Vernon Subutex – Virginie Despentes

513ikvtptol-_sx210_Vernon Subutex, tome 1, de Virginie Despentes, Le livre de poche, 2016. On en entend beaucoup parler depuis la sortie du troisième tome, je n’avais pas eu l’envie auparavant de me plonger dans ce livre mais les critiques aidant, je me suis lancée. 

C’est l’histoire de Vernon Subutex, ancien disquaire, dont la vie bascule lorsqu’il se fait expulser de chez lui, il ne peut plus se faire aider par son ami chanteur rock, décédé. Ce dernier lui a confié des enregistrements. Que contiennent-ils ? Pourquoi tant de monde s’intéresse-t-il à ce qu’a pu dire Alex Bleach ?

Ces questions se posent mais Virginie Despentes n’y répond pas dans ce tome, finalement peu importe ces enregistrements, d’ailleurs c’est le cadet des soucis de Vernon. On suit plutôt ce personnage dans ses galères, ses aventures amoureuses, ses rencontres avec des personnes qui vont l’aider, lui nuire. Tous ces personnages forment un portrait de la société française. On passe du trader au SDF, du jeune extrémiste à la jeune fille voilée, de la mère de famille à une femme trans… Bref, on passe d’un portrait, d’une histoire à une autre et le lecteur va de surprise en surprise. On pourrait trouver ces personnages saugrenus mais ils sont attachants et tellement justes. 

Donc on le voit bien ce n’est pas l’intrigue qui nous tient, même si elle constitue le fil du roman, mais ce sont ces personnages et celui surtout de Vernon, on peut se demander comment cet homme tombe si bas, on a le sentiment qu’il manque de peu chaque chose qu’il entreprend, il ne réussit rien mais il semble à peu de chose de le faire. Il semble petit à petit dénué de toute volonté. De ce fait, je l’ai trouvé à la fois attachant et tout autant agaçant. L’autre point fort du roman c’est le style de Virginie Despentes, c’est une écriture très fluide mais les mots sont percutants, crus parfois, toujours justes et elle n’hésite pas à aller au bout des idées des personnages, quitte à en être dérangeante pour le lecteur. Pas de faux-semblant, pas de concession pour notre société. Je trouve ce roman très puissant et engagé, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un tel roman. 

A lire pour savourer des personnages étranges, extrêmes et tellement réels, pour avoir un œil critique sur notre société et pour découvrir ce qui va arriver à Vernon Subutex et à ces enregistrements… 

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L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert

41ijyqtkyil-_sx210_L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert, Le Livre de Poche, 2015 est un roman court et léger figurant parmi mes lectures d’été, de l’humour, de la romance, tous les ingrédients pour une lecture pas prise de tête. 

L’histoire c’est celle de femmes vivant dans un immeuble, dont le centre névralgique est l’appartement de la Reine, une ancienne danseuse étoile qui intronise chacune des autres locataires de l’immeuble. Rien ne se fait sans elle, et l’une des conditions pour vivre ici, c’est de ne jamais amener d’hommes. Toutes les autres n’en ont pas l’intention, elles ont toutes été durement blessées par la gent masculine et se méfient d’eux. Toutes, non car Juliette, la dernière arrivée n’aspire qu’à une chose : trouver l’amour, alors petit à petit elle chamboule l’esprit des autres occupantes et chacune se prend à rêver d’amour, d’hommes. 

Peut-on vivre dans un monde sans hommes ? Bien évidemment que non, et la situation vire souvent au cocasse lorsque l’électricien vient ou le plombier , il faut trouver son équivalent féminin. Ce qui est touchant dans ce roman, c’est l’histoire de ces femmes, chacune déçue par les hommes, trompée, ou même adulée, on retrouve tout un panel des raisons pour lesquelles on pourrait renoncer aux hommes car la femme se sent trahie, humiliée. La fin n’est pas surprenante, elle n’est pas complètement positive mais je dirai qu’elle se termine bien tout de même. 

Dans l’écriture, j’ai adoré ces femmes, toutes un peu bizarres, décalées mais l’humour est subtil, il y a la sicilienne au caractère bien trempé, celle qui fait du thé en toute occasion, la professeure de yoga qui règle ses problèmes en faisant le héron, celle qui attend la floraison des bambous, et Juliette, la petite jeune prête à tout pour trouver l’amour, celle dont on connaît le fond de la pensée. Ces petites apartés avec le lecteur sont assez drôles aussi. Cet immeuble exclusivement féminin, exception faite de Jean-Pierre… où résident  des personnages hauts en couleur donne un coup de pep’s. 

A lire pour découvrir une petite romance décalée. 

Continuer – Laurent Mauvignier

Continuer par Mauvignier

Continuer de Laurent Mauvignier aux Editions de Minuit (2016) est un roman que l’on m’a conseillé, quand il a croisé ma route, je l’ai emprunté, lu et autant le dire tout de suite je l’ai trouvé fantastique et bouleversant. 

L’histoire c’est celle de Sybille, une mère de famille, divorcée, dont le fils semble très éloigné de la vie réelle, dans son monde et qui tourne franchement mal. Pleine de courage, elle revend la maison qui lui est chère et part avec son fils effectuer la traversée du Kirghizistan à cheval. Elle espère que ce voyage et cette manière de vivre lui ouvrira les yeux, le transformera et lui permettra d’appréhender pleinement la vie.

L’intérêt de ce roman c’est autant la façon dont va se dérouler le voyage et comment le fils va pouvoir en tirer profit et s’il parviendra à en tirer profit. De ce point de vue, l’intrigue est assez captivante et le lecteur dans l’attente d’un dénouement heureux, mais l’auteur sème ce parcours d’embûches qui laisse le lecteur dans le doute jusqu’à la fin du roman. L’autre clé du roman c’est le retour dans le passé, qu’a fait le fils pour que sa mère prenne une décision aussi extrême ? Qui est cette femme-courage qui choisit de traverser un pays inconnu ? Quel est son passé ? Elle aussi est aussi traumatisée par la vie que son fils, petit à petit on reconstruit le fil de sa vie et on comprend mieux ce qui est en jeu pendant ce voyage. 

L’écriture est magnifique, on passe des pensées de l’un à l’autre des personnages, mais ce n’est pas qu’un échange de point de vue classique, l’un et l’autre dialogue aussi par le regard, ce qu’il imagine de l’autre. De ce fait, le roman est plein de non-dits entre la mère et le fils, cela accentue encore la tension dans le roman. C’est vraiment magnifique, l’auteur nous plonge dans une incertitude complète sur le dénouement, chaque épisode aussi est plein de tension et fait frémir le lecteur. Le lecteur n’est jamais tranquille, ce n’est pas une promenade à cheval mais une véritable aventure, les péripéties ne sont pas seulement des embûches mais chaque personnage fait preuve de résistance l’un envers l’autre et c’est ce parcours qui doit relier la mère et le fils qui est fabuleux et magnifique. 

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, rempli d’émotion. A noter aussi que les paysages semblent fabuleux, une manière de voyager dans un pays qui m’est complètement inconnu. L’auteur donne vraiment à voir ces grands espaces, ce peuple de nomades, et aborde par ailleurs des problématiques sociales plus graves qui sont évoquées dans le roman notamment le racisme et encore bien plus la peur de l’autre, l’étranger. 

A lire pour voyager très loin, pour partager ces moments d’intimité entre une mère et son fils dont le mot d’ordre est Continuer. Rien que le titre est déjà fort.

La maîtresse des épices – Chitra Banerjee Divakaruni

51ywzs5sznl-_sx210_La maîtresse des épices de Chitra Banerjee Divakaruni aux éditions Philippe Picquier Poche (2002) est un roman que j’avais depuis un certain temps dans ma bibliothèque, environ 5 à 6 ans. Je trouvais que l’été était une belle occasion de sortir ce roman aux couleurs du soleil et qui donne envie de voyager. 

L’histoire c’est celle de Tilo, son nom d’emprunt, Tilomata est son nom de maîtresse des épices, rebaptisée, une fois intronisée sur une île aux secrets des épices. Les épices sont magiques et possèdent des pouvoirs que la maîtresse conseille, donne et offre à ceux de sa communauté qui en ont besoin. Elle officie aux Etats-Unis, missionnée pour aider les indiens qui ont des problèmes pour trouver un travail, l’amour, pour prendre confiance en soi, pour avoir du courage, les pouvoirs sont étendus et les possibilités très vastes. Tilo répond à des règles très strictes, cependant elle transgresse les règles qui lui ont été inculquées pour aider les gens qui la touchent et surtout quand elle rencontre pour la première fois l’amour, alors qu’elle doit se consacrer entièrement à sa mission. 

L’histoire je la trouvais très prometteuse, j’avais envie de me laisser embarquer dans cette histoire un peu magique. L’histoire de Tilo est assez extraordinaire et le début m’a beaucoup plu, j’ai aussi été happée par l’histoire des personnes qu’elle aide parfois malgré eux. Mais j’ai été insensible à cette histoire d’amour et à ce qu’elle entraîne comme conséquence sur la maîtresse des épices et surtout sur le monde. Je ne crois pas trop aux forces supérieures des épices qui se vengeraient et consumeraient le monde parce que l’ordre est bouleversé. En fait, j’aime l’idée que les épices auraient des pouvoirs pour aider les gens, ils agiraient comme des talismans, mais à la fin cela prend une dimension trop magique et surnaturelle qui m’a laissée de marbre. 

Je l’ai lu en entier et pourtant je n’hésite pas à abandonner un livre qui m’ennuie, mais à plusieurs reprises j’ai été tentée d’arrêter à dans le même temps j’avais envie de connaître la suite et connaître l’avenir de Tilo et savoir si elle arrivera à sauver les âmes perdues qu’elle essaie de protéger dans sa boutique et si elle aussi réussira à se sortir de sa destinée toute tracée et à des réaliser personnellement. L’autre petite déception, c’est que je m’attendais à partir en Inde, mais finalement l’Inde est en pointillés dans le roman. L’intrigue se déroule aux Etats-Unis, donc on partage la vie de la communauté indienne émigrée, avec des problématiques intéressantes sur l’immigration, la manière dont les hommes sont tiraillés par leurs origines et leur pays d’accueil. Une thématique profonde et intéressante dans le roman. 

Une lecture d’été pour voyager à travers les épices, une mini-excursion en Inde, lecture détente. 

 

 

Avant toi – Jojo Moyes

cvt_avant-toi_4979Avant toi de Jojo Moyes, aux éditions Milady est un roman que j’ai beaucoup vu sur les blogs et réseaux sociaux, les avais étaient très positifs. Je me suis donc lancée dans l’aventure et autant le dire tout de suite je n’ai pas été déçue.

C’est l’histoire d’un homme Will qui semble a tout pour lui, un appartement de rêve, un travail à responsabilités, une fiancée magnifique, une vie trépidante, à peine le temps de souffler. Mais le roman commence sur son accident de la route et le voilà tétraplégique. On le retrouve deux ans plus tard, quand Lou, une jeune femme qui, au contraire, a du mal à se réaliser, ne trouve pas vraiment sa place dans le monde, entre au service de Will pour l’aider et lui tenir compagnie. La vie des deux jeunes gens en est complètement bouleversé, ils vont passer six mois à se découvrir et vivre de défi en défi.

C’est une romance, et une belle romance. Mais je ne l’ai pas trouvée gnan-gnan, enfin pas trop. Parce qu’une romance, à mon avis, évidemment ne peut y couper, mais j’ai trouvé que c’était assez subtile. Et franchement, ce n’est pas gagné quand on veut décrire une histoire entre un homme handicapé et une jeune femme peu sure d’elle, qui commet les pires indélicatesses, mais pleine de vie et tellement authentique. C’est en tout cas comme cela que je la perçois.

S’ajoute à ce fond romantique, cet amour naissant, un thème bien plus dramatique, au-delà de l’handicap qui n’est pas facile à accepter, on parle d’emblée du choix de mourir ou non. C’est là que j’ai trouvé le roman bien construit. Toute la tension est maintenue autour de ce thème, elle monte, elle monte… Et à chaque fois, que la tension est à son maximum, on ne sombre pas dans le pathos, car l’autrice passe à autre chose. Ce roman est donc une espèce de livre aux montagnes russes émotionnelles. On passe facilement de la légèreté, de l’humour de la situation, aux larmes, c’est peut-être un peu fort, mais à une petite émotion triste qui nous parcourt.

J’ai vraiment adoré ce roman. Je le trouve bien construit, une histoire qui vous emporte et qui ne tombe pas dans les clichés du genre. Ce n’est pas un immense coup de cœur, ou le livre du siècle pour moi, mais j’ai passé un moment très agréable avec ce roman, très touchant et je comprends pourquoi il a fait grand bruit sur les blogs.

A lire pour découvrir pour découvrir une histoire émouvante, sensible qui traite à la fois d’amour, de confiance, de la vie et de ce qu’on en fait.

 

Challenge de l’été – Bilan intermédiaire #2

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Saefiel organise pour la 5e année Le challenge de l’été, inscription et règlement du challenge ici. Un groupe Facebook permet de partager ses lectures, son avancée. groupe Facebook

Bilan après deux mois de lectures :
J’ai  lu 14 livres, soit presque la moitié des livres prévus. J’ai ajouté à mon challenge 5 livres (en rouge dans la liste). J’ai donc 26 livres à lire pour cet été, il me reste un bon mois de lecture même si je sais d’emblée que je ne lirai pas tout. 

Je prends beaucoup de plaisir à lire mes lectures prévues pour l’été, je lis à un bon rythme. Le challenge est très motivant. 

Voici ma liste de livres à lire :

  1. L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert
  2. Jules – Didier van Cauwelaert
  3. La mémoire des embruns – Karen Viggers
  4. Le fil des souvenirs – Victoria Hislop
  5. Brasiers – Derek Nikitas
  6. La maîtresse des épices – Chitra Banerjee Divakaruni
  7. La rivière noire – Arnaldur Indriðason
  8. La cité des Jarres – Arnaldur Indriðason
  9. La pelouse de Camomille – Mary Wesley
  10. Pour l’amour d’une île – Armelle Guilcher
  11. L’attente de l’aube – William Boyd
  12. Rien n’est trop beau – Rona Jaffe
  13. La part de l’aube – Eric Marchal
  14. Eté – Mons Kallentoft
  15. Amours – Léonor de Recondo
  16. Le roi n’a pas sommeil – Cécile Coulon
  17. Maman a tort – Michel Bussi
  18. Avant toi – Jojo Moyes
  19. Juste avant le bonheur – Agnès Ledig
  20. Ta deuxième vie commence quand tu comprends que n’es as qu’une – Raphaëlle Giordano
  21. Continuer – Laurent Mauvignier
  22. Vernon Subutex – Virginie Despentes
  23. L’amie prodigieuse – Elena Ferrante
  24. L’amie prodigieuse – Le nouveau nom – Elena Ferrante
  25. Venise n’est pas en Italie – Ivan Calbérac
  26. Croire au merveilleux – Christophe Ono-dit-Biot

 

La mémoire des embruns – Karen Viggers

51w92bv2bkthl-_sx210_La mémoire des embruns de Karen Viggers, Le livre de poche. Je réitère la lecture de cette autrice, après La maison des hautes falaises, que j’avais beaucoup apprécié, j’ai eu plaisir à me replonger dans l’univers de Karen Viggers. 

C’est l’histoire de Mary, une femme âgée, qui sent la fin venir et qui après avoir reçu la visite d’un homme mystérieux revient sur les lieux où elle a vécu. Elle a eu une vie un peu particulière dans un phare avec son mari et ses trois enfants. Suite à une rencontre avec le garde du coin, elle commence à se confier et entre les rêves qu’elle fait, hantée par son passé, on découvre petit à petit sa vie et les épreuves qu’elle a traversée. 

Les personnages sont vraiment intéressants, d’une complexité certaine, Mary est tiraillée toute sa vie, sa jeunesse contrariée et sa vie rangée de femme mariée, la volonté de révéler un secret et la volonté de le taire par respect. Dans cette histoire, elle n’est pas seule, car évidemment le secret qu’elle garde, atteint ses enfants, inquiets par cette retraite sur une île, à son âge, alors qu’elle devrait avoir une aide médicalisée. L’autre personnage important c’est son fils, qui a du mal à construire une vie banale, après une expédition en antarctique qui le marque à jamais. Un homme solitaire, peu sûr de lui, il a beaucoup de mal à trouver l’amour et sa vie ne semble que remise en question jusqu’à ce qu’enfin, il réalise ce qui est le plus important pour lui. 

C’est un roman dans lequel on se laisse facilement embarquer, l’ambiance est absolument fantastique, le phare, les embruns, le vent, on s’y croirait presque. Tout semble propice à une vie secrète, retirée sur une île, loin de tout. Ce roman m’a rappelé la lecture de Une vie entre deux océans, que j’avais beaucoup apprécié également, beaucoup plus dramatique que La mémoire des embruns, mais on retrouve cette ambiance feutrée, cette vie isolée dans le phare qui pousse à taire les secrets, propice à une vie particulière. 

Au niveau du style, c’est assez classique, une alternance des points de vue entre les différents personnages. Rien de bien révolutionnaire, mais le tout fonctionne merveilleusement bien et je l’ai vraiment lu avec plaisir et avec cette petite pointe de mystère sur le secret de famille qui se révèle au fur et à mesure.

A lire pour découvrir une île et des personnages authentiques, remplis de contradictions et une histoire familiale particulière. 

 

 

 

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano

cvt_ta-deuxieme-vie-commence-quand-tu-comprends-que-tu_1276L’histoire c’est celle d’une femme qui n’est pas loin du burn-out lorsque sa voiture tombe en panne, qu’elle rencontre un couple charmant qui la réconforte. Elle prend alors conscience de sa vie qui prend un tour qui lui déplaît où elle a l’impression de s’éloigner de ceux qu’elle aime.

La rencontre qu’elle fait est déterminante car l’homme lui révèle être « routinologue » et lui propose de prendre sa vie en main. Etape par étape elle va se débarrasser de ce tout ce qui lui nuit, ce qui l’empêche d’être simplement heureuse.

Ce livre est vraiment à mi-chemin entre le roman et le livre de développement personnel. L’histoire n’est qu’un prétexte, un support pour présenter des méthodes pour se fixer des objectifs, pour résoudre des conflits. Bref chaque chapitre, comporte un nouveau conseil, une nouvelle habitude à adopter. Et petit à petit changer sa vie, le personnage principal se métamorphose à grands pas devant nos yeux, un peu trop beau pour être vrai… Mais ce n’est qu’un roman.

Mon avis personnel, c’est qu’il ne faut pas lire ce livre pour l’histoire, car elle est assez banale, les personnages principaux n’ont pas de spécificités propres, ils correspondent plutôt à ce que j’appellerai des types : la femme mariée qui s’ennuie, le mari pépère qui se laisse vivre, l’enfant un peu hyperactif qui ne demande qu’à jouer… Le but étant je pense que tout le monde puisse se retrouver dans ces personnages. Il s’agit plutôt de dépeindre la société contemporaine et de remettre en cause notre manière de vivre.

Au lieu de lire un livre de développement personnel pur, on a donc une petite mise en scène mais au final cela revient au même. J’avais lu beaucoup de critiques positives sur ce roman, de plus il est très populaire. Mais sincèrement, il ne m’a pas touchée. Il est rempli de conseils, pourquoi pas ? Certains conseils sont intéressants mais de là à révolutionner mon regard sur la vie. Le roman ne m’a pas bouleversée. Je l’ai lu assez rapidement, avec plaisir car j’ai trouvé la lecture légère, idéale pour l’été sur la plage. Je ne suis pas très livre de développement personnel, car cela m’agace un peu cette manière de vous dire comment vivre plus heureux, un véritable engouement auquel je n’adhère pas vraiment, en terme de littérature, j’entends. Chacun peut y trouver son compte, mais je pense qu’il ne faut pas trop en attendre non plus, cela dépendra vraiment de chacun, de sa sensibilité au développement personnel. Je ne recherche pas cela dans un roman, je cherche à m’évader, j’ai eu l’occasion de lire ce roman, ce fut une découverte intéressante mais je ne me lancerai pas dans l’autre roman de l’auteure.

Donc un roman optimiste, à lire pour se détendre, glaner quelques conseils, pour préparer la rentrée peut-être. Sans prise de tête.

 

Maman a tort – Michel Bussi

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L’histoire : Malone un petit garçon de trois ans et demi, plutôt avancé pour son âge, révèle au psychologue scolaire que sa mère n’est pas sa vraie mère. Son histoire semble assez abracadabrante, personne ne semble le croire sauf ce psychologue qui recherche de l’aide auprès de la commandante Marianne Augresse. Cette dernière est empêtrée dans une affaire de braquage qu’elle n’arrive pas à clore tant que le suspect principal est en cavale. Elle va cependant écouter l’histoire de ce psychologue et effectuer des recherches très superficielles au début, jusqu’à ce que tout s’enchaîne et les événements prennent un tour plus dramatiques.

J’ai adoré cette histoire, elle commence sur un mystère qui ne fait que s’épaissir, c’est là tout le talent de Michel Bussi, il nous fait tourner les pages afin d’en découvrir plus et à chaque fois on a envie d’en savoir plus car l’auteur nous laisse toujours sur notre faim, sur un indice qui donne envie d’aller plus loin. Une lecture très divertissante, très prenante. Plus le roman avance moins on a envie de le lâcher.

J’ai déjà lu Les Nymphéas noirs, Un avion sans elle, Mourir en Seine de l’auteur et j’ai retrouvé ce que l’apprécie beaucoup dans ses romans, c’est que tout est lié, rien n’est laissé au hasard, les éléments histoires sont reliées d’une manière entre elles assez inattendues. Car connaissant l’auteur, on attend évident le piège, on le renifle mais on se fait berner comme les personnages du roman. C’est ce que j’apprécie dans ce roman, cette manière de nous balader tout au long de l’histoire. Mon petit moins, c’est l’épilogue, je l’ai trouvé un peu trop gros, les caractères des personnages sont parfois un peu trop grossiers, c’est souvent la caractéristique des policiers, ils ont plus ou moins toujours les mêmes défauts, les inadaptés de l’amour et je trouve qu’en l’occurrence, cela n’apporte pas grand-chose, je ne dirai pas que c’est inutile car le désir d’enfant de la commandante correspond à la thématique du roman, en tout cas c’est ce qui m’a le moins intéressé.

A lire pour embarquer dans une enquête sur les chapeaux de roue.

Brasiers – Derek Nikitas

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Brasiers de Derek Nikitas, c’est l’histoire d’une jeune fille Lou qui assiste à la mort violente de son père sur un parking. Une mort aussi violente qu’inattendue, une enquête s’ouvre alors et un contre la montre aussi car c’est un tourbillon infernal dans lequel va tomber Lou. Son seul secours, c’est l’enquêtrice Greta qui va pouvoir l’aider et la sauver.

C’est un roman très noir, on va de rebondissements en révélations, les portraits se croisent, plus Lou apprend sur la mort de son père, plus sa vie devient un véritable enfer. Cela devient même insoutenable. C’est un roman très noir comme je n’en ai pas lu depuis longtemps. Mais ce n’est pas forcément ce qui rend le roman attrayant, car certains aspects m’ont un peu déplu. En effet quelques petites touches mystérieuses, fantastiques essaiment le roman pour guider Lou dans sa découverte de la vérité mais cela rend le tout un peu invraisemblable. De même lorsque Lou est myope, sans ses lunettes et semble voir tout de même par quelques fulgurances que je n’ai pas trouvées du tout éclairantes mais plutôt agaçantes.

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas lu de thriller, je l’ai plutôt apprécié mais je l’ai lu avec des interruptions importantes. Je n’ai pas trouvé ce que je cherchais dans un thriller, c’est-à-dire un roman qu’on ne lâche pas. A mon goût certains éléments me semblent surréalistes, d’autres aspects m’on plu car au moins l’auteur ne fait pas dans la demi-mesure, c’est donc un roman assez dur. La mort, le sang et les blessures sont au rendez-vous, il faut avoir le cœur bien accroché.

C’est une lecture que j’ai faite il y a un mois, je ne suis pas très bavarde sur ce roman car finalement il ne m’a autant apporté à part le plaisir de la lecture sur le moment, je n’en retiens que peu de choses.

Une lecture en demi-teinte pour ce roman, mais pour les amateurs de thriller, à lire pour frissonner.