rencontres peuvent être de grands chefs qui ont véritablement existé, comme la voisine ou juste une musique.

Cette vie se déplie sous nos yeux en aller-retours multiples grâce à une jeune fille qui veut faire un documentaire sur ce personnage, tour à tour la narration se déploie autour des interviews filmées du chef, de son journal, ou de la voix même des personnages. Au début j’avoue que je ne comprenais pas tout mais finalement on s’y fait très bien.

Au-delà de l’histoire et de tout ce que l’on peut apprendre sur le monde de la musique, le style de l’auteure est sublime. Une douceur dans les mots, j’ai pris du plaisir à savourer chaque instant, à déguster les mots et souvent m’a pris l’envie de lire avec de la musique classique en fond pour vivre avec ces personnages un instant. La bonne idée c’est qu’à la fin Frédérique Deghelt partage avec le lecteur les morceaux qui ont accompagné son écriture.

Le seul petit bémol de ce roman si je peux me permettre ce jeu de mot, c’est que je me suis essoufflée dans cette lecture, j’avais envie de la terminer et dans le même temps je trouvais que je lisais trop lentement. C’est une lecture qui se déguste, j’ai peut-être perdu cette sensation de prendre le temps avec un livre dans ma course effrénée à la lecture. Une vraie réflexion à engager avec moi-même.

J’ai vraiment apprécié ce roman et cerise sur le gâteau, j’ai aimé le contact avec le livre, avec les pages de chez Actes Sud, ce grain très doux. Vraiment, ça faisait longtemps que je n’avais pas éprouvé cette sensation au toucher.

A lire pour découvrir un univers, pour prendre le temps avec les mots !  

Publié dans Les livres qui apprennent, Les livres qui marquent, Non classé

Romain Gary s’en va-t-en guerre -Laurent Setsik

cvt_romain-gary-sen-va-ten-guerre_6383

C’est l’histoire de Romain Gary comme le titre l’indiqué mais plus particulièrement de deux jours dans la vie enfantine de l’écrivain à Wilno avec sa mère mais aussi confronté à la réalité d’un père qui se détache, qui reconstruit sa vie et qui abandonne son fils.

Voilà ce qu’on peut résumer grossièrement car en réalité tout cela est beaucoup plus fin. L’auteur écrit l’histoire de la mère et du père de Romain. Une mère qui apparaît comme excentrique, loufoque, extrêmement tendre avec son fils, une relation fusionelle. Et de l’autre côté, le père qui apparaît fuyant de ses responsabilités car pris détache ans un étau par la société,  par détache ans eux femmes qui demandent son attention, mais surtout un père aimant et fier de son fils. Entre les deux évidemment on trouve Roman, qui a du mal à se trouver entre ces deux un personnalités,  il ne veut blesser ni l’un ni l’autre. Une attraction terrible l’attire vers ce père,  il veut croire en lui.

Roman va tout découvrir sur ce pere, cette vérité qu’on veut cacher à un enfant lors de cette petite fugue, lorsqu’il va sécher l’école pour parcourir la ville. Et c’est là que j’ai véritablement apprécié le roman, dans ces portraits brosses par l’auteur des personnages que rencontré Roman. L’enfant va être confronter à la dure réalité de la vie, du mal des adultes, de la haine des juifs qui se développe en 1925. On trouve beaucoup de poesie, l’eau rencontré avec Macha, la jeune fille que tout le monde prend pour une folle mais qui en réalité est pleine de sagesse, qui a compris le monde, sa dureté. Il y aussi le Rabbin, sage qui tente de rassurer le petit garçon sur le sens de la vie.

Toutes ces rencontres vont forger le petit garçon et après ce court voyage initiatique, il aura tout compris et en sera à jamais transformé :  » J’ai vu ce que mes pères ont vu, je n’ai plus dix ans et demi, j’en ans quatre-vingts. » Cette vue du monde par un petit garçon est attendrissante, poétique, une prise de conscience très dure, poignante. C’est à ce moment qu’on se dit que ce garçon ne peut être comme les autres.

Un roman qui donne envie de lire Romain Gary à l’aune de cette image du père.

Publié dans J'ai adoré, Les livres qui apprennent, Non classé

La vie rêvée d’Ernesto G. – Jean-Michel Guenassia

sm_cvt_la-vie-revee-dernesto-g_8217

Un livre palpitant à travers le XXe siècle et un personnage Joseph Kaplan. Sa vie est tellement romanesque et si réaliste à la fois dans ce XXe siècle qu’il traverse si mouvementé. Aucune période ne lui sera épargnée.
En effet, son enfance est marquée par la première guerre mondiale, puis en Algérie, il vit la Seconde Guerre Mondiale, il n’est pas sur le théâtre des opérations mais il est tout de même fortement impacté, sa vie est comme mise entre parenthèses. Enfin, il retourne à Prague et se retrouve enfermé dans ce pays, une véritable prison physique et mentale. Mais dans ces péripéties, il va construire sa vie et celle-ci aussi est faite de bouleversements. On se dit que cet homme ne connaît aucun répit.
Pourtant on n’est pas du tout dans le pathos, car le personnage possède une grande force, il ne se laisse jamais abattre et c’est ce qui fait qu’on a beaucoup de compassion pour lui mais jamais de pitié. C’est un roman très beau, on se trouve vraiment emporté dans ce tourbillon, on va d’événement en événement, et les retournements de situation ne s’arrêtent pas. Mais tout cela est écrit avec beaucoup de simplicité. L’écriture est très plaisante et c’est très prenant. De plus on apprend plein de choses dans ce roman sur le paludisme, sur les idées du communisme et la République Tchèque. C’est un roman enrichissant.
J’oubliais de parler d’Ernesto G., pour moi c’est un peu l’incompréhension pour le choix du titre, car ce personnage est intéressant et son rôle est important mais il ne vient que très tardivement, au point même qu’on ne l’attend plus. Ce bémol personnel n’enlève rien à ce livre fabuleux !

J’ai adoré et j’aurai aimé que cela ne finisse pas… A lire !

 

Publié dans Les polars, Non classé

Hiver- Mons Kallentoft

sm_13443_1827536

Quand la saison détermine tout un roman…
Hiver, c’est l’histoire d’un homme qu’on retrouve pendu à un arbre, gelé. Qui est cet homme que tout le monde reconnaît mais dont personne ne s’inquiète ? C’est l’enquête menée par Malin Fors et ses coéquipiers, en Suède, dans une petite ville qui s’avère complexe, des suspects mais personne ne semble pouvoir avoir commis ce meurtre. Les différentes pistes sont suivies, explorées, beaucoup de cul de sac. J’ai beaucoup aimé cette manière dont est menée l’enquête. rien n’est démesuré, on n’est absolument dans rien de spectaculaire, de petites avancées, les interrogatoires, mais on avance au fur et à mesure et on se prend vraiment à l’histoire.
J‘aime beaucoup la manière dont c’est écrit, dès le début l’esprit du cadavre nous parle, parle aux personnages, rien de surréaliste mais cela amène aussi des indications au lecteur sur la vérité. On pressent les choses avant les enquêteurs par d’infimes indices. et puis, cette manière de faire de l’hiver l’élément prégnant du roman : c’est plus qu’une atmosphère, il détermine la vie des gens, ce froid que l’on ressent dans chaque page.
Il s’agit aussi d’un subtile mélange entre l’enquête et la vie privée des enquêteurs. Ils ont des problèmes, oui mais des soucis du quotidien, ce ne sont pas des personnages hyper tourmentés comme dans les polars américains. Des personnages assez simples, même si Malin Fors semble une force de la nature, mère, maîtresse, fille aussi, elle multiplie les casquettes et on s’attache à ce brin de femme asociale mais qui lutte contre ses penchants naturels.
Une belle découverte pour moi d’un polar suédois, suite à lire dans les autres saisons…

Publié dans Les belles découvertes, Non classé

Eux sur la photo – Hélène Gestern

sm_cvt_eux-sur-la-photo_9827

 

Je l’avais repéré depuis un moment, voilà enfin le moment de le lire !
Un livre magnifique ! Dès les premières pages vous êtes emportés par l’écriture, c’est subtil, doux et fin. Une écriture enchanteresse doublée d’une énigme. Hélène écrit une annonce à paraître dans un journal pour avoir des explications sur une photo qu’elle a retrouvée. Un homme répond, une correspondance s’engage. le voile sur ce pan de leurs histoires familiales se lève petit à petit, une histoire parfois difficile à entendre, qui apporte des doutes, qui explique leurs vies actuelles…
On ne lâche pas un seul instant ce livre, on a envie de le reprendre dès que possible, je l’ai dévoré. Les indices se révèlent au fur et à mesure, ponctués par la découverte des photographies, et les lettres qui vont suivre. Il y a vraiment quelque chose d’original dans ce récit.
Un moment magique à passer en compagnie de ces personnages et il est vraiment intéressant de se trouver transporter dans une histoire où le fil conducteur est composé de photographies, c’est fou ce pouvoir des mots qui donnent à voir.
Enchantée par cette lecture…

 

Publié dans J'ai bien aimé, Non classé

Le testament caché – Sebastian Barry

sm_cvt_le-testament-cache_7349

Une histoire intéressante et palpitante.

Roseanne est dans un hôpital psychiatrique depuis longtemps, trop longtemps car finalement plus personne ne sait vraiment comment elle est arrivée là. Le médecin qui la suit va donc l’évaluer et enquêter sur sa vie puisqu’on va construire un nouvel hôpital. on a donc affaire à un récit à deux voix, celui de Roseanne qui écrit à partir de ses souvenirs, feuillets qu’elle cache sous le plancher et celui du médecin qui enquête sur sa patiente. Le récit de Roseanne nous montre tout ce qu’elle a souffert dans sa vie, victime de sa beauté incomparable et d’une société très stricte moralement dans l’Irlande du XXe siècle. En filigrane, se dessine donc un portrait de la société irlandaise, de l’histoire ce qui donne encore plus de relief à cette histoire. Avec le médecin, on fait toute la lumière sur l’histoire de cette femme jusqu’à ce que les deux récits s’entremêlent. C’est assez surprenant.

Bref on se laisse embarquer dans cette histoire, petit voyage dans le temps, secret de famille, tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment.

Publié dans J'ai aimé sans plus, Non classé

Un hiver à Paris – Jean-Philippe Blondel

51hrbazcgel-_sx210_

L’histoire, un jeune étudiant qui assiste au suicide d’un autre étudiant de classe préparatoire, un ami, pas vraiment, une vague connaissance. Mais à partir de là, tout va changer dans sa vie. Il va devenir populaire auprès de ses camarades, de la famille de cet étudiant… Sa vie va complètement changer, sa vie en est profondément transformée.
Un roman calme, je dirai, qui se laisse lire, disons que c’est une petite pause lecture entre deux romans palpitants. En tout cas, même si c’est bien écrit, le thème intéressant, je ne sais pas si c’est un roman qui va marquer les esprits.
Je continue à lire cet auteur très plaisant et dont on parle beaucoup, mais pour le moment je n’ai pas eu de coup de coeur. 

Un avis assez court… Un roman qui se lit tranquillement en plein hiver… 

Publié dans Non classé

Fahrenheit 451 – Ray Bradubury

cvt_fahrenheit-451_1072

Dans le futur, un pompier a pour mission de brûler des livres, objet devenu subversif qu’aucun homme ne doit détenir. R. Bradbury imagine une société complètement vidée de sons sens, qui vit uniquement à travers le loisir. Vivre est encore un bien grand mot, il s’agit surtout de survivre, la voisine de Montag, le pompier, disparaît, après avoir discutée avec lui, de curieux sujet de conversations d’ailleurs. De ceux qui amènent le doute ; la femme de Montag qui se suicide mais qui ne se rend pas compte de la portée de ses gestes. Une société exsangue…
Mais l’espoir n’est jamais bien loin, Montag commence à réaliser que ce monde n’est pas pour lui, qu’il y a un un autre monde, une autre vie. Celle-ci est illusoire.
Je ne lis pas de science-fiction mais c’est le livre qui fait mentir. En effet, même si on a affaire à un roman d’anticipation, les aspects de ce monde décrit par l’auteur sont tellement réels. On nous décrit bien une société qui n’a plus coeur à l’ouvrage, qui ne pense qu’à se divertir, le livre est alors bien trop dangereux, il est celui qui permet de laisser l’esprit vagabonder, d’être libre.

Je trouve ce roman très intéressant, il porte les germes de ce qu’est notre société. Mais je n’ai pas été trop fan de l’histoire. Cela se lit très vite, aucun souci on ne s’ennuie pas et c’est donc bien conduit.
Quant au style, même s’il s’agit d’une traduction, on voit bien que l’auteur a le sens de la formule mais parfois c’est un peu trop au détriment de l’histoire. Je ne l’ai donc pas trouvé exceptionnel, mais je l’ai lu rapidement et je retiens quelques beaux moments de poésie. Je ne lirai peut-être pas de roman du même auteur, mais j’ai tout de même passé un moment plaisant, après pas sûr qu’il m’en reste grand-chose à la fin car les personnages ne sont pas très fouillés, on ne s’attache pas vraiment à eux. 

Un roman qu’il faut lire, un classique, il fait froid dans le dos quand on aime lire, il fait réfléchir aussi, n’est-on pas en train de tomber dans le même piège… A méditer.

Publié dans Non classé

Hygiène de l’assassin

10029_1032958

Amélie Nothomb, on en entend beaucoup parler, mais je n’avais lu aucun de ses romans. J’avais commencé Biographie de la faim, mais j’avais abandonné. Je le trouvais sans intérêt. On m’a conseillé Hygiène de l’assassin, j’ai donc tenté l’expérience. 

Hygiène de l’assassin, c’est l’interview d’un écrivain qui a obtenu le prix Nobel de Littérature et qui malheureusement va mourir dans deux mois d’un cancer. Les journalistes défilent dans son salon pour l’interroger sur sa vie, sa carrière. Mais l’écrivain semble vraiment imbuvable, un personnage très particulier qui rend malade au sens propre comme au sens figuré chacun des journalistes. La dernière, une jeune femme va résister et surtout renverser la situation ou plutôt le croit-on ? 

J’ai beaucoup aimé ce roman, c’est une histoire intéressante et le procédé aussi l’est, cette forme dialoguée est surprenante et change un peu. Je ne fais pas une lecture dans l’ère du temps, c’est un roman ancien, mais vraiment je trouve ça assez innovant quand même. Le personnage est subtilement construit et surtout certaines phrases bien senties sont majestueuses. J’ai beaucoup aimé les diverses références à la littérature, à Hugo, Céline… Des références variées, des réflexions pertinentes. 

Un roman agréable à lire et une vision intéressante de la littérature.